Editorial Principal

L’Amour de Dieu dans le regard d’un bébé

L’Amour de Dieu dans le regard d’un bébé 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Petit Enfant Jésus descendu du ciel pour venir nous trouver, Tu es l’Amour. Petit Enfant Jésus Tu es Dieu, mais un Dieu si grand qu’aucune ingratitude des hommes ne t’a jamais lassé, tellement tu es épris d’Amour pour ta créature. Dans le Conseil de la Trinité Sainte vous avez décidé de venir sauver l’homme, tellement vous l’aimez. Toi le Dieu si grand tu es tellement plein d’amour que tu t’es fait ce petit. Saint Pierre Chrysologue (V° s.) disait :
« Dieu que le monde ne peut contenir, comment le regard humain, si étroit, pouvait-il le saisir ? Mais le code de l’amour ne considère pas ce que celui-ci peut être, ce qu’il doit et ce qu’il peut faire. L’amour ignore le jugement, il manque de raison, il ignore la mesure. L’amour ne se laisse pas arrêter par l’impossibilité », il passe la difficulté, il rejoint son but : et le voici dans la crèche, avec un visage humain.
Petit Enfant Jésus, tu connais le cœur de chacun de ceux qui fêtent Noël, le cœur plus ou moins rempli de bons sentiments. Petit Enfant Jésus, que tous te découvrent comme l’Amour, et que ton Cœur ne saigne pas trop d’en voir tant qui ne te connaissent pas ou qui ont des idées bizarres sur Toi, ou qui te connaissent si peu qu’ils t’en veulent parce ce monde est dur et qu’ils t’en rendent responsable.
Oui, combien de malheurs Seigneur ? Deuils, maladies, divisions, déchirures dans les familles… Combien de cris, de pleurs, de gémissements et de plaintes ? « Moi ch’crois plus en Dieu parce que mon père est parti en me laissant tomber ». C’est pourtant bien Jésus Dieu qui est là dans la crèche pour toi aussi. Viens lui faire tes reproches, mais laisse-toi aimer quand même et prends Jésus dans tes bras : il va guérir ta déchirure.
Jésus, Tu es l’Amour, tu ne peux pas t’imposer par la force, et même s’il y a plusieurs religions sur la terre, Tu es bien le Dieu qui se fait notre frère pour nous apprendre que nous sommes tous fils du même Père en Ton Nom. Il n’y a qu’un seul Dieu et tous les hommes peuvent devenir vraiment frères en arrivant à accueillir l’Amour de Dieu manifesté dans le regard innocent et vulnérable de cet enfant qui était né avant les siècles du sein du Père éternel et qui est né il y a 2000 ans dans cette étable de Bethléem.
Ô Jésus, que tous les hommes sachent, même ceux qui n’ont pas réussi à te connaître sur terre que, s’ils sont restés bons en respectant leur conscience, ils iront te rejoindre un jour pour fêter ton amour au Ciel, car toi, petit Jésus, Tu es aussi le Roi du Ciel, le Roi d’Amour pour tous les cœurs où tu auras trouvé de l’Amour, et ceci à travers tous les siècles, tous les peuples, toutes les races et toutes les religions, comme tu le montreras au Jugement dernier (Mt 25,31-46), où Tu seras Roi et Centre de tous les cœurs qui ont aimé en vérité.
Ô Jésus, que ceux qui portent ton Nom, les Chrétiens, prennent davantage feu au feu de Ton Amour en s’apercevant mieux de l’extraordinaire privilège qu’ils ont à te connaître et à avoir accès direct et immédiat auprès du Père éternel (cf Eph 2,18), dès cette terre et dès après leur mort, parce qu’ils auront été baptisés en ton Nom et qu’ils se seront véritablement mis à l’écoute de ton évangile qui est la vraie lumière pour la conscience de tout homme.
Et depuis 2000 ans, les simples comprennent ce langage de l’Amour
(Ps 118,130). Ils dévisagent l’Amour de Dieu manifesté dans le regard d’un bébé, puis plus tard manifesté dans le regard éteint mais calme et puissant du Saint-Suaire de Turin, car ce bébé devenu grand a donné sa vie par amour sur une croix et il vient nous redire ce soir (Ap 1,18) : « Je fus mort, mais voici, vivant, JE SUIS, pour les siècles des siècles. » Amen !

Don Laurent LARROQUE

Jésus-Christ

Jésus-Christ 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Au commencement de l’évangile, Saint Matthieu nous donne une généalogie descendante de Jésus. Pour un lecteur moderne, c’est un peu fastidieux, mais du temps de Jésus et en Orient, c’est un peu comme décliner son identité ou avoir un état civil. Cela donne une existence sociale dans un contexte historique. C’est aussi une manière de revendiquer l’héritage de tel ou tel ancêtre. Ici, on remonte à Abraham le Père des croyants, le premier à qui Dieu fait une promesse au chêne de Mambré. Et à David, à qui Dieu avait promis que dans sa descendance naitrait le Messie, l’oint du Seigneur.
L’ascendance de Jésus épouse bien les grandes étapes de l’histoire biblique, il est bien celui annoncé et promis et non une génération spontanée, catapultée dans l’histoire sans lien avec l’alliance sainte. Ce messie annoncé vient enfin, il accomplit tout ce qui a été écrit de lui.
John Barton Payne, a trouvé jusqu’à 574 versets dans l’Ancien Testament qui, d’une manière ou d’une autre, pointent vers le Messie à venir, le décrivent ou y font référence. Alfred Edersheim a trouvé 456 versets de l’Ancien Testament faisant référence au Messie ou à son époque. Selon une estimation basse, nous pouvons affirmer que Jésus accomplit au moins 300 prophéties au cours de son ministère terrestre. Rien que le Psaume 22 semble être une description du jour de sa Passion sur la croix. Du temps de Jésus, l’effervescence est là, le peuple attend comme dans un grand Avent, cette venue annoncée.
L’ange annonce ensuite, dans un songe à Joseph, le nom de cet enfant  : « Tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Depuis le premier péché de nos parents, l’homme attendait un sauveur. Si nous pouvons nous entraider ici-bas, il y a au moins trois choses -nous enseigne le catéchisme- dont seul Dieu peut nous sauver : du diable, du péché et de la mort. Son nom dit son identité et sa mission.
Saint Matthieu ajoute « Christ » à côté du nom de Jésus. Christ (en grec), messie (en hébreu), oint (en français) veulent dire la même chose. C’est un titre qui dit une dignité royale et sacerdotale. Les prêtres et les rois recevaient une onction d’huile sainte pour la mission qui leur était confiée d’en haut. Cela préfigurait aussi l’onction le vrai roi prêtre qui doit venir dans le monde. (Ps 44.8).
Saint Bède le Vénérable dit avec concision : « Du fait qu’il est Sauveur, le Christ peut nous sauver de nos péchés ; du fait qu’il est Prêtre, il peut nous réconcilier avec Dieu le Père ; du fait qu’il est Roi, qu’il daigne nous donner le royaume éternel de son Père »
Il est venu chez les siens, le Sauveur, l’oint de Dieu. Saurons-nous l’accueillir et par là le laisser nous sauver ?

Don Marc-Antoine CROIZE-POURCELET

Laissons-nous attirer à Lui

Laissons-nous attirer à Lui 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Préparez les chemins du Seigneur ». La première partie de l’Avent est rythmée par cette invitation à disposer nos cœurs pour que rien ne fasse obstacle en nous à la venue du Seigneur.
Faire obstacle à la venue du Seigneur ? Qui pourrait sérieusement prétendre faire obstacle à l’action toute puissante de celui qui veut nous sauver ? Quel péché serait assez important pour stériliser l’action de Celui qui est la vie-même ? Quel obstacle empêcherait Celui qui est lui-même le chemin de s’en frayer un jusqu’à nos cœurs ? Sûrement pas nos péchés du quotidien, ceux qui font de notre vie un patient et endurant combat spirituel.
Au fond, le seul moyen d’empêcher le Seigneur de venir, est de ne pas l’aimer. En nous privant d’amour, nous nous privons de Dieu.
Peut-être est-ce précisément-là la grande préparation de cet Avent ! Nous tourner vers Dieu avec un désir amoureux renouvelé, capable de préparer notre embrasement d’amour à Noël. En nous y attelant, nous préparons non seulement Noël, mais nous renouvelons en profondeur notre vie spirituelle et notre vie chrétienne tout entière.
Cet amour naissant, sous forme de désir, cette préparation à un grand amour, nous pouvons le percevoir dans la question pleine de désir posée à Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?» Celui qui attend désire et commence à aimer, s’il n’aimait pas il relâcherait son attente ? Pourtant son amour n’est que la pierre d’attente de l’amour qui le saisira en présence de Celui qui doit venir !
Cet amour naissant, nous le découvrons en accueillant ces frères et sœurs qui sont les trésors de notre Eglise : les catéchumènes. Quelque chose qu’ils ont souvent du mal à décrire les a poussés vers l’Eglise. Nous les accueillons pleins de désir, assoiffés de connaissance de Dieu, tout désireux d’être conduits au cœur de l’amour, vers Jésus lui-même.
A la suite des disciples de Jean, en communion avec les catéchumènes qui nous entrainent dans leur quête de Dieu, demandons la grâce de nous laisser attirer par l’amour de Dieu, de ne plus y résister et préparons-nous à nouveau à brûler d’amour ! Prêts ?
Don Guillaume PLANTY

Qu’ils soient un !

Qu’ils soient un ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« C’est une coïncidence providentielle que, en cette Année Sainte consacrée à notre espérance qui est le Christ, nous célébrions également le 1700ème anniversaire du premier Concile œcuménique de Nicée, qui proclama en 325 la profession de foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu. C’est là le cœur de la foi chrétienne. » (Léon XIV, In unitate fidei)
Le Saint-Père, juste avant de se rendre en Turquie et au Liban pour son premier voyage apostolique, nous a laissé cette très belle lettre à l’occasion du 1700ème anniversaire du Concile de Nicée.
En 313, avec l’édit de Milan, la tolérance était accordée dans l’Empire au culte chrétien, grand soulagement après plusieurs siècles de persécutions. Mais le danger est vite venu au sein même de l’Église par des divisions internes avec ceux qui falsifiaient la vraie foi reçue des Apôtres. C’est le cas notamment de la doctrine d’Arius, un prêtre qui refusait la divinité du Christ. C’est pourquoi l’empereur Constantin décida de rassembler les évêques d’Orient et d’Occident en 325 qui proclamèrent ensemble le Credo que nous chantons ou disons chaque dimanche. L’anniversaire est pour nous l’occasion de l’approfondir : mieux connaître notre foi pour mieux aimer Jésus.
Voici en particulier un point très important de ce Credo que nous avons redécouvert il y a quelques temps grâce à la nouvelle traduction plus fidèle au grec et au latin : le fameux mot « consubstantiel ». Voici comment l’explique le Pape :
« Les Pères ont confessé que Jésus est le Fils de Dieu en tant qu’il est « de la substance (ousia) du Père […] engendré, non pas créé, de la même substance ( homooúsios) que le Père ». Cette définition rejetait radicalement la thèse d’Arius. [3] Pour exprimer la vérité de la foi, le Concile utilisa deux mots, « substance » ( ousia) et « de la même substance » ( homooúsios), qui ne se trouvent pas dans l’Écriture. » (Léon XIV, ibid.).
Sur les décombres de Nicée, le Pape a déclaré conjointement avec le Patriarche Barholomée Ier leur attachement commun à la foi vécue depuis 1700 ans en Orient et en Occident :
« Nous devons également reconnaître que ce qui nous unit, c’est la foi exprimée dans le Credo de Nicée. Il s’agit de la foi salvatrice en la personne du Fils de Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, homoousios avec le Père, qui pour nous et pour notre salut a pris chair et a habité parmi nous, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel et reviendra pour juger les vivants et les morts » (déclaration commune, 29 novembre 2025).
Cherchons toujours davantage à approfondir notre foi et prions pour l’unité des chrétiens. Que l’intention de l’unité, si chère à notre pape, soit la nôtre pendant ce temps de l’Avent.

Don Raphaël SIMONNEAUX

Tenez-vous prêts

Tenez-vous prêts 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Nous voilà entrés en Avent. Une nouvelle année liturgique commence et comme tout commencement, nous recevons des grâces pour grandir dans la foi. L’église nous invite particulièrement à considérer cette première semaine d’Avent comme un nouveau départ. C’est pourquoi l’évangile de ce jour se veut alarmant : « Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. » (Matthieu 24, 40-44). N’ayons pas en tête que Dieu serait mauvais et aurait un projet tout à fait fataliste pour chacun d’entre nous. Le Christ employant ces mots cherche avant tout à nous réveiller afin que nous sortions de notre torpeur. En effet, les années se suivent et se ressemblent. Le confort de nos vies peut nous empêcher de rechercher la sainteté. Le temps de l’Avent est un mois béni qui veut nous réveiller afin de préparer comme il se doit la mémoire de la venue de Notre Seigneur « dans la chair ». Et il faut être en éveil, car ce mystère de Noël est immense. Certainement que les cadeaux et les décorations nous font du bien, et ce sont de bonnes traditions, mais elles ne doivent pas nous cacher cette réalité extraordinaire de l’incarnation : Dieu qui est infini devient fini. Il s’abaisse pour venir nous sauver de la mort. Même si nous avons déjà entendu l’histoire et que nous savons comment Dieu nous a sauvés, on ne peut pas dire que cet évènement soit banal.
Afin de rester en éveil durant ces quatre dimanches de l’Avent, nous méditerons la figure de saint Jean-Baptiste, homme peu banal également par sa vie et son tempérament de feu, rappelant celui d’Elie, le prophète. Nous méditerons également la figure de la Vierge Marie qui a attendu plus que quiconque la venue de ce Messie qu’elle a porté en son sein.
Pour rester en éveil, nous pouvons choisir plusieurs résolutions dans notre vie de prière, le but étant de changer nos habitudes pour marquer notre attention. Soyons réguliers dans ces résolutions et tenons-les jusqu’à Noël, où le Christ nous fera vivre d’une manière inhabituelle le jour béni de sa naissance dans notre monde.
Don Bruno de LISLE

Le Christ Roi

Le Christ Roi 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Mais qu’est-ce que le dimanche ? Comment vivons-nous notre dimanche durant l’année ?
Si l’on nous demandait ce qui a été institué en premier, la Solennité de Pâques ou bien le dimanche, il est probable que nous hésiterions un peu…
Eh bien, c’est un fait ! Il n’y a pas de trace de célébration fixe de Pâques avant le 2ème siècle chrétien, mais le dimanche est célébré par la communauté chrétienne dès le 1er siècle. Cela nous montre déjà l‘importance très grande de nos dimanches.
A ce sujet et pour preuve de ce fait, Dom Nocent, moine de l’abbaye de Maredsous (Belgique), professeur de liturgie à Saint-Anselme à Rome, relevait trois références certaines dans le Nouveau Testament. Dans les Actes des Apôtres (chap 20, verset 7) nous lisons « le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain ». Nocent écrit « les termes utilisés, marquent que ce n’est pas exceptionnel. » D’autre part, il cite la Première lettre aux Corinthiens (chap 16 verset  2) « que chaque fidèle, le premier jour de la semaine, mette de côté ce qu’il a épargné.  » La note de la TOB est claire : c’est-à-dire le dimanche » – enfin, il y a le début de l’Apocalypse (chap 1, verset 10) « j’entrai en extase le jour du Seigneur ». Là encore, Dom Nocent écrit : « (c’est) pour rappeler la Résurrection de Jésus, c’est certain ».
Mais il est bien évident que le fait de célébrer le dimanche et la grande nouvelle du Matin de Pâques : la Victoire de Jésus le Christ sur la mort et sur le péché sont liés. Reprenons le chapitre 20 de l’Evangile de Saint Jean : « huit jours plus tard (c’est-à-dire huit jours après Pâques), les disciples étaient de nouveau réunis dans la maison ».
Nous savons bien que les passages d’Evangile alternent chaque année (A, B, C). Et bien, au dimanche qui suit immédiatement Pâques, (qu’on nommait de Quasimodo), tous les ans, c’est cet Evangile qui est proclamé, le même. On pourrait dire que ce passage de Saint Jean est l’Evangile de la fondation du Dimanche, le dimanche étant l‘écho, «  huit jours plus tard » de cet événement extraordinaire, puissamment bouleversant qu’a été la Résurrection de Jésus. Dans son livre « Jésus de Nazareth », au Tome II, Joseph Ratzinger – Benoît XVI, parlant de la résurrection du Sauveur, écrit : « pour moi, une des preuves les plus puissantes de la Résurrection de Jésus, c’est-à-dire le fait que l’extraordinaire s’est produit : la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité, c’est le fait, chez les premiers chrétiens, d’avoir déplacé le Jour consacré à Dieu, l’abandon du rite séculaire du peuple hébreu.» Ce n’est donc plus le sabbat qui est célébré comme jour « saint » sauf (comme préparation) mais le « huitième jour » le jour « du Seigneur » le dimanche. Concluons avec J. Ratzinger – Benoît XVI « la célébration du jour du Seigneur dès le début distingue la communauté chrétienne  ». C’est cette victoire sur la mort célébrée chaque « 8ème jour » qui nous fait proclamer : le Christ est Roi de l’Univers !
Don Jean Marcel VEAU

Quand et comment cela arrivera-t-il ?

Quand et comment cela arrivera-t-il ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Jésus parle de la destruction du Temple, qui arriva en 70, à peu près 40 ans après cette prédiction donnée vers l’an 33. Mais à travers cet événement, Jésus regarde la fin de l’histoire, coïncidant avec son Retour dans la Gloire.
Il ne donne pas de réponse directe à la question du “quand ?” La consigne est seulement de veiller en attendant et de persévérer dans la constance et la patience pour sauver sa vie. Pour sauver sa vie éternelle, bien sûr, sauver son âme, pas spécialement pour garder cette vie physique, qui est de toute façon passagère.
Veiller et persévérer pour sauver son âme éternelle, cela veut dire garder la foi et les mœurs, c’est-à-dire garder le Credo et les 10 Commandements, cf Ap 12,17.
Rapportons aussi la conclusion de la 1ère lecture (qui est aussi la conclusion de tout l’Ancien Testament selon l’ordre reçu dans nos Bibles), comme une manière de parler, non seulement de la première venue de Jésus, mais aussi de son Retour :
« Pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de Justice se lèvera, avec la guérison dans ses rayons. »
C’est une belle promesse, adressée à ceux qui craignent (qui respectent) Dieu, et ceux qui sont dans la justice ou qui du moins n’ont pas peur de la justice.
Cela ressemble à cette affirmation de Jésus en Jn 3,19-21 :
« La Lumière est venue dans le monde… », et les hommes ont deux attitudes opposées face à Elle : soit de se cacher à cette lumière, de crainte qu’elle ne dénonce nos œuvres de ténèbres, qu’on préfère à la Lumière (se préférer à préférer Dieu – tragique !), soit d’aller vers cette lumière, dominant cette peur d’une mise en lumière de nos ténèbres, parce qu’on sait qu’il n’y aura pas un jugement, mais une guérison dans ces rayons de Lumière, comme on voit dans les rayons qui partent du Sacré-Cœur, selon le tableau de Jésus Miséricordieux donné par Sœur Faustine et Jean-Paul II à l’Eglise et au monde de notre temps, enfoncés dans les ténèbres.
La croix est une mise en lumière de l’horreur du péché : comment l’Innocent prend sur lui tout le mal du monde et meurt couvert de coups et blessures, couronné d’épines, rejeté et trahi, crucifié et transpercé. C’est Dieu dans les mains de ceux qui ont préféré eux-mêmes à Dieu. « Quand je serai élevé de terre, vous saurez que JE SUIS. » (Jn 8,27) Et : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé. » (Jn 19,37 ; Ap 1,7). Mais à ce moment-là, ce ne sera pas une condamnation générale, mais la guérison de nos blessures dans ses blessures, spécialement la Blessure de son Cœur ouvert, Soleil de Miséricorde infinie avec la guérison dans son rayonnement, ou fleuve de Vie limpide jailli du côté droit du Temple, de son Corps crucifié et ressuscité, qui assainit la terre entière par les sacrements.
Jésus revient bientôt. On ne sait quand. Il faut rester vigilants dans la foi et les mœurs et repérer les signes qui sont ambigus et rester persévérants jusqu’à la fin.
Mais si on relie ce Retour glorieux de Jésus avec la promesse de Malachie, on voit qu’Il revient non pas pour condamner, mais pour guérir ceux qui seront dans la crainte du Nom de Dieu et dans l’amour de la justice. Et je veux penser que beaucoup même de ceux qui sont actuellement dans le mépris du Nom de Dieu, et dans l’amour de l’injustice, mais sans qu’il y soit trop de leur faute, car entraînés par la corruption extrême de notre monde, et ce qui ne va pas dans l’Eglise, se convertiront vers la Lumière, Soleil d’infinie Miséricorde, mais aussi de très sévère Justice éternelle.
Don Laurent LARROQUE

Rituel de la dédicace

Rituel de la dédicace 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce dimanche nous fêtons la dédicace de la Cathédrale Saint Jean du Latran. Ceci mérite une petite explication. La Cathédrale Saint Jean du Latran, moins connue que la basilique Saint Pierre de Rome est pourtant la Cathédrale du pape. Une cathédrale, c’est une église qui accueille la cathèdre : le siège de l’évêque d’où il enseigne le peuple que Dieu lui confie. Pour le pape, l’évêque de Rome, mais aussi le successeur de l’apôtre Saint Pierre c’est celui qui est chargé par Jésus-Christ de confirmer ses frères. Il y a une importance particulière pour nous catholiques à célébrer cette fête qui, même un dimanche, prime sur le cycle de l’année liturgique.
La dédicace, c’est la fête par laquelle un bâtiment est soustrait au profane pour être réservé à Dieu. C’est un peu comme le baptême pour un être humain, de la même manière le bâtiment est consacré à Dieu. Par notre baptême, d’une certaine manière nous appartenons à Dieu. C’est pour cela que notre âme doit être un lieu de prière et non un lieu de vils commerces.
Dans certaines églises, nous avons un narthex situé entre le parvis et la nef. Un peu comme un sas qui nous aide à passer du profane au sacré. Un lieu pour que nos pensées, nos cœurs se préparent à la rencontre dans la maison de Dieu où il nous attend. Le chœur, lieu par excellence de l’office, symbolise le ciel. Le sanctuaire, à l’emplacement de l’autel, symbolise le trône de Dieu. Ces espaces nous aident à ajuster nos attitudes, nos pensées, nos paroles pour nous approcher avec révérence de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, Jacob le petit fils d’Abraham, alors qu’il fuit son frère Esaü et s’éloigne de la Terre promise, fit une nuit un rêve étrange  : une échelle dressée vers le ciel d’où les anges montent et descendent. Là, le Seigneur a renouvelé son alliance conclue avec Abraham et Isaac. à son réveil Jacob consacre ce lieu et lui donne le nom de Bethel, c’est-à-dire « maison de Dieu  » (Gn 28,10-17) « Sûrement Dieu est présent ici /…/ et ceci est la porte du ciel ». C’est bien vrai, nos églises sont le lieu où Dieu fait demeurer son nom et sont comme des fenêtres ouvertes sur le ciel où nous pouvons, d’une manière particulière, écouter Dieu et faire monter vers Lui nos louanges.
Pour consacrer ce lieu, Jacob prit de l’huile dont il oint la pierre sur laquelle il s’était reposé. Comme pour notre baptême, comme pour la consécration d’une église. Ils sont oints du Saint Chrême, nous avons été oints du Saint Chrême à notre baptême. Nous sommes désormais, comme ces églises : le temple, la Maison de Dieu… Puissions-nous toujours travailler à embellir nos églises et nos âmes afin que Dieu y soit toujours bien accueilli, honoré, écouté.
Dans l’évangile Jésus purifie le Temple, la Maison de son Père pour qu’elle retrouve sa vocation. Laissons Jésus faire le ménage en nous, et notre vie retrouvera son éclat. Alors comme dans l’apocalypse,
(Ap 21,22) l’Agneau de Dieu sera notre vraie lumière.

Don Marc-Antoine CROIZE-POURCELET

La communion des saints, quelle réalité magnifique !

La communion des saints, quelle réalité magnifique ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges et que la mort détruite, tout lui ait été soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore  ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes » (Vatican II, Lumen Gentium 49).
Chaque dimanche, nous proclamons notre foi en disant : « Je crois en la communion des saints ». Nous affirmons ainsi les liens subsistants entre les élus qui se trouvent déjà dans la gloire au Paradis, les âmes du Purgatoire qui attendent de se retrouver auprès de Dieu et nous-mêmes, les baptisés qui vivons en essayant de faire la volonté du Père. Le catéchisme traditionnel parle d’Église triomphante, d’Église souffrante et d’Église militante. Tous, nous ne faisons qu’un et c’est cela que nous commémorons pendant le mois de novembre. Nous regardons devant nous, ce que nous appelons l’eschatologie (étymologiquement le discours sur les fins) et ce regard nous pousse à un plus grand désir du Ciel. Car oui, nous sommes faits pour être saints, nous avons été créés pour cela et nous ne serons pleinement accomplis que si nous sommes saints ! « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi » disait saint Augustin. Le repos éternel nous sera donné si nous cherchons chaque jour la sainteté, non pas en « jouant  » aux personnes pieuses ou en voulant imiter extérieurement les actes des saints, mais en cherchant l’héroïcité dans le quotidien de notre vie. “Veux tu vraiment être saint ? s’enquiert saint José Maria Escriva. Remplis le petit devoir de chaque instant : fais ce que tu dois et sois à ce que tu fais.” L’Église, depuis quelques années, nous offre le cadeau de multiplier les canonisations pour nous montrer que la sainteté est pour nous, qu’elle est accessible. J’ai eu la chance de visiter une œuvre d’Église en Amérique du Sud où les éducateurs ne cessaient de faire répéter aux enfants : « Si, se puede ser santo ! » (oui, il est possible d’être saint  !). Nous ne pouvons que constater pourtant que nous sommes loin de cette sainteté, même de la sainteté du quotidien. C’est pourquoi nous avons à prier pour nos défunts qui souffrent le temps de purification que la Tradition a appelé le Purgatoire pour être disposés à entrer dans la gloire, à voir Dieu face à Face. Si nous prions pour eux, de nombreuses grâces nous serons rendues pour nous aider dans notre chemin de sainteté. Ce sont les bons échanges, le commerce de Dieu en quelque sorte : nous prions, les âmes sont délivrées du Purgatoire et des grâces nous sont données pour notre vie terrestre. Les saints du Ciel ne cessent quant à eux d’intercéder pour nous auprès de Dieu qu’ils contemplent !
Don Raphaël SIMONNEAUX

Convaincus d’être des justes

Convaincus d’être des justes 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le pharisien rend grâce à Dieu en disant « parce que moi je…, moi je… ». La Vierge Marie rend grâce à Dieu en son Magnificat en disant  : « parce que Toi tu… » « Toi, tu as fait en moi – oui, certes, en moi, mais c’est Toi – : Toi, tu as fait en moi de grandes choses. » Ou « moi je… suis au centre », ou « c’est Toi qui es au centre, ô Dieu. » Deux religions, deux grandes cités, deux mondes séparent le pharisien orgueilleux qui s’élève et sera abaissé, du publicain qui s’abaisse, ou reconnaît, comme Marie, que la vraie grandeur, c’est Dieu ; et il sera élevé à la communion avec Dieu, qui n’a pas de fin.
Le pharisien est un homme très religieux, du moins en apparence. Mais Dieu voit son cœur et « ce qui est grand chez les hommes (ou se croit tel) est objet de dégoût pour Dieu ! » Lc 16,15. L’homme s’est mis au centre. A-t-il vraiment besoin de Dieu ? La religion pharisaïque de l’homme au centre, et de Dieu comme un faire-valoir. C’est très actuel dans les différentes religiosités, purement sociologiques, horizontalistes, immanentistes, soi-disant “dans les limites de la raison” et devenues cependant des “éloges de la folie” et même de la sorcellerie  : pas de transcendance, pas d’ouverture à l’Autre, au vrai Dieu qui n’est pas l’homme, et encore moins le diable. L’homme n’a pas à se prendre pour dieu : « Moi, Je…, moi, je… moi je suis dieu à la place de Dieu  !  » C’est ce qui se cache derrière ce « moi, je… », au fond. L’homme est ainsi dans l’illusion, et c’est un des aspects de l’orgueil, qui est le pire des maux.
Or Dieu s’est fait homme. Il s’est abaissé. Il a montré le chemin. Il est le Chemin. C’est Jésus. « Nul ne va vers le Père sans passer par Moi.  » Jn 14,6. Sans passer par ce chemin de “l’anéantissement devant Dieu, de l’humiliation devant Dieu, de l’obéissance devant Dieu, et l’obéissance jusqu’à la mort, et la mort de la Croix”. Phil 2,6-8.
« Voilà tant d’année que je te sers, dit le fils aîné, sans jamais avoir transgressé un seul de tes ordres ! Donc… » Lc 15,29. Donc quoi ?
Mon cher pharisien, toi qui es convaincu d’être un juste pour toutes tes belles œuvres (qui n’ont pu être faites que parce que Dieu les a faites en toi, cependant  ! Eph 2,10), tu crois que tu as acquis des droits sur Dieu ? « Sans Moi, dit Jésus, vous ne pouvez rien faire ! » Jn 15,5. « Un Seul est Bon ! » Mc 10,18. Reste plutôt dans l’action de grâce, sinon tu ne vas plus être en grâce devant Dieu, qui résiste aux orgueilleux mais donne sa grâce aux humbles (1Pi 5,5).
« Quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, et non plus l’autre. »
La présomption, cela nous rend « objets de dégoût », infects à Dieu.
« La condition de l’orgueilleux est sans remède » (Si 3,28). Vraiment ?
Non : l’action de grâce – le Magnificat – est le seul remède. « Toujours faire remonter le bien à sa Source. » (Jésus lui-même à St Claude la Colombière, transmis par Ste Marguerite-Marie).
« Purifie-moi de ce mal invisible, de ce péché le plus grand, purifie ton serviteur de l’orgueil. » Ps 18/19,13-14. C’est le pire des péchés, c’est le plus invisible, ça nous rend infects, c’est presque irrémédiable ! Il faudrait peut-être y faire un peu plus attention.
Sans se décourager non plus, car se décourager, c’est encore de l’orgueil ! Car c’est dire : Dieu ne peut rien pour moi.
Quand et à quel prix va-t-on arrêter de se croire le centre, de se prendre pour Dieu, de ne pas le laisser intervenir chez nous ? D’ailleurs, il n’y aura pas d’autre intervention que celle qui a déjà eu lieu : Jésus. Au prix de ton retour, Seigneur Jésus ?
Don Laurent LARROQUE

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