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Le mystère de l’Incarnation

Le mystère de l’Incarnation 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Qu’est-ce qu’un mystère ? Qu’est-ce que l’Incarnation ?
Un mystère, c’est quelque chose de plus puissant que l’intelligence humaine. Comme le soleil est plus puissant que les yeux humains : on est aveuglé par excès de lumière.
L’Incarnation est un événement. Dans ce mot latin il y a “carna”, qui veut dire “chair”. Cela veut dire que Dieu, un être purement spirituel, devient chair.
C’est ce que nous fêtons à Noël, et contemplons chaque 25 mars, 9 mois plus tôt.
Ce mystère est central, au point que nous le récitons et contemplons 3 fois par jour : c’est la récitation de “l’angélus”.
C’est ce mystère qui donne sens à toute la foi chrétienne : si Jésus est Dieu qui s’est fait chair, tout s’explique : l’Eglise, l’Eucharistie, tous les sacrements.
Il s’agit d’une intervention unique de Dieu dans l’histoire des hommes. Non qu’un homme aurait réussi à se diviniser, mais qu’un Dieu, le Dieu unique a réussi à s’humaniser. Jésus n’est pas un homme qui a été fait Dieu par les hommes ou par Dieu lui-même. C’est Dieu qui s’est fait homme. Les hommes n’y sont pour rien, à part l’accepter. Si Jésus n’est pas Dieu fait homme, toute la foi chrétienne n’a pas plus de sens que n’importe quelle opinion religieuse.
L’antienne du Magnificat des vêpres de ce 1er janvier, dédié à Marie Mère de Dieu, est un exposé, condensé, d’une réflexion logique sur le mystère de l’Incarnation :
« Un mystère admirable est aujourd’hui révélé ; les deux natures sont confessées : Dieu s’est fait homme ; ce qu’il était, il le demeure, ce qu’il n’était pas, il l’assume, sans subir ni mélange, ni division. »
« Il est aujourd’hui (à Noël) révélé ». Le mot révélation signifie enlever un coin de voile  : il faut une initiative divine pour enlever un coin de voile, pour adapter ce que Dieu fait voir de Lui aux yeux humains, c’est-à-dire à l’intelligence humaine.
Les « deux natures » : en Jésus il y a la nature divine, car il est Dieu par nature, et la nature humaine, car il est aussi homme par nature : « Dieu s’est fait homme. »
Mais comment ? Difficile à dire (« mystère »), mais ce qu’on peut dire en résumé, c’est que ce qu’il était, dans sa divinité (éternellement), il l’a gardé en se faisant homme ; et ce qu’il n’était pas, c’est-à-dire homme, il l’est devenu en l’assumant en sa personne.
Mais comment encore ? Ce qui était (sa divinité) a demeuré, ce qu’il n’était pas (homme) a été assumé en une seule personne, sans qu’il y ait de mélange entre les deux natures : Jésus n’est pas une espèce de mi-dieu/mi-homme : aucun mélange entre sa nature divine qui est restée telle quelle, ni sa nature humaine qui est aussi restée telle quelle. Vraiment Dieu et vraiment homme, ne jouant pas à faire l’homme, mais réellement un homme dans les limites humaines, en pensées, en passions, en besoins, en fatigues, sauf le péché. Ce bébé de la crèche est Dieu mais il ne joue pas à faire l’homme : il est vraiment « né d’une femme » (Gal 4,4) et a besoin d’elle comme tout bébé.
« Sans mélange », donc sans confusion ni fusion de deux natures, mais « sans division » non plus : ces deux natures sont inséparablement unies, et pour l’éternité, en la Personne de Jésus, qui est la Personne du Verbe de Dieu, une des trois personnes de la très Sainte Trinité.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Et le Verbe s’est fait chair. » Jn 1,1.14.
« Le Fils de Dieu, resplendissement de la gloire de Dieu, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante… », s’est fait homme. Cf Héb 1,3 citant Sg 7,25-26.
« Tout a été fait par Lui et pour Lui » Col 1,16. Il ne s’agit pas d’une opinion religieuse mais de l’acceptation de Dieu dans l’histoire humaine.
Nous nous souhaitons donc la bonne année, quoiqu’il arrive. Le chiffre 2023 se réfère à ce fait qui a eu lieu il y a 2023 ans. Cela compte ! Bonne année 2023 de l’Incarnation du Verbe de Dieu en notre chair humaine !
Don Laurent LARROQUE

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1706 Paroisses de Saint-Raphael

Les cracheurs de feu étaient là aussi

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1706 Paroisses de Saint-Raphael

Hérode est intrigué par la naissance de ce Roi

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 1706 2560 Paroisses de Saint-Raphael

Un joli petit mouton

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1706 Paroisses de Saint-Raphael

Jésus est né, la joie pour tous

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 1706 2560 Paroisses de Saint-Raphael

Marie et Joseph sur le chemin de Bethléem

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1706 Paroisses de Saint-Raphael

Les centurions proclament le recensement

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1437 Paroisses de Saint-Raphael

Les anges descendent des coupoles de la Basilique

Crèche vivante à la Basilique

Crèche vivante à la Basilique 2560 1706 Paroisses de Saint-Raphael

A la grande surprise des petits anges sur l’estrade

Le Verbe était la vraie lumière

Le Verbe était la vraie lumière 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Nous avons de la chance de vivre dans un pays qui fête Noël ; sans le comprendre certes, mais cette fête reste tout de même un moment de joie que tous préparent. Nos rues sont décorées, les vitrines des magasins aussi, nos maisons, nos églises accueillent les crèches, bref nous pouvons vivre cette fête dans nos familles, mais également publiquement. On pourrait se dire que c’est normal, mais ce serait faire offense à Dieu que de considérer un bienfait comme quelque chose de normal.
Dans cette manifestation de Noël, les éclairages prennent le dessus, les lumières éclairent et égaillent nos rues. Ces lumières sont belles puisqu’elles sont nombreuses, disséminées un peu partout. Mais elles ne sont que le pâle reflet de la véritable Lumière qu’est le Christ. Cette lumière c’est la lumière qui s’est reflétée sur le visage de Moïse qui rencontrait Dieu sur la montagne, c’est la lumière de la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ, c’est celle qui a fait tomber saint Paul alors sur le chemin de Damas, c’est la lumière de la Résurrection éclatante du Fils de Dieu. Nous vivons de la Vie éternelle quand nous nous approchons du Christ par les sacrements, nous nous éclairons avec de faibles lumières qui tirent leurs origines de l’infini. Ce ne sont que des prémices de ce qui nous attend au Ciel. Vivre de la vie éternelle ici-bas ? Oui car Jésus est toujours avec nous (« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Mt 28,20), mais nous subissons encore les effets de notre péché ; se réjouir de la beauté de ces lumières de Noël  ? Oui, mais elles ne valent rien en comparaison de la lumière du visage de Dieu ! Ne nous arrêtons pas aux signes, ils sont là pour nous faire toucher du doigt ce qui est plus grand encore.
En ces jours proches de Noël, ouvrons encore plus nos cœurs à la lumière de Dieu qui veut venir habiter en nous d’une manière mystérieuse. Nous avons l’habitude d’offrir et de recevoir des cadeaux, quel cadeau j’aimerais offrir à Jésus et quel cadeau j’aimerais qu’Il m’offre ? C’est en considérant le Christ comme une personne que nous entrerons davantage dans son intimité. Le Christ aussi veut nous offrir quelque chose pour Noël, c’est par ailleurs le cadeau le plus important de tout ce que nous pourrons recevoir.
Que Dieu nous bénisse tous en ces saints jours que nous allons vivre, qu’Il nous bénisse et nous guide par sa lumière.

Don Bruno de Lisle

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