Editorial Principal

Aimons l’Eglise

Aimons l’Eglise 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

En 1431, alors que sainte Jeanne d’Arc était jugée dans un ignoble procès, elle répondait aux brillants théologiens et évêques qui tentaient de la piéger en la questionnant sur l’Église : « Il m’est d’avis que Jésus Christ et l’Église, c’est tout un. »
Elle qui n’avait pas fait beaucoup d’études, mais avait été gratifiée de visions célestes qui lui avaient donné une force immense pour agir dans les troubles de son époque, avait saisi quelque chose, d’une manière particulièrement vive, du mystère de l’Église.
Cette semaine a eu lieu un évènement particulièrement triste pour tous les fidèles que nous sommes : la Fraternité sacerdotale
Saint Pie X, s’érigeant au-dessus du droit de l’Église, a consacré, sans mandat pontifical quatre nouveaux évêques, réitérant ainsi ce que Mgr Lefebvre avait réalisé en 1988 et qui avait initié un schisme douloureux. Le Saint-Siège a donc publié jeudi un décret stipulant la nature schismatique de cet acte et les excommunications des évêques consécrateurs et des nouveaux évêques ordonnés ainsi que les clercs et fidèles qui adhèrent formellement à ce schisme.
Cet évènement douloureux nous invite tous à réfléchir à notre attachement à l’Église : nous ne sommes pas membres de l’Église catholique parce qu’elle est parfaite, parce que nous sommes toujours et partout en accord avec tout ce que disent le pape et les évêques, mais parce que nous avons la foi en l’Esprit Saint qui l’assiste. Il ne peut pas y avoir la « Tradition » face à l’Église institutionnelle car dans ce cas la Tradition n’est plus la Tradition, c’est-à-dire la transmission fidèle des vérités de foi confiées aux Apôtres et à leurs successeurs, les évêques en communion avec le Pape. La vraie tradition ne peut se trouver qu’unie au Magistère de l’Église et elle est vivante.
Nous pouvons sans doute relire en ces temps le texte magnifique de Georges Bernanos qui comparait saint François d’Assise et Luther en affirmant que la vraie réforme de l’Église ne pouvait se vivre que de l’intérieur, par la sainteté :
« Qui prétend réformer l’Église par les mêmes moyens qu’on réforme une société temporelle, non seulement échoue dans son entreprise, mais finit infailliblement par se trouver hors de l’Église. Je dis qu’il se trouve hors de l’Église avant que personne ait pris la peine de l’en exclure, je dis qu’il s’en exclut lui-même, par une sorte de fatalité tragique. »
C’est là, je le répète, un fait d’expérience, que chacun peut vérifier s’il prend seulement la peine d’étudier la vie des hérésiarques grands ou petits. ON NE RÉFORME L’ÉGLISE QU’EN SOUFFRANT POUR ELLE, ON NE RÉFORME L’ÉGLISE VISIBLE QU’EN SOUFFRANT POUR L’ÉGLISE INVISIBLE. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques.
Aimons l’Église non pas d’un amour superficiel mais avec foi et prions pour l’unité : que ceux qui s’en sont séparés reviennent dans la barque de Pierre !
Don Raphaël SIMONNEAUX

Dieu est amour

Dieu est amour 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1 Jn 4, 16).
Cette phrase de l’apôtre saint Jean est la clef pour comprendre l’évangile d’aujourd’hui qui est particulièrement exigeant : «  Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; Qui a trouvé sa vie la perdra ». Regardons pourquoi cela nous semble exigeant et pourquoi Jésus nous demande cela.
Depuis plusieurs décennies, le confort des occidentaux augmente largement. Il fait bon vivre en France, même si dernièrement, de nombreux problèmes inquiétants se font plus visibles qu’auparavant. Ce confort est une des causes de notre foi souvent tiède. Nous avons le sentiment que l’on peut vivre tranquillement ou du moins nous cherchons cette tranquillité et le repos de manière constante, croyant naïvement qu’il sera parfait quand nous serons parvenus à notre but ; but qui évolue en permanence à mesure que nous avons obtenu quelque chose de nouveau. Le confort nous donne l’illusion que nous pouvons créer un monde parfait. Nous avancerions vers un monde toujours meilleur. On comprenait cette idée par exemple dans la chanson de Daniel BALAVOINE : Tous les cris les SOS : « Il faudrait changer les héros dans un monde où le plus beau reste à faire ». Dans cette optique, il nous est impossible de comprendre la phrase de Jésus : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ». Il nous faut comprendre que notre but est au Ciel pour rejoindre l’Amour parfait, celui qui nous procurera le repos : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28).
Jésus nous demande d’aimer Dieu davantage que nos parents, nos enfants qui sont certainement ce que nous avons de plus cher au monde, parce qu’il ne veut pas que nous nous
contentions d’un amour imparfait. Comprenons que la manière dont nous nous aimons les uns les autres n’est rien en comparaison avec l’amour dont nous sommes appelés à vivre auprès de Dieu. Ainsi, aimons Dieu au-delà de l’amour que nous avons pour nos familles et cet amour qui est notre joie en sera infiniment élevé. Jésus ne nous dit pas, n’aimez plus vos familles, mais au contraire, aimez-les davantage comme moi je vous aime. Pour cela, aimez-moi, car je suis l’Amour.
Don Bruno de LISLE

Lettre de saint Paulaux Romains

Lettre de saint Paulaux Romains 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Au verset 5, nous lisons « La mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ ». On comprend bien que l’Apôtre établit un parallèle entre le fruit de mort du péché d’Adam et le merveilleux fruit de grâce obtenu par Jésus, nouvel Adam.
Pour adorer le Mystère du Salut en Jésus le Christ, il faut avoir conscience de la réalité du péché originel : c’est l’objet du verset 12 : « Par un seul homme Adam, le péché est entré dans le monde et par le péché est venue la mort, ainsi la mort a atteint tous les hommes, du fait que tous ont péché ».
Le péché d’origine est passé à toute l’humanité. Aussi le premier fruit du sacrement du baptême est d’enlever le péché originel. Cette grâce première du baptême qui a été greffée en nous, chacun doit, au long de sa vie, y répondre par des conversions successives, c’est-à-dire le combat spirituel de toute une vie.
Dans les conciles des premiers siècles, une des « preuves » apportée de la réalité du péché originel était : « l’état actuel de l’humanité » – actuel, c’est-à-dire au 5ème siècle.
Sur le fond, l’état de l’humanité ayant peu changé, notre XXIème siècle nous donne tant d’exemples, tant de preuves de cette évidente réalité. Comme on dit « sur le zinc » le monde est fou … « où va-t-on ? » Mais à dater des «  Lumières », un courant de pensée en distance et en réaction vis-à-vis du Christianisme a affirmé que c’est la société qui rend l’homme mauvais, voir Rousseau et autres…
Mais le cœur de l’homme se retrouve cependant dans le psaume 50, celui où l’homme reconnaît et confesse tous les vendredis : « Je suis pécheur dès le sein de ma mère ».
Il faut remarquer d’ailleurs que l’élite de l’Antiquité païenne avait manifestement conscience de cette distorsion dans son cœur. Dans Astérix chez les Goths (1963), Goscinny met dans la bouche d’un légionnaire, en train de faire un mauvais coup avec un complice, ces mots d’Ovide (Publius O. Naso, 43 avant Jésus Christ, vers 18 après Jésus Christ) dans les «  Métamorphoses  »  : Video meliora proboque, deteriora sequor. Le dialoguiste bien connu ne donne pas la traduction (voir pages roses du Larousse). « Je vois ce que sont les choses bonnes et je les approuve, mais j’accomplis les mauvaises… »
Saint Paul exprime quelque chose de proche dans le chapitre 7 (verset 19) de la même épître aux Romains « Je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas ». « Si on ne comprend pas, écrivait le Cardinal Ratzinger en 1985, que l’homme est dans un état d’aliénation (c’est-à-dire prisonnier de son péché) alors on ne comprend pas la nécessité du Christ Sauveur, pour nous reconstruire, une aide extérieure nous est nécessaire ».
Car au moment où Ovide écrivait, Jésus venait de naître, le Sauveur…
Pour conclure, reprenons ce que nous avons dit plus haut. Il faut répondre à la grâce du baptême avec le combat spirituel de toute une vie… en ayant conscience, en sachant bien que la volonté a été plus blessée par le péché que l’intelligence.
Les Anciens, païens, mais en quête de morale, l’ont exprimé comme nous l’avons vu et saint Paul le crie : « Malheureux homme que je suis ! » Mais aussi « grâces soient à Dieu par Jésus Christ ». Tous les saints qui ont été proclamés par l’Eglise sont autant de preuves que nous pouvons devenir des saints. Le Pape François dans son exhortation à la sainteté (2018) l’a exprimé  : « Les saints ne sont pas forcément ‘parfaits’ mais combien de victoires du Christ dans leurs vies ! » et Benoît XVI : « l’intervention bienveillante de Dieu ne cesse de se manifester : c’est une lutte qui traverse l’Histoire ! »
Don Jean Marcel VEAU

Quel avenir pour notre civilisation occidentale ?

Quel avenir pour notre civilisation occidentale ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le progrès offre des possibilités admirables, et nous le voyons aujourd’hui de manière singulière dans le développement de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies. Comme je l’ai rappelé dans ma récente Encyclique, la technologie en soi n’est pas neutre car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la réglementent et l’utilisent (cf. Magnifica humanitas, n. 9) ; c’est pourquoi, face aux transformations de notre temps, notre discernement doit se concentrer sur la place qu’occupe la personne humaine dans nos décisions, et sur la manière dont se posent aujourd’hui, sous un jour nouveau, la dignité du travail, la solidarité, la politique sociale et le bien commun.
Ce discernement part d’un postulat fondamental : toute société véritablement juste se fonde sur la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne humaine. Cette dignité précède toute concession de l’État et ne peut être subordonnée à des consensus sociaux changeants ni aux aléas des majorités du moment (cf. Benoît XVI, Discours devant le Parlement fédéral allemand,
22 septembre 2011). Elle appartient à tout être humain du simple fait qu’il existe, et c’est pourquoi elle doit guider tout ordre juridique positif. La foi chrétienne la proclame à partir de la Révélation ; la raison humaine peut la reconnaître comme une exigence inscrite dans la vérité de l’homme (cf. ibid.). Lorsque cette conviction reste vivante, le droit devient une protection pour tous et une garantie face à l’imposition d’intérêts et d’agendas particuliers.
Sur cette base, il m’appartient aujourd’hui de prononcer une parole sereine et ferme devant ceux qui ont la grave responsabilité d’organiser juridiquement la vie en société. Cette vie en société peut être menacée par la culture du rejet, comme l’a si souvent mis en garde le Pape François (cf. Discours à l’Assemblée plénière de l’Académie Pontificale pour la Vie, 27 septembre 2021). En ce sens, si la vie cesse d’être reconnue comme une valeur fondamentale, quel avenir nos sociétés peuvent-elles avoir ? Peut-on qualifier de pleinement juste une communauté qui laisse dans l’ombre l’enfant à naître, la personne âgée, le malade, celui qui souffre en silence ou celui qui dépend entièrement des soins d’autrui ? La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. Lorsque cette certitude s’estompe, les plus vulnérables sont les premières victimes et la loi perd son sens le plus profond : servir et protéger chaque personne. C’est pourquoi la grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité.
Le bien commun est, d’une certaine manière, “la forme sociale de la dignité humaine” (cf. Magnifica humanitas, n. 59). Il ne consiste pas en une simple somme d’intérêts particuliers, mais en « l’ensemble des conditions de la vie sociale qui permettent aux associations et à chacun de leurs membres d’atteindre plus pleinement et plus facilement leur propre perfection » (Gaudium et spes, n. 26). Lorsque le bien commun cesse d’être un horizon partagé, l’action publique risque de se fragmenter en intérêts partiels, incapables de préserver ce qui appartient à tous.
Dans ce contexte, la famille revêt une importance particulière, en tant que première réalité humaine et fondement naturel de la communauté. C’est au sein du foyer que se côtoient les générations et que se transmet une mémoire vivante qui assure la continuité intérieure de la société. Là où la famille est soutenue, la stabilité spirituelle et sociale des nations s’en trouve également renforcée. La famille sera toujours la première école d’humanité où l’on apprend, avant tout autre lieu, la grammaire élémentaire de la vie en communauté : accueillir la vie, prendre soin de l’autre, pardonner, servir et appartenir.
Pape Léon XIV : extrait de la rencontre avec les parlementaires espagnols

La Fête Dieu

La Fête Dieu 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce dimanche, l’Eglise dans sa pédagogie veut nous aider à focaliser nos cœurs et nos regards vers ce mystère central de la foi pour les chrétiens  : Jésus Eucharistie. Nous allons au moins tous les dimanches à la messe pour faire ce que Jésus nous a dit « en mémoire de Lui »… Et comme l’habitude peut tous nous guetter, il est bon de nous arrêter sur ce sacrement institué par Jésus, le sacrement des sacrements, la présence de Jésus au plus haut point au milieu de nous. Jésus en prenant le pain a dit « ceci est mon corps livré pour vous » à la veille de sa Passion où il dépose sa vie pour nous. Puis « faites cela en mémoire de moi ». Par ce mystère que nous célébrons, nous rappelons sa mort et sa résurrection, nous nous tenons avec lui à la Cène avec les apôtres, au pied de la Croix avec Marie, au matin de sa résurrection avec les saintes femmes, avec son Père et dans l’Esprit-Saint dans sa Gloire éternelle. Comme l’aimait à le dire notre fondateur l’abbé Jean-François Guérin : « Tout le mystère de Dieu est dans le mystère du Christ, tout le mystère du Christ est dans le mystère de l’Eucharistie ». Nous n’aurons jamais fini de le contempler.
Le jour de cette fête l’Eglise nous encourage à quitter le confort de nos églises pour emboîter le pas au Christ dans la rue. C’est le geste magnifique et un brin provocateur auquel nous invite la fête du Corps et du Sang du Seigneur, traditionnellement appelée la Fête-Dieu. En ce dimanche, le Christ ne nous attend pas seulement au tabernacle ; il sort à notre rencontre, il s’invite au cœur de nos villes, de nos villages, de nos vies quotidiennes. Nous vous invitons à oser cette marche avec Jésus, dans nos rues, pour que le monde sache jusqu’où Dieu nous a aimé, pour rendre ce monde à Jésus. Comme il est bon de marcher avec Lui, de nous prononcer pour Lui devant les hommes. Comme il nous l’a promis, si nous faisons cela, « il se prononcera pour nous devant les Anges de Dieu ».
Jésus a institué le sacrement de son amour pour que nous ne défaillions pas en chemin. Comme nous l’entendons dans l’évangile de ce dimanche avec le discours du Pain de Vie, il y a une soif et une faim plus profonde en l’homme que celle du corps, c’est celle d’aimer et d’être aimé. Jésus l’accomplit en ne se contentant pas d’être avec nous, mais en venant au milieu de nous, pulser de son Cœur brulant d’amour. Ne laissons pas tant d’amour se perdre, n’en perdons pas une goutte, ouvrons largement l’espace de notre cœur où Jésus veut habiter, où toute la bienheureuse Trinité veut résider.
C’est sa joie, c’est notre force, c’est notre Vie, c’est notre vocation. Par cette présence en nous, peu à peu il nous transforme en Lui, nous donne un cœur semblable au sien, c’est-à-dire « doux et humble ». Il ne veut pas seulement être dans nos tabernacles, mais dans la tente de notre cœur. Rendons-le magnifique pour que cet hôte soit accueilli à la mesure de sa Grandeur ! Alors nous deviendrons peut-être le moyen que Dieu se choisit pour se révéler au monde.

Don Marc Antoine CROIZE-POURCELET
PS : RDV à 16h30 à l’église Saint Roch de Fréjus Plage pour la procession, fin vers 18h à la basilique.

La course de l’Evangile continue !

La course de l’Evangile continue ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le monde change, la culture et les mentalités évoluent, l’Evangile, lui, a plus de 2000 ans et reste le même. Une question se pose alors : comment vivre aujourd’hui les exigences qui découlent de l’Evangile  ? une question même plus profonde est de se demander si cela est seulement possible.
Il s’agit tout d’abord de comprendre que l’Evangile n’est pas lettre morte. Il s’agit d’une parole vivante, efficace par elle-même. Cette parole n’est pas d’abord une injonction morale, mais plutôt une parole de feu qui provient du cœur de Dieu brûlant d’amour pour chacun de nous ! Qui a un peu éduqué des enfants, sait que seul l’amour est capable de gagner les cœurs, de les faire s’ouvrir et petit à petit de les aider à grandir et à se convertir.
Il est heureux de constater, aujourd’hui, que l’Evangile est à l’œuvre, que la Parole de Dieu touche de nombreuse personnes qui, bouleversées d’un nouvel amour jusque là inconnu, viennent frapper à la porte de l’Eglise.
Une fois le cœur touché, l’amour reste, mais veut aller plus profond encore. Petit à petit, c’est toute notre vie qui est appelée à se laisser transformer. L’une de ces étapes, consiste à l’évangélisation de l’intelligence.
Dans cette évangélisation, puisqu’elle a rapport avec la recherche de la vérité dont nous ne sommes pas la source, le Christ dans son amour a voulu nous accompagner en nous donnant l’Eglise dans son rôle de mère.
Comme une mère va aider l’enfant à mettre des premiers mots sur les réalités qu’il voit et à pouvoir mettre en mot l’amour intense qui le lie à sa mère, l’Eglise a la mission de traduire dans les mots d’aujourd’hui, l’Evangile de toujours !
Cette mission, l’Eglise l’accomplit à travers son enseignement et particulièrement l’enseignement qu’elle donne avec autorité par la bouche de ses pasteurs les évêques et en particulier, le Pape.
Si les textes les plus importants sont les documents d’un concile où le Pape et les évêques enseignent ensemble en communion, ces évènements sont aujourd’hui plus rares. Le dernier Concile, aujourd’hui, a plus de 60 ans !
Pour l’Eglise universelle l’enseignement le plus important pour accompagner notre foi, la faire murir et la vivre dans notre monde contemporain, est l’enseignement donné par les encycliques des papes.
C’est dire l’importance de l’évènement de lundi dernier avec la publication de la première encyclique du Pape Léon XIV. « Magnica Humanitas » nous aide à porter un regard de foi sur le sujet contemporain et complexe de l’Intelligence Artificielle. Elle est déjà saluée par nombre d’experts comme un texte qui fera date, non seulement pour la foi, mais pour une foi vivante dans notre monde contemporain.
Rendons grâce pour l’Eglise qui continue de porter au monde l’Evangile jusque dans ces sujets les plus humains, parce que « rien de ce qui est humain ne nous est étranger ».
A l’heure où le venin de la division blesse l’Eglise, disposons nos cœurs et nos intelligences à recevoir avec des cœurs de fils et de filles de l’Eglise, l’enseignement de celui qui est le garant de l’unité de l’Eglise !
Don Guillaume PLANTY

Mission de l’Esprit Saint, mission des Apôtres, mission des fidèles

Mission de l’Esprit Saint, mission des Apôtres, mission des fidèles 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit Saint. » (CEC 731)
Nous célébrons aujourd’hui cette profusion qui est répandue dans nos cœurs. à « la plénitude des temps », lorsque le mystère pascal est accompli, Dieu offre son Esprit en abondance dans le cœur des Apôtres. « La maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. » En ce jour très saint, renouvelons notre foi en l’Esprit Saint qui est à la fois l’« hôte très doux de nos âmes » qui se manifeste comme une brise légère et « le violent coup de vent » qui, dans sa plénitude, vient tout bouleverser en nous.
Comme les Apôtres le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint s’est répandu en plénitude dans nos cœurs lors de notre baptême et de notre confirmation. Il sanctifie nos âmes et nous envoie, comme Lui a été envoyé par le Père, dans nos cœurs. La mission de l’Esprit, c’est-à-dire le fait qu’Il soit envoyé, est profondément liée à la mission de l’Église dont nous sommes les membres. Remplis d’Esprit Saint, nous sommes envoyés pour témoigner de l’amour de Dieu autour de nous. La Pentecôte nous rappelle que la mission n’est pas réservée aux prêtres ou à quelques chrétiens, mais fait partie de notre ADN de chrétiens initiés aux mystères de la foi par les sacrements. « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile » nous dit avec force saint Paul ! à partir du Jour de la Pentecôte, l’Église est devenue missionnaire : « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.  » Notre manière d’être missionnaire pourra être différente pour chacun d’entre nous mais nous avons tous à l’être : c’est une certitude !
Nous avons à l’être car nous sommes « pleins » de l’Esprit Saint. « L’apôtre est un calice plein jusqu’aux bords de la vie de Jésus Christ et dont le trop-plein se déverse sur les âmes.  » (Mattéo Crawlay, prêtre ayant répandu la dévotion au Sacré-Cœur cité par dom Chautard dans l’âme de tout apostolat). Parlons donc de l’œuvre de Dieu, ce « trop-plein », autour de nous : en famille, dans nos cercles amicaux et professionnels  ; cherchons le moyen pour nous, dans la vie qui est la nôtre, à être missionnaire. Nous serons alors véritablement les envoyés de la Pentecôte comme l’Esprit Saint a été envoyé et répandu dans notre cœur.

Don Raphaël SIMONNEAUX

La vie éternelle

La vie éternelle 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »
La connaissance du vrai Dieu, le Père, qui a pu se faire par son Envoyé, son Fils Jésus-Christ, est la Vie éternelle.
Cette reconnaissance du Père et du Fils, qui est Vie éternelle, c’est la Foi.
La foi est réponse de l’homme à Dieu qui se fait connaître. Elle est responsabilité de l’homme (“ré-ponse” donc “res-ponsabilité”) ; mais seul Dieu peut faire connaître Dieu ! La foi est surtout don de Dieu à l’homme, une participation à la connaissance que Dieu a de lui-même. La foi est une grâce, une illumination intérieure, une l’œuvre de l’Esprit-Saint, l’Esprit du Père et du Fils, qui révèle le Père et le Fils à notre cœur et à notre intelligence. Jésus l’appelle l’Esprit de Vérité, parce que la Foi est connaissance de la Vérité, et cette connaissance est Vie éternelle. Connaissance, Vérité, foi en Dieu et en son Envoyé, et Vie éternelle, tout cela est la même chose. La Foi est la Vie de Dieu déjà donnée en partage à notre âme.
« La Vie s’est manifestée, et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue » (1Jn 1,2), c’est Jésus, « le Sauveur du monde » (1Jn 4,14).
« Comme le Père en effet a la Vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la Vie en lui-même », dit Jésus (Jn 5,26). « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14,6) « Je suis la Résurrection et la Vie. » (Jn 11,25) « Ce qui fut en lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes. » (Jn 1,4)
Messie, Christ, Verbe, Fils de Dieu, Envoyé de Dieu, Chemin, Vérité, Vie éternelle : tel est notre cher Jésus, qui nous aime (Ap 1,5) et a donné sa vie pour que nous vivions de sa Vie (1Jn 4,9).
« Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a pas le Fils, n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. » (1Jn 5,11-13)
Connaissance de Dieu, connaissance de Jésus-Christ, Vérité de Dieu, Vie de Dieu… tout cela n’est pas symbolique, c’est historique. L’absolu de Dieu s’est fait relatif à un temps et à un lieu, il y a 2000 ans en Palestine, et se vit dans son Eglise depuis lors.
Nos contemporains sont devenus “disciples de Pilate”, et non plus disciples de Jésus : ils ne disent plus “Jésus est la vérité” mais “qu’est-ce que la vérité… ?” (Jn 18,38), en haussant les épaules et en tournant le dos à Jésus.
« Le postulat de départ [de nos contemporains] est que la vérité authentique sur Dieu est en définitive inaccessible et que, au mieux, on ne peut rendre présent ce qui est ineffable qu’à l’aide de divers symboles. Ce renoncement à la vérité semble réaliste et utile à la paix entre les religions dans le monde, mais il est fatal pour la foi. De fait, celle-ci perd son caractère contraignant, et son sérieux si tout est réduit à des symboles au fond interchangeables, capables de renvoyer seulement de loin au mystère inaccessible du divin. » (Benoît XVI)
Cette “paix entre les religions” serait une belle chose. Mais si elle “redimensionne” Jésus-Vérité, ressenti désormais comme une prétention et même une agression, elle est en fait une tentation, peut-être la suprême tentation de l’histoire.
« Je suis la Vérité », je suis la Révélation du vrai Dieu, et la connaissance de cette Révélation, l’accueil de cette Révélation par la Foi, est Vie éternelle.
Le mandat de Jésus est toujours actuel : “Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle du Messie ressuscité !” (cf Mc 16,15). …S’ils n’évangélisent pas… (1Co 9,16). « La Vie s’est manifestée ! » Allons-nous fermer les yeux à cette manifestation ? Allons-nous remplacer une “prétention à la Vérité” par une fallacieuse prétention à la paix ? Cela n’apporterait ni la paix ni la Vie.
Don Laurent LARROQUE

Veille de l’Ascension ! Jésus fait deux promesses

Veille de l’Ascension ! Jésus fait deux promesses 150 150 Paroisses de Saint-Raphael
  • Un autre Défenseur sera pour toujours avec vous.
  • Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
    Nous voilà bien avancés dans le Temps pascal. L’Eglise, dans sa liturgie, nous invite à nous tourner vers la Pentecôte où nous célébrons l’envoi de l’Esprit Saint sur les apôtres « réunis avec Marie, mère de Jésus au cénacle » (Acte des Apôtres).
    Jésus déclare donc : « Je prierai le Père et Il vous donnera un autre Défenseur pour qu’Il soit avec vous à jamais, l’Esprit de vérité ». Que cette solennité de Pentecôte soit pour nous un renouvellement de l’œuvre, dans nos âmes, de l’action de l’Esprit Saint que nous avons reçu à notre baptême et à notre confirmation.
    Jésus déclare aussi : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous ». Dans la conclusion de l’Evangile de Saint Luc, il est dit que Jésus « emmène ses disciples jusque vers Béthanie », « comme Il les bénissait, Il se sépara d’eux  ; eux retournèrent à Jérusalem en grande joie  » ; dans le deuxième tome de la vie de Jésus, J. Ratzinger (Benoît XVI) écrit : « Cette conclusion peut surprendre, nous attendions qu’ils soient tristes, toute séparation amène une souffrance ; on peut en tout cas en déduire que les disciples ne se sentent pas abandonnés : ils sont certains d’une présence nouvelle de Jésus, présent d’une manière nouvelle et puissante ».
    Benoît XVI – Ratzinger poursuit sa réflexion, sa méditation théologique très éclairante au sujet de l’Ascension : « La joie des disciples corrige notre image de cet évènement, il ne s’agit pas d’un départ vers une région lointaine du cosmos » « Dieu est le fondement, le Créateur de tout espace, mais Il n’en fait pas partie ».
    « Jésus, poursuit Benoît XVI, prend congé, mais ne va pas vers un astre lointain, Il n’est pas « parti », en vertu du pouvoir même de Dieu, Il est toujours présent à côté de nous et pour nous ». « C’est un nouveau mode de proximité, de présence permanente. »
    Don Jean Marcel VEAU

Le perfectionnement de notre foi

Le perfectionnement de notre foi 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Les remarques que Jésus fait à Philippe, bien qu’apôtre choisi par Jésus, nous montrent, la nécessité de grandir dans la foi : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! » (Jn 14). Jésus constate amèrement que ses plus proches disciples n’ont pas reçu, dans leurs cœurs, l’enseignement qu’il leur donne depuis un bon moment. Les phrases sont exclamatives et non pas interrogatives. Nous voyons l’exigence de Jésus en matière de foi. Il en va de même pour chacun d’entre nous. La foi n’est pas un « paquet » que nous avons reçu massivement, même si le baptême nous fait entrer dans la vie de Dieu. Nous recevons par notre baptême la foi, et cela est symbolisé par le cierge que le parrain tient, mais une foi qui doit grandir. Comme ce cierge que le parrain tient semble fragile par la petitesse de la flamme, notre foi est fragile au moment de notre baptême. Elle doit grandir dans notre cœur tous les jours de notre vie, être consolidée par nos proches, parents, parrains et marraines, mais surtout par les sacrements que nous recevons, pour pouvoir laisser Dieu agir en nous. Ainsi, il n’y a pas de repos pour nous tant que nous ne sommes pas dans le Christ. Plus nous croyons, plus nous posons des actes religieux ; plus nous prenons des risques dans la foi, plus nous sommes proches de Dieu. Cette proximité s’apprend, se travaille comme les apôtres l’ont apprise malgré eux. Ils se sont laissé guider par Jésus en le suivant malgré leurs incompréhensions, malgré leurs questions qui sont restées sans réponses humaines. En tombant, ils se sont relevés par la grâce de Dieu ; abandonnant le Christ, ils ont eu l’humilité de revenir vers lui. Dieu a travaillé leur cœur comme il travaille le nôtre tous les jours de notre vie. Dans les difficultés et les douleurs que nous traversons, Dieu est présent et attend que nous tournions notre regard vers lui systématiquement. Dans les difficultés et les joies, il attend la même chose : que nous nous tournions vers lui. Sainte Thérèse d’Avila disait : « Tout est grâce. » C’est-à-dire que toute chose nous permet d’aller vers Dieu. C’est une phrase qui est parfois lourde et difficile à comprendre mais éprouvée par les saints. Cet évangile d’aujourd’hui nous invite donc à ne pas rester satisfaits de notre foi, à toujours avoir le désir d’augmenter notre foi, de grandir et de laisser Dieu agir dans nos cœurs.
Don Bruno de LISLE

    Nous contacter

    +33 4 94 19 81 29

    Nous aider