Editorial Principal

Pourquoi le mois du Rosaire est-il en octobre et non en mai ?

Pourquoi le mois du Rosaire est-il en octobre et non en mai ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le mois de mai est traditionnellement dĂ©diĂ© Ă  la Vierge Marie car il associe le renouveau de la nature au printemps aux vertus de puretĂ© et de beautĂ© de la Mère de JĂ©sus. Alors pourquoi l’Eglise a-t-elle dĂ©cidĂ© que le mois du Rosaire serait en octobre et non en mai ? Le Rosaire Ă©tant une prière oĂą la Vierge Marie est au centre, il aurait Ă©tĂ© logique de le rĂ©citer davantage durant cette pĂ©riode. Habitants de Saint-RaphaĂ«l, nous devons le savoir puisque la Basilique de notre ville donne la rĂ©ponse. Le 7 octobre 1571, alors que l’Europe est menacĂ©e par une invasion imminente des Turcs ottomans, les armĂ©es occidentales remportent une victoire navale et militaire inespĂ©rĂ©e. Le pape Saint Pie V fait prier la chrĂ©tientĂ© afin que la Vierge intercède auprès de son fils pour donner la victoire. L’Europe Ă©tait dĂ©jĂ  habituĂ©e Ă  utiliser cette forme de prière depuis le XIIIème siècle. Mais avec cet Ă©vènement, la dĂ©votion du Rosaire s’est rĂ©pandue largement dans notre pays.
Le Rosaire est une prière que l’on dit très puissante, car elle contient en elle-même plein d’atouts :

  • Tout d’abord, elle nous permet de mĂ©diter avec les yeux de la Vierge Marie. Il faut pour cela apprendre les diffĂ©rents mystères, ou avoir un pense-bĂŞte. Chaque jour, nous mĂ©ditons des passages diffĂ©rents de la vie de JĂ©sus.
  • Le Rosaire rĂ©sume l’histoire du salut et rend les mystères de la foi accessibles Ă  tous. Les mystères joyeux, douloureux, lumineux et glorieux donnent une vision de la vie de JĂ©sus qui nous le rend plus comprĂ©hensible.
  • Le Rosaire est une prière simple puisqu’il ne faut connaĂ®tre que quelques prières.
  • C’est enfin une prière puissante, car elle a fait ses preuves durant l’histoire de l’Eglise, que ce soit pour la victoire de LĂ©pante ou dans la vie des saints.
    En cette période troublée par les annonces de guerres et de divisions qui éclatent dans le monde, si nous l’avons perdue, reprenons l’habitude de réciter cette belle prière, en particulier dans ce mois d’octobre. Que Notre-Dame des Victoires nous aide à grandir toujours plus dans l’amour de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Don Bruno de LISLE

Le Saint-Père vient nous visiter

Le Saint-Père vient nous visiter 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Même si Paris, Lourdes et Metz sont loin de Saint-Raphaël, le Saint-Père vient chez nous, dans notre pays pour nous visiter et il ne faudrait pas passer à côté de l’évènement. Nous sommes catholiques (c’est-à-dire membres de l’Église universelle) et français, redevables envers un pays qui nous a transmis une histoire de sainteté, de foi et une culture chrétienne. C’est ce pays et ses habitants que le Pape, en tant que successeur de Saint Pierre, vicaire du Christ et donc Pasteur de l’Église universelle, vient visiter.
Nous avons en tête l’appel vibrant de Saint Jean-Paul II en 1980 qui disait avec force : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » La visite de
Léon XIV en 2026 est aussi un appel à réveiller l’âme chrétienne de la France. Les nombreux catéchumènes et néophytes de notre pays interrogent tout le vieux continent sécularisé ; ils viennent redire que la réponse de la foi au Dieu qui s’est révélé et qui continue de nous parler est plus que jamais d’actualité. La veillée au stade de France vendredi soir avec les jeunes, la messe géante place de la Concorde samedi à 15h et tous les temps de prière à Lourdes et à Metz nous sont donnés, même si nous sommes loin géographiquement, pour être raffermis dans notre foi.
La parole que JĂ©sus a prononcĂ©e Ă  Saint Pierre il y a 2000  ans  : «  J’ai priĂ© pour toi, afin que ta foi ne dĂ©faille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Lc 22,32) est aujourd’hui adressĂ©e au pape LĂ©on XIV qui vient affermir dans la foi le cĹ“ur des français. Se mettre filialement Ă  son Ă©coute -ni de manière papolâtre ce qui enlèverait notre libertĂ© de discerner la vĂ©ritĂ©, ni de manière politique et partisane ce qui biaiserait le message de foi par des catĂ©gories trop humaines– est le moyen pour nous de grandir dans la foi. Lisons et relisons ses discours et homĂ©lies, non pas via les rĂ©seaux sociaux ou les sites internet qui les filtreront Ă  l’aune de ce que nous voulons entendre, mais directement sur le site du Saint-Siège (vatican.va) pour nous laisser transformer par le message de foi que le successeur de Pierre veut nous dire Ă  nous, Français en 2026.
Soyons remplis d’action de grâce pour l’organisation extraordinaire de cet évènement, fiers d’être catholiques et prions pour la mission du Saint-Père et pour la France !
Don Raphaël SIMONNEAUX

Venez, vous aussi, Ă  ma vigne !

Venez, vous aussi, Ă  ma vigne ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Lisons l’Evangile des « ouvriers de la 11ème heure », c’est-à-dire embauchés à 5h du soir, une heure avant la fermeture, en pensant à nos catéchumènes adultes, ou plus qu’adultes, déjà parvenus au soir de leur vie, et relisons avec eux cet Evangile.
Cet Evangile est fait pour eux : mĂŞme après une vie oĂą « personne ne les a embauchĂ©s », il n’est pas trop tard pour s’y mettre. C’était plutĂ´t le monde matĂ©rialiste et paĂŻen qui avait fait de vous des dĂ©bauchĂ©s ? Vous n’osez peut-ĂŞtre plus lever les yeux vers Dieu car vous vous estimez trop indignes de lui, trop peu lĂ©gitimes pour aller travailler Ă  sa vigne ? “DĂ©sormais, c’est trop tard, j’ai gâchĂ© ma vie…” – “Non !”, proclame JĂ©sus ici : « Venez, vous aussi, Ă  ma vigne !  », mĂŞme Ă  la dernière heure ! “Chez moi, ce n’est jamais trop tard, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !”
Combien d’adultes se laissent décourager par leurs errances passées ou leurs recherches en impasse… Combien ont perdu la liberté, pris dans de lourdes chaînes (addictions), là où ils croyaient trouver le bonheur…
Mais aussi, constatons-le avec joie, combien se tournent finalement vers l’Eglise pour demander s’il n’y aurait pas finalement un vrai Salut qui se serait vraiment manifesté en ce monde et qui serait vraiment à portée de main, à portée de tous, sans élitisme, simplement parce qu’on est de bonne volonté… « Beaucoup disent  : qui nous fera voir le bonheur ? » C’est une phrase du Psaume 4, où Dieu dit aussi : « Fils d’hommes, jusqu’où s’alourdiront vos cœurs, pourquoi ce goût du néant, cette course au mensonge ? »
Isaïe nous dit ce dimanche : « Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde. »
OĂą est donc cette MisĂ©ricorde, ce vrai Salut ? Il existe, il n’est pas frelatĂ©, il n’est pas mensonger ni charlatan, il n’est pas lĂ  pour t’exploiter, t’instrumentaliser, t’oppresser et te dĂ©truire. Oui, le Salut s’est manifestĂ©, allĂ©luia ! Dieu a pris un Visage humain : c’est JĂ©sus, celui des Evangiles, le mĂŞme hier, aujourd’hui et Ă  jamais. ArrĂŞte de te servir de (= de t’asservir Ă ) ton smartphone, et prends-le pour lire les 4 Evangiles (ou mieux : prend une Bible !). JĂ©sus est Ă  ta disposition. Il embauche : « Viens, toi aussi, Ă  ma vigne ! », « viens travailler non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en Vie Ă©ternelle ». – «  Que devons-nous faire pour travailler aux Ĺ“uvres de Dieu ? » – « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyĂ© » (Jn 6,27-29). Croire en JĂ©sus sauveur et entrer gratuitement dans ce Salut. Etre sauvĂ©, gratuitement. VoilĂ  la première chose Ă  “travailler” dans cette Vigne.
Jésus est l’Envoyé du Père avec qui il ne fait qu’Un. La Vigne, c’est son Eglise.
“Viens frapper à la porte de l’Eglise, avec beaucoup d’autres en ce moment, pour demander de croire en l’Envoyé du Père, pour demander de commencer ou de recommencer un chemin avec le Christ Jésus, vers le Baptême au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit (Mt 28,19), ou vers une reprise du chemin des sacrements et des commandements, au Nom de ce Dieu, source de la liberté véritable, qui attend le retour du fils prodigue sans jamais forcer.
Concrètement, invitez-vous et soyez invitants les mardi soir à la Salle Don Bosco, spécialement les 2ème mardi du mois, conçus pour accueillir les recommençants, ou hésitants à recommencer, qui ne se sentent presque pas légitimes de se trouver là : bienvenue à vous ! Ou alors, pour ceux qui ne travaillent pas les vendredi matin, venez voir le “cours Alpha” au même endroit.
Et nous, ouvriers de la première heure, ne nous situons pas sur le terrain de la Justice devant Dieu, mais souhaitons « entrer dans la joie de notre Maître »
(Mt 25,21), car « ta récompense sera très grande » (Gn 15,1). Nous dirons, si nous restons fidèles, avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Ô mon Dieu, vous avez dépassé mon attente. »
Don Laurent LARROQUE

Le débiteur impitoyable

Le débiteur impitoyable 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

La liturgie de l’Eglise nous propose en ce dimanche la parabole du «  débiteur impitoyable » au chapitre 18 de Saint Matthieu.
Au début du « chapeau » proposé par l’édition de 1981 du Missel «  Saint André Hautecombe – Clervaux » nous trouvons cette phrase  : « en face de Dieu, chacun de nous est un débiteur insolvable  ». On pourrait dire que ce mot résume le sens de cette parabole. Cependant, Don Laurent me disait récemment que le Père Lagrange, le grand dominicain fondateur de l’Ecole biblique de Jérusalem dans les années 1890, décédé en 1938, avait reconnu que le sens profond de cette parabole était, à ses yeux, très difficile à saisir.
Cela nous laisse une liberté rare… en même temps que le désir de nous mettre à l’écoute du texte sacré.
Alors mettons-nous en marche….
Pierre demande à Jésus « combien de fois il doit pardonner » ; «  jusqu’à 70 fois 7 fois » répond le Maître.
« Le Royaume des Cieux est comparable à un roi »…
« Le Royaume » = dans la monumentale « Histoire du christianisme  » publiée au début des années 2000, un auteur pointe dans le premier tome : «Le Royaume : Toujours évoqué, jamais défini. Nous pourrions dire que c’est l’œuvre de Dieu dans le cœur des hommes  »
Ce qui frappe, semble-t-il aussitôt dans cette parabole, c’est la disproportion totale entre les deux sommes à remettre, ce n’est pas comparable ; il y a comme une distorsion violente des chiffres.
Une idée m’était venue au fil de quelques « lectures » sur la Rome antique… car c’est dans ce temps lointain que Jésus a vécu… Et je m’étais dit : cent pièces d’argent, cela représente une réelle somme mais qui reste « raisonnable » ; face à elle, les « soixante millions de pièces d’argent » ne peuvent, à l’époque, être la possession d’un «  particulier » ; de telles sommes pouvaient se trouver au Trésor des Provinces romaines et, bien sûr, au trésor de Rome, détenu au Temple de Saturne (dont quelques colonnes subsistent en surplomb du Forum que visitent les pèlerins). Il ne s’agit donc pas seulement d’un écart entre les deux sommes mais d’une totale disproportion  !… Il semble que cela peut nous suggérer que la gigantesque somme représente, de quelque manière, l’offense faite à Dieu, le péché « que le Seigneur remet dans sa miséricorde infinie», et que les cent pièces sont le petit acte de charité que Jésus nous demande d’accomplir envers nos frères qui nous ont blessés…. Même si «  psychologiquement », ces pardons nous paraissent difficiles.
Accueillons dans nos cœurs les paroles de Jésus : ne devons-nous pas, à notre tour, avoir pitié de notre compagnon comme le Seigneur a eu pitié de nous ? « Pardonnons à notre frère de tout notre cœur ».

Don Jean Marcel VEAU

Lire toute la Bible ?

Lire toute la Bible ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Beaucoup ont la vellĂ©itĂ© de lire toute la Bible, certains ont essayĂ©, et quelques-uns y sont arrivĂ©s ! Ce n’est bien sĂ»r pas indispensable quand on est chrĂ©tien, sinon ceux qui ne savent pas lire seraient de facto exclus, mais comme dit Saint JĂ©rĂ´me « ignorer les Ă©critures c’est ignorer le Christ ». C’est un trĂ©sor inĂ©puisable. DĂ©jĂ  Dieu manifeste sa splendeur dans la CrĂ©ation, combien plus dans la RĂ©vĂ©lation ! La Bible fait partie de ce patrimoine. Avec l’aide de l’Esprit Saint nous vous proposons de commencer cette aventure de lire toute la Bible. Peut-ĂŞtre que les rangs s’éclairciront avec les mois qui passent mais j’espère que la dynamique sera lancĂ©e !
Le 2ème objectif, en plus de la lecture intégrale, c’est que ceux qui seront parvenus au terme de cette expérience ne laissent plus une seule journée de leur vie sans lire un peu la Parole de Dieu. Oui, la Parole de Dieu est vivante et efficace, elle vient jusqu’aux jointures et jusqu’aux moelles de notre humanité pour la transformer. Ce sera peut-être l’occasion d’une belle croissance spirituelle.
Concrètement nous vous donnons rendez-vous une fois par mois – chaque 3ème mardi du mois– dans les salles Don Bosco pour recevoir le programme de lecture jusqu’au mardi du mois suivant. La lecture se fait chez soi. Le programme de lecture est composĂ© pour lire, en mĂŞme temps, un peu d’Ancien Testament et de Nouveau Testament en essayant de correspondre au temps liturgique. D’après mes calculs il y a en moyenne 5 minutes 45 secondes de lecture par jour, pendant 3 ans ! Un petit « goutte Ă  goutte » quotidien pour une belle croissance.
L’avantage de ces retrouvailles mensuelles est de pouvoir poser des questions (et entendre celles des autres) sur les livres de la Bible que nous aurons lus dans la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente. Cela nous fera goĂ»ter Ă  cette joie de lire ensemble les mĂŞmes textes de l’écriture sainte. Il y aura aussi une introduction des livres Ă  lire, ceci pour aider les lecteurs Ă  comprendre le contexte et les enjeux. Petit Ă  petit je suis sĂ»r que le texte s’illuminera de plus en plus car la Bible est remplie de rĂ©sonnances que l’Esprit Saint saura sĂ»rement murmurer dans nos cĹ“urs.
Si l’aventure vous titille, il est déjà temps de s’équiper : choisir une bonne Bible. En français nous avons la chance d’avoir de nombreuses traductions. Je vous conseille volontiers la dernière traduction officielle pour la liturgie, mais la Bible OSTY, la Bible TOB, la Bible expliquée ou la Bible de Jérusalem conviendront aussi. C’est plus commode de choisir une Bible avec des caractères suffisamment grands si on se lance dans cette aventure, mais si vous savez que vous lirez en déplacements, optez pour l’édition transportable. Distribution du programme de lecture sur 3 ans le mardi 15 septembre prochain !
Lire la Bible prendra peut-être un peu de temps sur certaines distractions… à nous de choisir. En tout cas cela ne remplace pas nos engagements mais leur donnera de la hauteur, de la profondeur.
Bonne rentrée !

Don Marc-Antoine CROIZE POURCELET

Quelle image nous faisons-nous du Messie comme Sauveur ?

Quelle image nous faisons-nous du Messie comme Sauveur ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Nous voilà, dans Saint Matthieu (ainsi qu’en Saint Marc et en Saint Luc) à un tournant, un des plus grands tournants des liens entre Jésus et ses disciples. Voilà plusieurs mois qu’ils ont vécu à ses côtés, et le Maître leur demande « Pour vous qui suis-je ? »
Pierre prend la parole au nom des autres : « Tu es le Messie, Tu es le Christ ». AussitĂ´t, JĂ©sus leur annonce qu’Il sera un Messie rejetĂ© qui devra subir sa Passion avant de ressusciter. Le mĂŞme Pierre n’accepte pas cette perspective : « Cela ne t’arrivera pas  Â». Il est vrai que c’est une annonce terrible pour les disciples. D’ailleurs, « six jours plus tard », JĂ©sus emmène Pierre, Jacques et Jean et Il est transfigurĂ© devant eux. Il leur dĂ©voile un instant sa divinitĂ© afin de les renforcer dans la foi.
Saint LĂ©on Le Grand dira : « C’était pour Ă©viter qu’ils soient -on dirait de nos jours- ‘dĂ©stabilisĂ©s’ par la Passion ».
Et pourtant… cette image du Messie souffrant ne devrait pas être une surprise pour un Juif connaissant les Ecritures… Il y avait en Isaïe le « chant du Serviteur souffrant ». Bien sûr, il y a aussi chez les Juifs, au temps de la vie publique de Jésus, un courant « zélote » qui attendait un Messie victorieux par la force et Jésus a choisi un apôtre parmi eux, Simon. Il faut dire que la Palestine subit depuis 63 avant Jésus-Christ (l’annexion par Pompée), le poids de la domination romaine. Ainsi beaucoup de Juifs rêvent d’un Messie « Justicier » : ce n’est pas que cela ne soit « pas bien » de rêver d’un justicier, mais le plan de Dieu est un mystère qui nous échappe quelque peu.
Et nous, quelle « image » nous faisons-nous du Messie ? Le socle de notre mĂ©ditation sur le Mystère du Christ doit toujours ĂŞtre celui que nous donnent les Ecritures, par exemple le Serviteur souffrant d’IsaĂŻe. Le fait que ces textes sont insĂ©rĂ©s dans la liturgie de la Semaine Sainte nous le prouve… Sinon, selon le mot de Jean-Marie Lustiger, nous risquerions de faire du Christ «  la projection de l’homme idĂ©al que chaque culture porte en elle  Â» (Le choix de Dieu – 1987).
A la fin de cet Evangile, Jésus annonce aux disciples -et Il le présente comme une condition- qu’ils passeront par le même chemin que Lui, le Sauveur, a pris.
« Prendre sa Croix » ce n’est pas seulement « un mauvais moment à passer » c’est, plus radicalement, accueillir un bouleversement total des projets. Un jour, Jésus le dira à Pierre : « Un jour tu iras là où tu ne voudrais pas aller ».
Nous ne le faisons pas avec du « stoïcisme », non, mais en union avec le Seigneur, dans la foi et donc l’espérance chrétienne, dans l’amour qui vient de Dieu.

Don Jean-Marcel VEAU

« Pierre tu es Pierre ! »

« Pierre tu es Pierre ! » 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Pierre tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église».
Chaque fois qu’il venait en France, ce refrain populaire accompagnait les visites du Pape Jean-Paul II pour saluer dans la foi la grâce de la visite du successeur de Pierre dans notre pays.
Un mois avant l’arrivée de son successeur Léon XIV à Paris et à Lourdes, voilà un évangile qui nous invite à prendre vraiment toute notre part dans la préparation de cette visite apostolique !
La proclamation de Jésus est une réponse à l’acte de foi de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Loin de n’être qu’une simple conclusion rationnelle ou logique cette profession de foi provient d’une révélation d’en haut que tout l’évangile a préparé : « C’est mon Père qui est aux cieux (qui t’a révélé cela) ».
Voilà un premier enseignement pour préparer la visite du Pape. C’est dans la foi qu’il faudra la vivre. Sans doute des lectures politiques ou médiatiques de l’évènement tenteront plus ou moins brillamment d’être proposées. Elles tomberont toutes à côté si n’est pas d’abord reconnue dans la foi la grâce qui nous est faite !
Le Pape, successeur de saint Pierre lui-même, est porteur de la même mission que Pierre, celle de confirmer ses frères dans la foi. Pierre, lui qui a tant aimé le Seigneur, lui qui a marché sur l’eau en regardant Jésus dans les yeux, lui qui l’a si lourdement trahi, après qu’il lui ait lavé les pieds, lui qui est si courageusement revenu, lui qui a finalement donné sa vie pour son maître. Quand un Pape visite un pays, au fond c’est le cœur battant de l’Evangile qui visite le pays, c’est le Christ qui à nouveau se fait proche de nous ! Il nous faudra être attentifs aux enseignements, aux prières, aux gestes de ce voyage, à coup sûr une parole nous sera adressée plus personnellement et viendra nous affermir ou nous encourager.
« Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Jésus donne à Pierre et à travers lui un grand pouvoir, non pas au sens d’une domination ou d’un privilège de caste, mais au sens d’une possibilité nouvelle d’agir, d’un déploiement ! Jésus donne à l’Eglise une autorité qui aura une conséquence sûre dans l’éternité. S’il est d’abord question de ce qui sera lié, ce qui est visé par Jésus est bien la possibilité de délier, de libérer, de pardonner les péchés, de donner la vie. L’Eglise est au service de la vie : La vie naturelle et la vie surnaturelle, la vie éternelle ! On comprend alors le scandale qui éclate quand une personne représentant l’Eglise porte atteinte à la vie !
« Pour que le monde ait la vie ! », c’est précisément la devise qui accompagnera le voyage du Pape le mois prochain ! Occasion d’une grande action de grâce pour toute la vie reçue, occasion d’un bel examen de conscience personnel et collectif et d’un nouveau désir d’aller ensemble donner la vie au monde, par notre foi, par notre cohérence, par notre courage, par notre joie, par notre fidélité, par notre vie chrétienne tout simplement. Précisons enfin que Jésus ne désire pas seulement que ses brebis aient la vie mais qu’elles aient « la vie en abondance » pour goûter déjà en espérance les beaux fruits de cette visite à venir !
A un mois de l’arrivée de Léon XIV, ne tardons plus, préparons-nous : ravivons notre foi et notre amour de l’Eglise, préparons-nous à recevoir et donner la vie jusqu’à la vie éternelle et prenons notre part dans la préparation matérielle et spirituelle de la visite du Pape en France !
Vive le Pape !
Don Guillaume PLANTY

A ta droite se tient la Reine

A ta droite se tient la Reine 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce verset est le refrain du Psaume de la Fête de l’Assomption de Notre-Dame
(Ps 44/45,10). Il s’applique particulièrement à Marie montée au Ciel, corps et âme, qui reçoit les honneurs et le couronnement que Dieu veut accorder à la Créature choisie pour être Mère du Fils de Dieu incarné et Epouse de l’Esprit Saint.
Dieu avait déjà voulu que son Fils, descendu pour accomplir la purification des péchés, et remontant avec son humanité glorifiée, s’assoie à Sa droite, dans les hauteurs des Cieux : « Oracle du Seigneur à mon Seigneur : “siège à ma droite, jusqu’à ce que Je place tes ennemis comme escabeau de tes pieds.” » (Ps 109/110,1)
Ă€ la droite du Père, car c’est Ă  JĂ©sus qu’appartiennent le Règne, l’Honneur, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. Ă€ lui tout est soumis dĂ©sormais, mĂŞme si nous devons encore passer par les Ă©preuves de l’histoire, jusqu’à son terme – et donc son sens : JĂ©sus-Christ dans sa Gloire.
À la droite du Père, parce que tout pouvoir lui a été soumis, et tout genou doit fléchir devant le Nom de Jésus-Christ, ceux qui le veulent, ceux qui ne le veulent pas encore, et ceux qui ne le voudront jamais. Tous le feront, par amour ou par contrainte. « C’est lui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer. » (Ap 12,5)
« Dans le monde, vous aurez encore à souffrir, mais gardez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16,33). Garder confiance, cela veut dire garder la foi. (Garder la foi suppose de la nourrir : prière, sacrements, lecture de la Bible, obéissance à la Loi de Dieu.)
Le Père céleste attribue ainsi à Jésus l’honneur le plus grand qui puisse être, à Lui, son Fils Unique, le Verbe Incarné, l’Homme-Dieu, l’unique Sauveur et le Roi de tout l’univers.
« À ta droite se tient la Reine ».
À son Assomption dans la Gloire du Paradis, Marie est placée à la droite de son Fils. Jésus donne à sa Mère le signe de reconnaissance le plus grand possible, à sa virginale Mère, intimement associée à son œuvre terrestre, appelée désormais à partager sa gloire céleste et son pouvoir sur toute chair.
À la droite du Fils, parce que son “oui” lui a donné de pouvoir assumer la nature humaine dans son Sein très pur.
À la droite du Fils, parce que toujours restée à ses côtés, au moins en prière, durant son existence terrestre, buvant avec Lui au calice de nombreuses amertumes.
À la droite du Fils, parce que sous la Croix, debout, la Mère veillait dans la foi, l’espérance et la charité, et participait au Mystère de la Rédemption.
À la droite du Fils, appelée désormais Notre-Dame de la Victoire : victoire sur l’immonde Dragon, le Mauvais, le Rebelle, victoire sur le péché, sur la mort, conséquence du péché, sur la haine, sur la rébellion contre la Volonté de Dieu. L’humble servante est élevée, l’orgueilleux est abaissé.
À la droite du Fils, Marie a reçu non seulement la couronne d’honneur et de gloire, mais aussi le Règne et la Puissance que Jésus a voulu lui partager pour soumettre toutes choses au triomphe annoncé de son Cœur maternel et immaculé.
Nous ne voyons pas se réaliser ce triomphe promis, au contraire, tout semble pour l’instant soumis au pouvoir infernal, et de plus en plus. Mais “confiance” car la victoire est assurée, elle est annoncée, elle est écrite, et ne saurait décevoir. Le pouvoir du Mauvais n’est que concession momentanée accordée par le Tout-Puissant. « Peu de temps lui reste. » (Ap 12, 12)
À la droite du Fils, ô Marie, viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever dans la terrible lutte apocalyptique actuelle décrite au
ch. 12 de l’Apocalypse donnée en 1ère lecture de ta fête. Ave Maria, Espérance du Peuple encore en chemin, sois notre secours et place-nous un jour à ta droite au Ciel éternel.
Don Laurent LARROQUE

Soyons saints

Soyons saints 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

MĂ©ditant encore une fois dans l’Ă©vangile de ce dimanche sur la figure de saint Pierre, l’homme de peu de foi qui a doutĂ© de la parole de Notre Seigneur JĂ©sus-Christ, mais qui fut pourtant choisi pour guider la barque de l’Église, embarquons-nous avec lui…
EmbarquĂ©s avec lui, nous le sommes, en fait, dĂ©jĂ , nous qui sommes le peuple des chrĂ©tiens et cette barque est remplie de tous ceux qui, militant sur la terre, souffrant dans le purgatoire ou triomphant dans le Ciel, sont unis avec Pierre Ă  l’Église de Dieu.
Et pour garder le cap, ballottĂ©s au milieu des tempĂŞtes, fixons nos yeux sur ceux qui sont dĂ©jĂ  parvenus jusqu’au port de l’Ă©ternitĂ©, fixons nos yeux sur les saints.
Tout au long de l’annĂ©e, l’Église notre mère nous propose de contempler ces nombreux frères et sĹ“urs qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s.
Cette semaine, c’est saint Laurent qui, lundi 10, nous indiquera le Ciel, lui qui fut diacre fidèle du Pape Sixte II (fĂŞtĂ© vendredi dernier), lui, encore, qui eut l’audace de montrer Ă  l’empereur les pauvres et les indigents comme le trĂ©sor de l’Église et qui suivit le successeur de Pierre dans le martyre, le tĂ©moignage ultime rendu Ă  Notre Seigneur.
Sainte Claire suivra mardi 11, femme courageuse et remplie de foi, amie de saint François d’Assise qui Ă©pousa la pauvretĂ© et l’humilitĂ© dans la vie religieuse.
Saint Maximilien Kolbe, vendredi 14, nous montrera comme chaque annĂ©e quel est le chemin le plus sĂ»r et le plus court pour rejoindre le Ciel. Lui qui, Ă©tant prĂŞtre franciscain, a offert sa vie au camp d’Auschwitz en 1941 pour prĂ©server celle d’un père de famille, Ă©tait, par-dessus tout un soldat de l’ImmaculĂ©e, cherchant Ă  rĂ©pandre partout la dĂ©votion Ă  la très sainte Vierge. En ce mois d’aoĂ»t, consacrĂ© au CĹ“ur ImmaculĂ© de Marie, il nous introduit chaque annĂ©e Ă  la solennitĂ© qui fut d’ailleurs fĂŞte nationale en France : l’Assomption de la Vierge Marie dans le Ciel.
Cette fĂŞte nous permettra de regarder, samedi 15, l’Ă©toile qui guide notre barque aux rives Ă©ternelles, la Vierge Marie qui nous montre le Ciel. Elle y a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e par les anges, nous indiquant le seul cap que nous devrons garder jusqu’au bout.
Prenons donc cette direction unique que nous montre Marie, que nous montrent les saints de la barque de Pierre : À Dieu, toujours !
Hervé Soreau

Seigneur merci !

Seigneur merci ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Seigneur, merci pour les chrétiens de toutes parts qui passent des vacances à Saint-Raphaël et qui viennent honorer votre Sainte Mère : Notre-Dame de la Victoire…
Seigneur, merci pour tous les vacanciers qui entrent dans l’église et que vous attirez à vous à travers les murs de cette belle Basilique…
Seigneur, merci pour tous ceux qui ne vous connaissent pas et que vous nous confiez pour les accueillir et les conduire à vous…
Donnez-nous de les accueillir comme si c’était Vous, comme si nous les attendions depuis toujours.
Donnez-nous la grâce de les aimer, de les écouter, de les connaître, de recevoir leurs joies et leurs peines, leurs doutes et leurs espérances, leurs questions et leurs expériences…
Seigneur, merci pour tous ceux chez qui nous trouverons l’hospitalité du cœur.
Aidez-nous à initier une amitié confiante, à partager avec eux les merveilles que vous avez déjà faites pour nous, afin de leur annoncer le bonheur qu’il y a de vous connaître et de vous servir…
Seigneur, nous vous les confions, disposez leur cœur et le nôtre, envoyez vos saints anges pour préparer le terrain des âmes afin d’être enrichis de nombreuses et belles expériences d’évangélisation…
Donnez-nous la grâce de leur parler de vous, de votre divin Fils Jésus Christ et de toute la cour céleste mue par votre Esprit Saint.
Donnez-nous la joie de nous prononcer pour Vous devant les hommes afin que nos noms soient inscrits dans les cieux et que vous leviez une moisson de nouveaux missionnaires dans toutes les paroisses oĂą ils retourneront. AMEN !

Don Marc-Antoine CROIZE POURCELET

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