Editorial Principal

Le temps ordinaire ou la sainteté du quotidien

Le temps ordinaire ou la sainteté du quotidien 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

AprĂšs avoir fĂȘtĂ© le baptĂȘme du Seigneur dimanche dernier, nous sommes entrĂ©s dans la premiĂšre pĂ©riode de ce que les livres liturgiques français appellent le « temps ordinaire » – le latin parle de « tempus per annum », c’est-Ă -dire le temps au long de l’annĂ©e. Nous vivrons ce temps ordinaire jusqu’au CarĂȘme puis du lendemain de la PentecĂŽte jusqu’au 1er dimanche de l’Avent.
Loin d’ĂȘtre un temps « bouche-trou » – il aurait bien fallu trouver un nom Ă  « ce qui n’est pas » : n’est pas l’Avent ni le CarĂȘme, n’est pas le temps de NoĂ«l ni de PĂąques – loin Ă©galement d’ĂȘtre un temps « banal » (ce que pourrait laisser croire le terme ordinaire), ce temps nous est donnĂ© pour sanctifier notre quotidien. Dieu agit dans chaque seconde qui passe du temps qu’Il nous donne de vivre et nous sommes appelĂ©s Ă  sanctifier chaque instant. Nous avons besoin de temps de grĂąces (NoĂ«l, PĂąques) pour habiter par la suite l’ordinaire comme dans notre vie chrĂ©tienne, nous avons besoin d’évĂšnements qui font grandir notre foi (pĂšlerinages, retraites, temps forts) pour chercher Dieu dans le quotidien de notre vie.
En retrouvant la couleur verte, choisissons de faire de l’ordinaire de notre vie le temps bĂ©ni de notre sanctification. Soyons certains que Dieu nous veut lĂ  oĂč nous sommes (dans notre famille, dans notre travail, dans notre paroisse) sans fuir, mais en habitant le temps qui s’écoule de sa prĂ©sence aimante. Saint JosĂ© Maria Escriva, souvent surnommĂ© « le saint de l’ordinaire », exhortait Ă  se battre contre « la mystique du  » si   » ». « Ah ! si je ne m’étais pas mariĂ©, ah ! si je n’avais pas cette profession ». Tenez-vous-en Ă  la rĂ©alitĂ© la plus matĂ©rielle et la plus immĂ©diate, car c’est lĂ  que se trouve le Seigneur. Demandons-lui son intercession et, pourquoi pas, lisons ses enseignements pour entrer avec enthousiasme dans le temps ordinaire et pour rechoisir la vie que le Seigneur nous donne de vivre. « Il n’y a pas d’autre chemin, mes enfants : ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne Le trouverons jamais » disait-il.
Soyons-en convaincus : comme une plante verte qui croĂźt lentement, la grĂące viendra au secours de notre faiblesse humaine pour faire de notre vie, aussi banale soit-elle, une merveille habitĂ©e de la prĂ©sence de Dieu. « Veux-tu vraiment ĂȘtre saint ? s’enquiert saint JosĂ© Maria. Remplis le petit devoir de chaque instant : fais ce que tu dois et sois Ă  ce que tu fais. »
Don Raphaël SIMONNEAUX

L’exemplaritĂ© du Christ dans le baptĂȘme

L’exemplaritĂ© du Christ dans le baptĂȘme 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le baptĂȘme de JĂ©sus est un Ă©vĂšnement bouleversant de l’évangile. Saint Mathieu nous raconte que, parmi la foule venue Ă  Jean au bord du Jourdain, se tient JĂ©sus, le Fils bien-aimĂ© du PĂšre. Lui, le Saint de Dieu, se mĂȘle aux pĂ©cheurs, entre dans les eaux comme l’un d’eux. À cet instant prĂ©cis, tout bascule : le ciel s’ouvre, l’Esprit descend comme une colombe et une voix proclame : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie. » Ce moment d’humilitĂ© devient une thĂ©ophanie, une rĂ©vĂ©lation du Dieu trinitaire.
JĂ©sus n’avait pas besoin d’ĂȘtre purifié ; c’est lui qui purifie. Mais en acceptant de plonger dans les eaux du Jourdain, il rejoint pleinement notre humanitĂ© blessĂ©e. Ce geste inaugure sa mission : venir non pour ĂȘtre servi, mais pour servir, pour partager en tout la condition des hommes et la conduire vers le PĂšre. DĂ©jĂ , il se fait solidaire des pĂ©cheurs ; dĂ©jĂ , il prend sur lui le poids du monde. Le baptĂȘme est son premier pas vers la croix, mais aussi le premier signe d’un amour plus grand que nos fautes.
L’Esprit qui descend sur lui consacre sa mission. Ce mĂȘme Esprit nous est donnĂ© Ă  notre baptĂȘme. Nous aussi, nous avons entendu cette parole silencieuse : « Tu es mon enfant bien-aimĂ©. » C’est pourquoi la fĂȘte du BaptĂȘme du Seigneur vient chaque annĂ©e rĂ©veiller notre identitĂ© profonde. Être baptisĂ©, ce n’est pas qu’appartenir Ă  une institution, c’est vivre de cette relation d’amour qui nous fait fils et filles de Dieu.
Cette fĂȘte nous rappelle que le baptĂȘme ne nous relie pas seulement Ă  Dieu, mais aussi les uns aux autres. En entrant dans l’eau, nous devenons membres d’une mĂȘme famille, porteurs d’une mĂȘme espĂ©rance. L’Église n’est pas une addition d’individus, mais un peuple façonnĂ© par l’Esprit Saint, appelĂ© Ă  reflĂ©ter le visage du Christ. En Ă©tant baptisĂ©, nous apprenons Ă  vivre en frĂšres, Ă  nous soutenir, Ă  pardonner
 Chacun de nous est un maillon de cette chaĂźne vivante qu’est le Corps du Christ.
En contemplant JĂ©sus au Jourdain, nous entendons un appel : redĂ©couvrir notre baptĂȘme comme une source vivante. Dieu a mis en nous son sceau et attend que nous rayonnions dans le monde, le portant Ă  tous. L’Esprit nous renouvelle et nous donne la joie d’ĂȘtre aimĂ©s et envoyĂ©s. Car le baptĂȘme n’est pas un souvenir, c’est un commencement qui dure toujours.
Don Bruno de LISLE

Comme un itinéraire spirituel

Comme un itinéraire spirituel 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

C’était en 1971, Sheila chantait « Comme les Rois Mages en GalilĂ©e suivaient l’étoile du berger » etc

On passera sur le fait que les Mages sont arrivĂ©s en JudĂ©e, Ă  BethlĂ©em
 Mais il fallait pour notre chanteuse de l’O.R.T.F un certain nombre de pieds pour avoir « la rime ». En revanche, Saint Matthieu dans son Evangile parle de : Mages, non de Rois Mages, c’est la liturgie qui a ajoutĂ© cette royautĂ©. En effet, cette venue Ă  la crĂšche croisait le psaume 71 insĂ©rĂ© dans la messe du jour : « Les rois (
) apporteront des prĂ©sents (
) ils feront leur offrande ; tous les rois se prosterneront devant Lui. » Mais revenons au texte de Saint Matthieu : JĂ©sus Ă©tant nĂ© en JudĂ©e, il est entourĂ© des descendants des HĂ©breux, hĂ©ritiers des promesses qui parlaient de Lui : Marie, Joseph et puis les bergers avertis par l’Ange du Seigneur. Voici qu’arrivent des non juifs. Matthieu nous dit « des Mages venus d’Orient. » Le TrĂšs haut leur a envoyĂ© une Ă©toile qu’ils ont suivie. Qui Ă©taient ces Mages ? Des gens qui, dans leur pays, devaient avoir un rĂŽle comparable Ă  celui que tenaient en GrĂšce, par exemple, Ă  la mĂȘme Ă©poque, les philosophes, les « chercheurs de sens », des sages.
A eux aussi le TrĂšs-Haut annonce la Bonne Nouvelle. On pense au dĂ©but de l’Evangile de Saint Jean. Dans le Prologue l’évangĂ©liste dit :
« Le Verbe était la vraie LumiÚre qui éclaire tout homme en venant dans ce monde ».
VoilĂ  les Mages Ă  JĂ©rusalem, ils s’adressent Ă  l’autoritĂ© locale, HĂ©rode intermĂ©diaire entre le prĂ©fet de JudĂ©e et TibĂšre Ă  Rome. Ce roitelet s’empresse de consulter, dit Matthieu, les chefs des prĂȘtres et les scribes. VoilĂ  les Mages au contact de la Parole, c’est une deuxiĂšme Ă©tape de cet « itinĂ©raire » des Mages vers JĂ©sus, et cette Ă©tape est dĂ©cisive. Elle est RĂ©vĂ©lation et aussi Alliance et ce fut une joie pour les Mages
. Mais une « inquiĂ©tude » pour HĂ©rode
 Les Mages avaient demandĂ© « oĂč est le Roi des Juifs qui vient de naĂźtre ? » Les prĂȘtres, les scribes rĂ©pondent Ă  HĂ©rode « Ă  BethlĂ©em car le prophĂšte a dit : « de BethlĂ©em sortira un chef, le berger d’IsraĂ«l mon peuple. »
Les mages reprennent leur chemin, toujours guidĂ©s par l’étoile, ils sont bientĂŽt devant l’Enfant Dieu, ils se prosternent avec grande joie. C’est la troisiĂšme Ă©tape, c’est celle de la Foi. En effet en 2005, aux JMJ de Cologne, BenoĂźt XVI avait dit : « Seule la Foi avait permis aux Mages de reconnaĂźtre sous les traits de cet enfant le Roi qu’ils cherchaient, Dieu vers lequel l’étoile les avait guidĂ©s. Cette Foi, don de Dieu Ă  notre baptĂȘme qui nous donne de voir les rĂ©alitĂ©s divines
au-delĂ  de l’apparence premiĂšre des choses ! Pensons Ă  nos « frĂšres en humanitĂ©  » qui n’ont pas la foi « qu’ils ouvrent les portes de leur libertĂ© Ă  son Amour misĂ©ricordieux » (BenoĂźt XVI Ă  Cologne).
DerniĂšre Ă©tape pour les Mages : « Ils repartirent par un autre chemin  » car l’Ange les avait avertis des mauvaises intentions d’HĂ©rode. Ce n’est pas seulement l’indication d’un fait, une modification de trajet : il semble que l’on puisse y voir ceci : quand on a rencontrĂ© Dieu, quand Dieu a croisĂ© notre route, notre vie, nos vies changent totalement !
Don Jean-Marcel VEAU

L’Amour de Dieu dans le regard d’un bĂ©bĂ©

L’Amour de Dieu dans le regard d’un bĂ©bĂ© 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Petit Enfant JĂ©sus descendu du ciel pour venir nous trouver, Tu es l’Amour. Petit Enfant JĂ©sus Tu es Dieu, mais un Dieu si grand qu’aucune ingratitude des hommes ne t’a jamais lassĂ©, tellement tu es Ă©pris d’Amour pour ta crĂ©ature. Dans le Conseil de la TrinitĂ© Sainte vous avez dĂ©cidĂ© de venir sauver l’homme, tellement vous l’aimez. Toi le Dieu si grand tu es tellement plein d’amour que tu t’es fait ce petit. Saint Pierre Chrysologue (V° s.) disait :
« Dieu que le monde ne peut contenir, comment le regard humain, si Ă©troit, pouvait-il le saisir ? Mais le code de l’amour ne considĂšre pas ce que celui-ci peut ĂȘtre, ce qu’il doit et ce qu’il peut faire. L’amour ignore le jugement, il manque de raison, il ignore la mesure. L’amour ne se laisse pas arrĂȘter par l’impossibilitĂ© », il passe la difficultĂ©, il rejoint son but : et le voici dans la crĂšche, avec un visage humain.
Petit Enfant JĂ©sus, tu connais le cƓur de chacun de ceux qui fĂȘtent NoĂ«l, le cƓur plus ou moins rempli de bons sentiments. Petit Enfant JĂ©sus, que tous te dĂ©couvrent comme l’Amour, et que ton CƓur ne saigne pas trop d’en voir tant qui ne te connaissent pas ou qui ont des idĂ©es bizarres sur Toi, ou qui te connaissent si peu qu’ils t’en veulent parce ce monde est dur et qu’ils t’en rendent responsable.
Oui, combien de malheurs Seigneur ? Deuils, maladies, divisions, dĂ©chirures dans les familles
 Combien de cris, de pleurs, de gĂ©missements et de plaintes ? « Moi ch’crois plus en Dieu parce que mon pĂšre est parti en me laissant tomber ». C’est pourtant bien JĂ©sus Dieu qui est lĂ  dans la crĂšche pour toi aussi. Viens lui faire tes reproches, mais laisse-toi aimer quand mĂȘme et prends JĂ©sus dans tes bras : il va guĂ©rir ta dĂ©chirure.
JĂ©sus, Tu es l’Amour, tu ne peux pas t’imposer par la force, et mĂȘme s’il y a plusieurs religions sur la terre, Tu es bien le Dieu qui se fait notre frĂšre pour nous apprendre que nous sommes tous fils du mĂȘme PĂšre en Ton Nom. Il n’y a qu’un seul Dieu et tous les hommes peuvent devenir vraiment frĂšres en arrivant Ă  accueillir l’Amour de Dieu manifestĂ© dans le regard innocent et vulnĂ©rable de cet enfant qui Ă©tait nĂ© avant les siĂšcles du sein du PĂšre Ă©ternel et qui est nĂ© il y a 2000 ans dans cette Ă©table de BethlĂ©em.
Ô JĂ©sus, que tous les hommes sachent, mĂȘme ceux qui n’ont pas rĂ©ussi Ă  te connaĂźtre sur terre que, s’ils sont restĂ©s bons en respectant leur conscience, ils iront te rejoindre un jour pour fĂȘter ton amour au Ciel, car toi, petit JĂ©sus, Tu es aussi le Roi du Ciel, le Roi d’Amour pour tous les cƓurs oĂč tu auras trouvĂ© de l’Amour, et ceci Ă  travers tous les siĂšcles, tous les peuples, toutes les races et toutes les religions, comme tu le montreras au Jugement dernier (Mt 25,31-46), oĂč Tu seras Roi et Centre de tous les cƓurs qui ont aimĂ© en vĂ©ritĂ©.
Ô JĂ©sus, que ceux qui portent ton Nom, les ChrĂ©tiens, prennent davantage feu au feu de Ton Amour en s’apercevant mieux de l’extraordinaire privilĂšge qu’ils ont Ă  te connaĂźtre et Ă  avoir accĂšs direct et immĂ©diat auprĂšs du PĂšre Ă©ternel (cf Eph 2,18), dĂšs cette terre et dĂšs aprĂšs leur mort, parce qu’ils auront Ă©tĂ© baptisĂ©s en ton Nom et qu’ils se seront vĂ©ritablement mis Ă  l’écoute de ton Ă©vangile qui est la vraie lumiĂšre pour la conscience de tout homme.
Et depuis 2000 ans, les simples comprennent ce langage de l’Amour
(Ps 118,130). Ils dĂ©visagent l’Amour de Dieu manifestĂ© dans le regard d’un bĂ©bĂ©, puis plus tard manifestĂ© dans le regard Ă©teint mais calme et puissant du Saint-Suaire de Turin, car ce bĂ©bĂ© devenu grand a donnĂ© sa vie par amour sur une croix et il vient nous redire ce soir (Ap 1,18) : « Je fus mort, mais voici, vivant, JE SUIS, pour les siĂšcles des siĂšcles. » Amen !

Don Laurent LARROQUE

Jésus-Christ

Jésus-Christ 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Au commencement de l’évangile, Saint Matthieu nous donne une gĂ©nĂ©alogie descendante de JĂ©sus. Pour un lecteur moderne, c’est un peu fastidieux, mais du temps de JĂ©sus et en Orient, c’est un peu comme dĂ©cliner son identitĂ© ou avoir un Ă©tat civil. Cela donne une existence sociale dans un contexte historique. C’est aussi une maniĂšre de revendiquer l’hĂ©ritage de tel ou tel ancĂȘtre. Ici, on remonte Ă  Abraham le PĂšre des croyants, le premier Ă  qui Dieu fait une promesse au chĂȘne de MambrĂ©. Et Ă  David, Ă  qui Dieu avait promis que dans sa descendance naitrait le Messie, l’oint du Seigneur.
L’ascendance de JĂ©sus Ă©pouse bien les grandes Ă©tapes de l’histoire biblique, il est bien celui annoncĂ© et promis et non une gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e, catapultĂ©e dans l’histoire sans lien avec l’alliance sainte. Ce messie annoncĂ© vient enfin, il accomplit tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit de lui.
John Barton Payne, a trouvĂ© jusqu’Ă  574 versets dans l’Ancien Testament qui, d’une maniĂšre ou d’une autre, pointent vers le Messie Ă  venir, le dĂ©crivent ou y font rĂ©fĂ©rence. Alfred Edersheim a trouvĂ© 456 versets de l’Ancien Testament faisant rĂ©fĂ©rence au Messie ou Ă  son Ă©poque. Selon une estimation basse, nous pouvons affirmer que JĂ©sus accomplit au moins 300 prophĂ©ties au cours de son ministĂšre terrestre. Rien que le Psaume 22 semble ĂȘtre une description du jour de sa Passion sur la croix. Du temps de JĂ©sus, l’effervescence est lĂ , le peuple attend comme dans un grand Avent, cette venue annoncĂ©e.
L’ange annonce ensuite, dans un songe Ă  Joseph, le nom de cet enfant  : « Tu lui donneras le nom de JĂ©sus (c’est-Ă -dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses pĂ©chĂ©s. » Depuis le premier pĂ©chĂ© de nos parents, l’homme attendait un sauveur. Si nous pouvons nous entraider ici-bas, il y a au moins trois choses -nous enseigne le catĂ©chisme- dont seul Dieu peut nous sauver : du diable, du pĂ©chĂ© et de la mort. Son nom dit son identitĂ© et sa mission.
Saint Matthieu ajoute « Christ » Ă  cĂŽtĂ© du nom de JĂ©sus. Christ (en grec), messie (en hĂ©breu), oint (en français) veulent dire la mĂȘme chose. C’est un titre qui dit une dignitĂ© royale et sacerdotale. Les prĂȘtres et les rois recevaient une onction d’huile sainte pour la mission qui leur Ă©tait confiĂ©e d’en haut. Cela prĂ©figurait aussi l’onction le vrai roi prĂȘtre qui doit venir dans le monde. (Ps 44.8).
Saint BĂšde le VĂ©nĂ©rable dit avec concision : « Du fait qu’il est Sauveur, le Christ peut nous sauver de nos pĂ©chĂ©s ; du fait qu’il est PrĂȘtre, il peut nous rĂ©concilier avec Dieu le PĂšre ; du fait qu’il est Roi, qu’il daigne nous donner le royaume Ă©ternel de son PĂšre »
Il est venu chez les siens, le Sauveur, l’oint de Dieu. Saurons-nous l’accueillir et par là le laisser nous sauver ?

Don Marc-Antoine CROIZE-POURCELET

Laissons-nous attirer Ă  Lui

Laissons-nous attirer Ă  Lui 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« PrĂ©parez les chemins du Seigneur ». La premiĂšre partie de l’Avent est rythmĂ©e par cette invitation Ă  disposer nos cƓurs pour que rien ne fasse obstacle en nous Ă  la venue du Seigneur.
Faire obstacle Ă  la venue du Seigneur ? Qui pourrait sĂ©rieusement prĂ©tendre faire obstacle Ă  l’action toute puissante de celui qui veut nous sauver ? Quel pĂ©chĂ© serait assez important pour stĂ©riliser l’action de Celui qui est la vie-mĂȘme ? Quel obstacle empĂȘcherait Celui qui est lui-mĂȘme le chemin de s’en frayer un jusqu’à nos cƓurs ? SĂ»rement pas nos pĂ©chĂ©s du quotidien, ceux qui font de notre vie un patient et endurant combat spirituel.
Au fond, le seul moyen d’empĂȘcher le Seigneur de venir, est de ne pas l’aimer. En nous privant d’amour, nous nous privons de Dieu.
Peut-ĂȘtre est-ce prĂ©cisĂ©ment-lĂ  la grande prĂ©paration de cet Avent ! Nous tourner vers Dieu avec un dĂ©sir amoureux renouvelĂ©, capable de prĂ©parer notre embrasement d’amour Ă  NoĂ«l. En nous y attelant, nous prĂ©parons non seulement NoĂ«l, mais nous renouvelons en profondeur notre vie spirituelle et notre vie chrĂ©tienne tout entiĂšre.
Cet amour naissant, sous forme de dĂ©sir, cette prĂ©paration Ă  un grand amour, nous pouvons le percevoir dans la question pleine de dĂ©sir posĂ©e Ă  Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?» Celui qui attend dĂ©sire et commence Ă  aimer, s’il n’aimait pas il relĂącherait son attente ? Pourtant son amour n’est que la pierre d’attente de l’amour qui le saisira en prĂ©sence de Celui qui doit venir !
Cet amour naissant, nous le dĂ©couvrons en accueillant ces frĂšres et sƓurs qui sont les trĂ©sors de notre Eglise : les catĂ©chumĂšnes. Quelque chose qu’ils ont souvent du mal Ă  dĂ©crire les a poussĂ©s vers l’Eglise. Nous les accueillons pleins de dĂ©sir, assoiffĂ©s de connaissance de Dieu, tout dĂ©sireux d’ĂȘtre conduits au cƓur de l’amour, vers JĂ©sus lui-mĂȘme.
A la suite des disciples de Jean, en communion avec les catĂ©chumĂšnes qui nous entrainent dans leur quĂȘte de Dieu, demandons la grĂące de nous laisser attirer par l’amour de Dieu, de ne plus y rĂ©sister et prĂ©parons-nous Ă  nouveau Ă  brĂ»ler d’amour ! PrĂȘts ?
Don Guillaume PLANTY

Qu’ils soient un !

Qu’ils soient un ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« C’est une coĂŻncidence providentielle que, en cette AnnĂ©e Sainte consacrĂ©e Ă  notre espĂ©rance qui est le Christ, nous cĂ©lĂ©brions Ă©galement le 1700Ăšme anniversaire du premier Concile ƓcumĂ©nique de NicĂ©e, qui proclama en 325 la profession de foi en JĂ©sus-Christ, Fils de Dieu. C’est lĂ  le cƓur de la foi chrĂ©tienne. » (LĂ©on XIV, In unitate fidei)
Le Saint-PĂšre, juste avant de se rendre en Turquie et au Liban pour son premier voyage apostolique, nous a laissĂ© cette trĂšs belle lettre Ă  l’occasion du 1700Ăšme anniversaire du Concile de NicĂ©e.
En 313, avec l’édit de Milan, la tolĂ©rance Ă©tait accordĂ©e dans l’Empire au culte chrĂ©tien, grand soulagement aprĂšs plusieurs siĂšcles de persĂ©cutions. Mais le danger est vite venu au sein mĂȘme de l’Église par des divisions internes avec ceux qui falsifiaient la vraie foi reçue des ApĂŽtres. C’est le cas notamment de la doctrine d’Arius, un prĂȘtre qui refusait la divinitĂ© du Christ. C’est pourquoi l’empereur Constantin dĂ©cida de rassembler les Ă©vĂȘques d’Orient et d’Occident en 325 qui proclamĂšrent ensemble le Credo que nous chantons ou disons chaque dimanche. L’anniversaire est pour nous l’occasion de l’approfondir : mieux connaĂźtre notre foi pour mieux aimer JĂ©sus.
Voici en particulier un point trĂšs important de ce Credo que nous avons redĂ©couvert il y a quelques temps grĂące Ă  la nouvelle traduction plus fidĂšle au grec et au latin : le fameux mot « consubstantiel ». Voici comment l’explique le Pape :
« Les PĂšres ont confessĂ© que JĂ©sus est le Fils de Dieu en tant qu’il est « de la substance (ousia) du PĂšre [
] engendrĂ©, non pas créé, de la mĂȘme substance ( homooĂșsios) que le PĂšre ». Cette dĂ©finition rejetait radicalement la thĂšse d’Arius. [3] Pour exprimer la vĂ©ritĂ© de la foi, le Concile utilisa deux mots, « substance » ( ousia) et « de la mĂȘme substance » ( homooĂșsios), qui ne se trouvent pas dans l’Écriture. » (LĂ©on XIV, ibid.).
Sur les décombres de Nicée, le Pape a déclaré conjointement avec le Patriarche Barholomée Ier leur attachement commun à la foi vécue depuis 1700 ans en Orient et en Occident :
« Nous devons Ă©galement reconnaĂźtre que ce qui nous unit, c’est la foi exprimĂ©e dans le Credo de NicĂ©e. Il s’agit de la foi salvatrice en la personne du Fils de Dieu, vrai Dieu nĂ© du vrai Dieu, homoousios avec le PĂšre, qui pour nous et pour notre salut a pris chair et a habitĂ© parmi nous, a Ă©tĂ© crucifiĂ©, est mort et a Ă©tĂ© enseveli, est ressuscitĂ© le troisiĂšme jour, est montĂ© au ciel et reviendra pour juger les vivants et les morts » (dĂ©claration commune, 29 novembre 2025).
Cherchons toujours davantage Ă  approfondir notre foi et prions pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens. Que l’intention de l’unitĂ©, si chĂšre Ă  notre pape, soit la nĂŽtre pendant ce temps de l’Avent.

Don Raphaël SIMONNEAUX

Tenez-vous prĂȘts

Tenez-vous prĂȘts 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Nous voilĂ  entrĂ©s en Avent. Une nouvelle annĂ©e liturgique commence et comme tout commencement, nous recevons des grĂąces pour grandir dans la foi. L’église nous invite particuliĂšrement Ă  considĂ©rer cette premiĂšre semaine d’Avent comme un nouveau dĂ©part. C’est pourquoi l’évangile de ce jour se veut alarmant : « Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissĂ©. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissĂ©e. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. » (Matthieu 24, 40-44). N’ayons pas en tĂȘte que Dieu serait mauvais et aurait un projet tout Ă  fait fataliste pour chacun d’entre nous. Le Christ employant ces mots cherche avant tout Ă  nous rĂ©veiller afin que nous sortions de notre torpeur. En effet, les annĂ©es se suivent et se ressemblent. Le confort de nos vies peut nous empĂȘcher de rechercher la saintetĂ©. Le temps de l’Avent est un mois bĂ©ni qui veut nous rĂ©veiller afin de prĂ©parer comme il se doit la mĂ©moire de la venue de Notre Seigneur « dans la chair ». Et il faut ĂȘtre en Ă©veil, car ce mystĂšre de NoĂ«l est immense. Certainement que les cadeaux et les dĂ©corations nous font du bien, et ce sont de bonnes traditions, mais elles ne doivent pas nous cacher cette rĂ©alitĂ© extraordinaire de l’incarnation : Dieu qui est infini devient fini. Il s’abaisse pour venir nous sauver de la mort. MĂȘme si nous avons dĂ©jĂ  entendu l’histoire et que nous savons comment Dieu nous a sauvĂ©s, on ne peut pas dire que cet Ă©vĂšnement soit banal.
Afin de rester en Ă©veil durant ces quatre dimanches de l’Avent, nous mĂ©diterons la figure de saint Jean-Baptiste, homme peu banal Ă©galement par sa vie et son tempĂ©rament de feu, rappelant celui d’Elie, le prophĂšte. Nous mĂ©diterons Ă©galement la figure de la Vierge Marie qui a attendu plus que quiconque la venue de ce Messie qu’elle a portĂ© en son sein.
Pour rester en Ă©veil, nous pouvons choisir plusieurs rĂ©solutions dans notre vie de priĂšre, le but Ă©tant de changer nos habitudes pour marquer notre attention. Soyons rĂ©guliers dans ces rĂ©solutions et tenons-les jusqu’à NoĂ«l, oĂč le Christ nous fera vivre d’une maniĂšre inhabituelle le jour bĂ©ni de sa naissance dans notre monde.
Don Bruno de LISLE

Le Christ Roi

Le Christ Roi 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Mais qu’est-ce que le dimanche ? Comment vivons-nous notre dimanche durant l’annĂ©e ?
Si l’on nous demandait ce qui a Ă©tĂ© instituĂ© en premier, la SolennitĂ© de PĂąques ou bien le dimanche, il est probable que nous hĂ©siterions un peu

Eh bien, c’est un fait ! Il n’y a pas de trace de cĂ©lĂ©bration fixe de PĂąques avant le 2Ăšme siĂšcle chrĂ©tien, mais le dimanche est cĂ©lĂ©brĂ© par la communautĂ© chrĂ©tienne dĂšs le 1er siĂšcle. Cela nous montre dĂ©jĂ  l‘importance trĂšs grande de nos dimanches.
A ce sujet et pour preuve de ce fait, Dom Nocent, moine de l’abbaye de Maredsous (Belgique), professeur de liturgie Ă  Saint-Anselme Ă  Rome, relevait trois rĂ©fĂ©rences certaines dans le Nouveau Testament. Dans les Actes des ApĂŽtres (chap 20, verset 7) nous lisons « le premier jour de la semaine, nous Ă©tions rĂ©unis pour rompre le pain ». Nocent Ă©crit « les termes utilisĂ©s, marquent que ce n’est pas exceptionnel. » D’autre part, il cite la PremiĂšre lettre aux Corinthiens (chap 16 verset  2) « que chaque fidĂšle, le premier jour de la semaine, mette de cĂŽtĂ© ce qu’il a Ă©pargnĂ©.  » La note de la TOB est claire : c’est-Ă -dire le dimanche » – enfin, il y a le dĂ©but de l’Apocalypse (chap 1, verset 10) « j’entrai en extase le jour du Seigneur ». LĂ  encore, Dom Nocent Ă©crit : « (c’est) pour rappeler la RĂ©surrection de JĂ©sus, c’est certain ».
Mais il est bien Ă©vident que le fait de cĂ©lĂ©brer le dimanche et la grande nouvelle du Matin de PĂąques : la Victoire de JĂ©sus le Christ sur la mort et sur le pĂ©chĂ© sont liĂ©s. Reprenons le chapitre 20 de l’Evangile de Saint Jean : « huit jours plus tard (c’est-Ă -dire huit jours aprĂšs PĂąques), les disciples Ă©taient de nouveau rĂ©unis dans la maison ».
Nous savons bien que les passages d’Evangile alternent chaque annĂ©e (A, B, C). Et bien, au dimanche qui suit immĂ©diatement PĂąques, (qu’on nommait de Quasimodo), tous les ans, c’est cet Evangile qui est proclamĂ©, le mĂȘme. On pourrait dire que ce passage de Saint Jean est l’Evangile de la fondation du Dimanche, le dimanche Ă©tant lâ€˜Ă©cho, «  huit jours plus tard » de cet Ă©vĂ©nement extraordinaire, puissamment bouleversant qu’a Ă©tĂ© la RĂ©surrection de JĂ©sus. Dans son livre « JĂ©sus de Nazareth », au Tome II, Joseph Ratzinger – BenoĂźt XVI, parlant de la rĂ©surrection du Sauveur, Ă©crit : « pour moi, une des preuves les plus puissantes de la RĂ©surrection de JĂ©sus, c’est-Ă -dire le fait que l’extraordinaire s’est produit : la dĂ©couverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscitĂ©, c’est le fait, chez les premiers chrĂ©tiens, d’avoir dĂ©placĂ© le Jour consacrĂ© Ă  Dieu, l’abandon du rite sĂ©culaire du peuple hĂ©breu.» Ce n’est donc plus le sabbat qui est cĂ©lĂ©brĂ© comme jour « saint » sauf (comme prĂ©paration) mais le « huitiĂšme jour » le jour « du Seigneur » le dimanche. Concluons avec J. Ratzinger – BenoĂźt XVI « la cĂ©lĂ©bration du jour du Seigneur dĂšs le dĂ©but distingue la communautĂ© chrĂ©tienne  ». C’est cette victoire sur la mort cĂ©lĂ©brĂ©e chaque « 8Ăšme jour » qui nous fait proclamer : le Christ est Roi de l’Univers !
Don Jean Marcel VEAU

Quand et comment cela arrivera-t-il ?

Quand et comment cela arrivera-t-il ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

JĂ©sus parle de la destruction du Temple, qui arriva en 70, Ă  peu prĂšs 40 ans aprĂšs cette prĂ©diction donnĂ©e vers l’an 33. Mais Ă  travers cet Ă©vĂ©nement, JĂ©sus regarde la fin de l’histoire, coĂŻncidant avec son Retour dans la Gloire.
Il ne donne pas de rĂ©ponse directe Ă  la question du “quand ?” La consigne est seulement de veiller en attendant et de persĂ©vĂ©rer dans la constance et la patience pour sauver sa vie. Pour sauver sa vie Ă©ternelle, bien sĂ»r, sauver son Ăąme, pas spĂ©cialement pour garder cette vie physique, qui est de toute façon passagĂšre.
Veiller et persĂ©vĂ©rer pour sauver son Ăąme Ă©ternelle, cela veut dire garder la foi et les mƓurs, c’est-Ă -dire garder le Credo et les 10 Commandements, cf Ap 12,17.
Rapportons aussi la conclusion de la 1Ăšre lecture (qui est aussi la conclusion de tout l’Ancien Testament selon l’ordre reçu dans nos Bibles), comme une maniĂšre de parler, non seulement de la premiĂšre venue de JĂ©sus, mais aussi de son Retour :
« Pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de Justice se lÚvera, avec la guérison dans ses rayons. »
C’est une belle promesse, adressĂ©e Ă  ceux qui craignent (qui respectent) Dieu, et ceux qui sont dans la justice ou qui du moins n’ont pas peur de la justice.
Cela ressemble à cette affirmation de Jésus en Jn 3,19-21 :
« La LumiĂšre est venue dans le monde
 », et les hommes ont deux attitudes opposĂ©es face Ă  Elle : soit de se cacher Ă  cette lumiĂšre, de crainte qu’elle ne dĂ©nonce nos Ɠuvres de tĂ©nĂšbres, qu’on prĂ©fĂšre Ă  la LumiĂšre (se prĂ©fĂ©rer Ă  prĂ©fĂ©rer Dieu – tragique !), soit d’aller vers cette lumiĂšre, dominant cette peur d’une mise en lumiĂšre de nos tĂ©nĂšbres, parce qu’on sait qu’il n’y aura pas un jugement, mais une guĂ©rison dans ces rayons de LumiĂšre, comme on voit dans les rayons qui partent du SacrĂ©-CƓur, selon le tableau de JĂ©sus MisĂ©ricordieux donnĂ© par SƓur Faustine et Jean-Paul II Ă  l’Eglise et au monde de notre temps, enfoncĂ©s dans les tĂ©nĂšbres.
La croix est une mise en lumiĂšre de l’horreur du pĂ©chĂ© : comment l’Innocent prend sur lui tout le mal du monde et meurt couvert de coups et blessures, couronnĂ© d’épines, rejetĂ© et trahi, crucifiĂ© et transpercĂ©. C’est Dieu dans les mains de ceux qui ont prĂ©fĂ©rĂ© eux-mĂȘmes Ă  Dieu. « Quand je serai Ă©levĂ© de terre, vous saurez que JE SUIS. » (Jn 8,27) Et : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercĂ©. » (Jn 19,37 ; Ap 1,7). Mais Ă  ce moment-lĂ , ce ne sera pas une condamnation gĂ©nĂ©rale, mais la guĂ©rison de nos blessures dans ses blessures, spĂ©cialement la Blessure de son CƓur ouvert, Soleil de MisĂ©ricorde infinie avec la guĂ©rison dans son rayonnement, ou fleuve de Vie limpide jailli du cĂŽtĂ© droit du Temple, de son Corps crucifiĂ© et ressuscitĂ©, qui assainit la terre entiĂšre par les sacrements.
JĂ©sus revient bientĂŽt. On ne sait quand. Il faut rester vigilants dans la foi et les mƓurs et repĂ©rer les signes qui sont ambigus et rester persĂ©vĂ©rants jusqu’à la fin.
Mais si on relie ce Retour glorieux de JĂ©sus avec la promesse de Malachie, on voit qu’Il revient non pas pour condamner, mais pour guĂ©rir ceux qui seront dans la crainte du Nom de Dieu et dans l’amour de la justice. Et je veux penser que beaucoup mĂȘme de ceux qui sont actuellement dans le mĂ©pris du Nom de Dieu, et dans l’amour de l’injustice, mais sans qu’il y soit trop de leur faute, car entraĂźnĂ©s par la corruption extrĂȘme de notre monde, et ce qui ne va pas dans l’Eglise, se convertiront vers la LumiĂšre, Soleil d’infinie MisĂ©ricorde, mais aussi de trĂšs sĂ©vĂšre Justice Ă©ternelle.
Don Laurent LARROQUE

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