Pour préparer leur montée vers Pâques les enfants qui se préparent à la confirmation se sont réunis autour de Don Bruno ; confession, enseignements, bricolages et jeux ont rythmé ce beau moment qui s’est terminé par un temps de prières et un goûter ! Un grand merci à Don Laurent pour sa présence ! Que l’Esprit Saint leur donne force et persévérance dans ce chemin de Carême et les accompagne en attendant de recevoir ce sacrement.
J’imagine un instant l’aveugle-né, arrivé en tâtonnant à la piscine de Siloé, qui se lave… et qui voit ! Ses yeux s’ouvrent enfin ! Il découvre la lumière, le ciel, l’eau, son propre visage dans le reflet de l’eau : comme tout devait être beau pour lui, avec ses yeux nouveaux !
Comme il devait avoir hâte d’aller voir le visage de ses parents pour la première fois de sa vie ! Comme il a dû avoir hâte aussi d’aller rencontrer ce Jésus qui lui avait mouillé les cavités oculaires (qu’y avait-il à la place ?) et lui avait dit : « va te laver à la piscine de l’Envoyé ! »
Comme tout est beau, quand on a des yeux nouveaux !
Pour nous, c’est la foi. La foi donne des « yeux nouveaux ». Pour les catéchumènes, ça sera le jour de leur baptême : en se plongeant dans la piscine baptismale, ils recevront non seulement des yeux mais tout un être nouveau, et tout leur semblera beau, et cette nuit-là, en la Vigile Pascale, leur semblera plus claire que le jour !
- « Chacun voit midi à sa porte ! » Le nouveau baptisé, avec ses « yeux nouveaux », voit midi toujours et partout : c’est la joie de la foi ! Un enthousiasme inextinguible ! La joie de l’illumination. Oh ! Tout est beau dans la foi : « Jésus, tu es mon Soleil, mon Bouclier, ma Vie, mon Amour ! Tu es la Lumière du monde. Avec Toi, j’ai le Chemin, la Vérité et la Vie ! Rien ni personne jamais ne m’enlèvera cette joie ! »
- « Non ce n’est pas vrai, l’homme descend du singe et on s’est fait tout seul, il n’y a pas de Dieu ou il est mort et j’ai pris sa place ! » Mensonge noir de ténèbres de mort dans un terrible aveuglement qui pourrait être lui aussi inextinguible…
- « Oh, tout est beau dans la foi, la joie de découvrir que Dieu est présent dans nos vies et que tout est dans sa main, que tout est grâce, que tout est Providence… »
- « Non, ce n’est pas vrai, si Dieu existait il n’y aurait pas le mal, les hommes si méchants, les souffrances si terribles ; il faut ouvrir les yeux sur le crépuscule de nos illusions… »
- « Mais non mon pauvre, c’est toi qui es aveugle, convertis-toi, Dieu t’aime, il est là, il est tout-puissant, pas un cheveu de nos têtes ne lui échappe, mais il a tout fait pour que notre liberté reste intouchable, pour notre noblesse ou notre tragédie. À nous le choix ! Tout est beau dans la joie de la foi, l’Eglise qui donne les sacrements depuis 2000 ans, ces célébrations pascales qui chantent notre foi, nos catéchumènes, les apparitions, Lourdes, Paray-Le-Monial, les miracles, Jean-Paul II, Mère Teresa… Oui, ouvrons les yeux sur ces réalités ! »
- « Non ! Les croisades, l’inquisition, l’argent du Vatican, la pédophilie… »
- « Ah ! Jésus, tu es beau pourtant. Tu es venu dans le monde pour un amour merveilleux qui donne sens à toute l’histoire humaine et à mon histoire personnelle. »
Pourquoi les ténèbres repoussent-elles ainsi la lumière de la Vérité ? Est-ce la vérité qui s’y prend mal ou est-ce l’aveuglement volontaire des hommes ? Qui est aveugle ? Et qui voit ?
« Vous dites : “nous voyons !” » ; vous dites : “ouvrez les yeux, c’est nous qui avons raison de broyer du noir, l’homme n’est qu’une souillure qu’il faut songer à réduire…” Mais c’est vous qui demeurez dans le péché, dans un aveuglement qui, s’il est volontaire, est inguérissable. Chacun voit midi à sa porte, et peut être têtu. Mais “les faits sont têtus” eux aussi, et un jour on peut rejoindre la réalité, ou plutôt se laisser rejoindre par elle. Jésus est vivant. Il est Dieu, Envoyé de Dieu. Il est Lumière, née de la Lumière. La foi est l’œil nouveau qui rejoint vraiment cette Lumière de la Vie.
« – Béni sois-tu Jésus, de m’avoir donné des yeux nouveaux, les yeux de la Foi, non pas pour me bercer d’illusion, mais pour me faire voir les choses comme elles sont réellement, sous ta Lumière et ta Vérité. Et cette joie, personne ne me l’enlèvera ! »
Don Laurent LARROQUE
Nous avons peu l’expérience du désert mais nous comprenons bien que l’eau y est indispensable, nécessaire… vitale ! Le dialogue de ce dimanche entre Jésus et la Samaritaine part de ce besoin physiologique élémentaire : « J’ai soif » lui dit Jésus. Peu à peu à travers la conversation le Seigneur la rejoint sur sa soif viscérale : celle d’être aimé… « va, appelle ton mari ». Nous avons tous ce besoin d’amitié et d’amour plus ou moins maladroitement recherché, c’est une soif intérieure plus profonde encore que la soif du corps. Cela nous taraude depuis la plus tendre enfance et même au soir de notre vie, nous n’en serons pas assouvis. Jésus se présente comme la source d’eau vive, celle qui peut enfin désaltérer cette soif originelle.
Les catéchumènes que nous accompagnons vers le baptême, nous rappellent par leur désir et leur cheminement la beauté de cette eau vive que seul le Christ est capable de donner. Ils ont déjà goûté et bu un peu de cette eau et veulent y puiser davantage. Que c’est beau pour nous chrétiens habitués de les voir assoiffés et réclamant d’y boire encore, davantage ! C’est une belle leçon. Ils témoignent déjà pour nous qui sommes quelquefois un peu trop habitués de la nécessité de cette eau vive que nul autre que Jésus ne peut donner. Merci !
Le rocher de l’Horeb que Moïse a frappé, laissa couler une source dans le désert. Ce rocher et cette source sont une préfiguration de la Passion et du côté ouvert de Jésus. L’Eglise témoigne que c’est bien du Cœur Sacré de Jésus que nous trouvons l’eau qui donne la vie, nous désaltère vraiment, nous recrée en profondeur.
Ce cœur qui nous a tant aimés est bien la source véritable de l’amour dont notre humanité a tant besoin. Cet amour est bien le seul qui peut nous satisfaire parce que, non seulement il est infini, mais il est aussi constant et inconditionnel. Toutes les preuves d’amour dont nos contemporains sont capables et qui nous font du bien, laissent un goût de trop peu, de trop court ! notre soif est insatiable !
L’amour qui coule du cœur du Christ, reçu dans les sacrements de la foi est bien celui qui peu apaiser notre soif ! Y goûter, c’est découvrir cette soif de Dieu pour nous, plus grande encore que la nôtre
Don Marc-Antoine Croizé-Pourcelet
Ce mercredi au patronage nous avons fêté l’anniversaire de Juliette ainsi que celui de Don Bruno dans la joie !
pour Sainte Bernadette
au clos des Roses https://paroissesaintraphael.fr/wp-content/uploads/2023/03/IMG-7380-scaled.jpg 1920 2560 Paroisses de Saint-Raphael //paroissesaintraphael.fr/wp-content/uploads/2019/10/SIGLE_SEUL_OR_RVB.png
Plus qu’une équipe, une famille qui nous a permis de faire une formidable moisson.
Un grand merci à tous ces bénévoles pour leur engagement pour les démunis. Merci à tous. Xavier
Bénédiction de la nouvelle croix à la chapelle Notre Dame du bon voyage avec le groupe de prière des mères de famille
Appel décisif à Salernes. Dernière étape avant leur baptême :
Naïla, Laurent, Sandra, Matthieu et Vaiana ont répondu à l’appel décisif de leur Père et notre Père lors de ce 1er dimanche de Carême. Il y aura 78 adultes baptisés lors de la veillée Pascale dans notre diocèse.
Merci Seigneur pour tes nouveaux enfants que Tu nous confies à tous ! Cette responsabilité est confiée au peuple de Dieu tout entier et donc à chaque baptisé que nous sommes.
Accompagnons-les tous de nos prières durant notre Carême, de sorte que ce soit l’Eglise tout entière qui les mène avec elle à la rencontre du Christ.
Notre Seigneur Jésus Christ est transfiguré sur une haute montagne devant Pierre, Jacques et Jean. Il veut augmenter la foi de ses apôtres qui auront de très grandes épreuves à vivre prochainement avec la trahison, le jugement, la mort et la Résurrection de notre maître et Seigneur. Cet évènement arrive une fois que Saint Pierre a proclamé sa foi en Jésus comme étant le Messie de Dieu. Cela arrive donc, non pas pour donner la foi, mais pour l’affermir. En effet les miracles de Dieu qui peuvent arriver dans nos vies, ne nous donnent pas la foi, puisque devant l’incompréhensible, l’homme a le choix de croire ou de ne pas croire. La foi est un don de Dieu qui est accepté ou non par notre volonté. Devant ce qui est au-dessus de notre intelligence, à bien des moments, les hommes ont refusé de voir les signes de Dieu. Le cas le plus évident semble être les miracles de Jésus devant les pharisiens trop enfermés dans leur désir de supprimer Jésus qui leur fait de l’ombre pour pouvoir reconnaitre l’œuvre de Dieu.
Pour nous aussi qui vivons le carême, cette transfiguration est donnée. Nous ne l’avons pas vécue réellement, mais il me semble que le Christ qui se montre dans une nature qui nous est facile d’accès, (à savoir un Dieu tout-puissant que nous pouvons voir dans l’éclat de sa Gloire) peut nous affermir tout autant. Ça fait du bien de voir Jésus capable d’une puissance comme nous les hommes nous l’entendons. Enfin, -si l’on peut dire- Dieu se montre capable d’écraser ses ennemis. Cette puissance absolue, Dieu la possède mais ne la montre qu’à de rares occasions car ce n’est pas la volonté des hommes que le Messie est venu servir mais bien celle de son Père qui montre sa force par sa miséricorde et non par sa Gloire écrasante.
Vivons cet évangile de la Transfiguration comme un affermissement de notre foi ! Chacun dans nos vies avons des moments où Dieu s’est manifesté d’une manière spéciale que seul nous-mêmes avons perçu. Ces moments intenses avec Dieu sont des petites transfigurations auxquelles nous avons eu la grâce de participer : des moments forts dans la prière, des guérisons, des évènements improbables qui arrivent après de longues prières… Sachons nous en souvenir pour tenir durant ce Carême dans les résolutions que nous nous sommes donnés. Ainsi nous pourrons aider nos frères qui faiblissent et qui ont besoin d’être affermis dans la foi. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu » (2 Co. 1,3-4)
Don Bruno de Lisle






