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Sortie paroissiale à Saint Tropez

Sortie paroissiale à Saint Tropez 2560 1707 Paroisses de Saint-Raphael

Rendez à César…

Rendez à César… 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Par cette phrase, Jésus échappait au piège tendu par ses adversaires. Il fondait aussi un ordre mondial nouveau, dans lequel le domaine religieux n’est pas directement lié au pouvoir politique, et réciproquement, le pouvoir politique n’est pas directement divinisé. Car César aussi “est à Dieu”, comme créature ; s’il s’affranchit de Dieu, c’est qu’il se prend pour divin.
Jésus, lui, en échec politique apparent, crucifié et appelant à le suivre ainsi, est cependant pour toujours le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Tout pouvoir lui a été conféré au Ciel et sur la terre. (Mt 28,18).
Il ne vient pas prendre la place d’un roi terrestre, son Royaume n’est pas de ce monde (Jn 18,36). Mais « il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin. » (cf Dn 7,14 et Lc 1,33).
Depuis 2000 ans, Jésus donne à César sa légitime autonomie pour régir la cité, le pays, les peuples, sans que le pouvoir politique empiète sur l’adhésion des hommes à Lui, Jésus-Christ. Sans que l’adhésion par la foi devienne un moyen politique pour régir les nations. Il y a eu quelques papes ou hommes d’église qui ont pu céder à cette tentation. Il y a eu beaucoup d’empereurs et de princes qui ont largement pratiqué cela.
« Asseoir la foi par le pouvoir » dit Benoît XVI dans son commentaire de l’évangile (Jésus de Nazareth, t. 1, p. 59.62), « et la foi a toujours connu le risque d’être étouffée par le pouvoir ; (…) La foi doit se mettre au service du pouvoir et se plier à ses critères. » Qui seront politiques et non plus pour que les hommes adhèrent librement au Roi des rois.
César rêve de pouvoir régir les peuples et les unifier sous sa coupe par l’adhésion à la même foi. Ou alors les scinder de la catholicité en créant des pouvoirs religieux inféodés au pouvoir politique. Combien de nations vivent ainsi !
Le comble serait un pouvoir mondial qui voudrait inféoder toute l’église catholique.
Il suffit pour cela de vouloir que la religion réunisse les peuples. Mais alors on ne va plus parler de Jésus, car il divise. On ne va plus non plus parler de Dieu, car il divise aussi (ou pousser à dire fallacieusement : “on a tous le même Dieu !”). On va plutôt parler de l’“avènement du Royaume”. Sans dire bien sûr qu’il s’agit d’un gros mensonge, pour inféoder le monde sous un seul pouvoir avec une religion assez commune.
Aujourd’hui, poursuit Benoît XVI (p. 74), la façon d’étouffer la foi dans le pouvoir politique se fait sous une forme subtile : il faut réduire le christianisme à une recette apportant le bien-être à toute l’humanité. L’avènement du Royaume désigne l’avènement d’un monde où règnent la paix, la justice, la fraternité et la préservation de la “maison commune”.
« Bavardage utopique », dit-il (p. 75). Et même « imposture de Satan » (p. 63). Les valeurs sont réelles, mais c’est juste un masque du loup déguisé en agneau (Mt 7,15  ; Ap 13,11).
Car « …ce que l’on constate surtout, c’est que Dieu a disparu et que l’homme est seul à agir. Le respect [des valeurs comme paix, justice, et] des traditions religieuses n’est qu’apparent. (…) La foi, les religions, se trouvent instrumentalisées à des fins politiques. Aménager le monde est la seule chose qui compte. La religion n’a d’importance que dans la mesure où elle peut servir à cela. » (p. 75-76).
« Une imposture religieuse » : c’est aussi l’expression qui est employée par le Catéchisme de l’église catholique, § 675. Un César mondial réduisant Dieu à l’agonie, sans toucher aux apparences. Avoir définitivement inféodé Dieu en un nouvel ordre mondial.
Mais Jésus échappera encore au piège tendu par ses adversaires.
L’Ennemi sera brisé en sa révolte (Ps 8,3) et Jésus établit encore son Règne dans nos cœurs par la joie de la vraie Foi, « jusqu’à ce qu’Il vienne », Lui, en Personne, et non pas un “Royaume” séducteur et faux.
D’ailleurs ces deux avènements, le faux puis le vrai Christ, doivent se succéder en un laps de temps assez court. « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »
Don Laurent LARROQUE

La marche de l’archange

La marche de l’archange 2560 1443 Paroisses de Saint-Raphael

Le 7 octobre, 15 paroissiens découvraient l’Estérel pour mettre en application les enseignements du dernier numéro de La Voix de Saint-Raphaël qui traitait des splendeurs de la création. Sous la houlette d’un guide expérimenté les « randonneurs » parcouraient une zone préservée et suivaient le sentier botanique. Les autres, les « promeneurs » qui avaient opté pour un circuit des plus faciles, étaient initiés à la flore du massif par Monsieur Pierre FERNEZ (ingénieur agricole). Après la prière avec Dominique, le déjeuner rassemblait tout le monde. Nature, effort, amitié et spiritualité furent appréciés par les participants. Prochaines marches : le 11 novembre dans le cadre de la Course des paroisses et le 16 décembre.

Artisan de paix

Artisan de paix 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Les nouvelles du monde ne sont pas gaies. Des guerres se déclarent. De ce que j’entends, elles s’invitent aussi chez nous, avec virulence, sur les réseaux sociaux. Une légère étincelle ou inflexion de langage déclenche des foudres d’insultes. Au milieu de ces violences que nous découvrons avec effroi à travers l’écran, la crainte peut s’emparer de nous ou les colères se déchainer davantage. Nous sommes bien loin pour pouvoir être artisan de paix, bien petits pour changer quelque chose à ce qui nous est livré en spectacle. Nous sentons aussi que nous sommes loin de cet idéal de fraternité universelle à laquelle notre cœur aspire, en y croyant de moins en moins.
Et pourtant nous pouvons faire notre part. Ce que nous dénonçons facilement à l’autre bout d’un continent, nous risquons de le vivre ici chez nous si nous ne faisons rien, si aujourd’hui nous ne sommes pas les artisans de paix. Vous me direz que pour être en paix il faut aussi que l’autre le veuille. Oui c’est mieux, indiscutablement. Sinon on a double ou triple travail, mais c’est là notre lot de chrétien.
La paix que nous pourrons répandre, gagner, construire ici, c’est comme une digue contre une crue, une tranchée contre un incendie, un rempart contre un déluge ! Elle n’est jamais une génération spontanée, elle se construit patiemment avec persévérance. Le pape François disait : «  qu’elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence » (1er janvier 2019).
Les chantiers sont nombreux. Sans doute la première pierre à poser c’est de faire la paix avec soi-même. Par exemple comme le conseillait saint François de Sales, en exerçant ‘‘un peu de douceur avec soi-même’’, afin d’offrir ‘‘un peu de douceur aux autres’’. Cela demande aussi de s’aimer soi-même, non avec complaisance en se prenant pour la mesure de tout, mais avec humilité sachant reconnaitre nos charismes et nos vulnérabilités. C’est ultimement sous le regard de Dieu que nous posons un juste regard sur nous-mêmes.
Ensuite pour faire la paix avec les autres – en commençant par nos plus proches – il faut déjà oser la rencontre. Oser entrer en relation ou renouer un lien distendu. Peut-être que dans certains cas nous aurons besoin d’être assistés par quelqu’un qui nous aidera à nous écouter, à nous comprendre. La rencontre nous permet de prendre conscience que l’autre n’est pas le seul à avoir tous les torts, nous y mesurerons aussi la somme d’efforts consentis pour nous et que nous n’avions malheureusement pas vus. Si en plus j’accepte ou même demande à recevoir une correction, un point à améliorer dans ma vie, je suis sur un bon chemin de paix. Enfin si possible, n’imposons pas tout de suite à l’autre une exigence excessive qu’il ne saurait encore porter.
Quand nous vivons en société, impossible d’éviter les étincelles. C’est un signe de maturité de choisir de conserver une relation malgré des désaccords, sans chercher à les nourrir artificiellement.
Pour nous chrétiens, c’est un devoir et une béatitude d’être artisan de paix. Nous savons aussi que la Paix véritable vient de la Sainte Trinité. Si nous y avons goûté une fois, nous ne serons plus jamais en paix tant que nous ne l’aurons pas répandue dans le monde qui nous entoure.
Don Marc-Antoine CROIZé-POURCELET

Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ?

Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

La question du mal est une question persistante surtout lorsqu’on évoque Dieu : « Si Dieu nous aimait vraiment, s’il nous avait créés par amour, il ne nous laisserait pas souffrir ainsi ». Comme il s’agit du mal, il faut admettre que cette remarque a du sens, car on ne peut résoudre ce mystère de la souffrance.
Cependant, il me semble que cette phrase, qu’on peut entendre régulièrement et de manière lancinante, est le fait d’une certaine éducation. En effet, la première fois que j’ai entendu cette remarque, je devais avoir douze ou treize ans, et je me suis dit intérieurement : quand même, il a donné sa vie pour nous ! Si ça ce n’est pas de l’amour, je ne sais pas ce que c’est ! Et cette phrase du prophète Isaïe : « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? » m’a rappelé cet évènement. Suivant les règles qu’il a lui-même fixées, c’est-à-dire celui du libre arbitre, pouvait-il en effet faire plus que ce qu’il n’a fait pour l’humanité ? Rappelons-nous de manière non-exhaustive les points fondamentaux :
1 – abaissement de sa nature dans la nature humaine lui qui était Dieu (Philippien 2,5-8 : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »)
2 – guérisons multiples
3 – enseignement plein de miséricorde
4 – ne répondant pas aux insultes (Isaïe 53, 7 : « Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. »)
5 – faisant la volonté de quelqu’un d’autre (Mathieu 26,39 : «  Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi  ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »)
6 – pardonnant le mal qu’on lui faisait (Luc 23,34 : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »)
7 – tué par ceux qu’il était venu sauver (Luc 23,46 : « Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. »)
Que la douleur qui peut nous habiter ne nous fasse pas dire des choses injustes à l’encontre de Dieu, car il nous a montré, à maintes reprises son amour, et encore aujourd’hui nous vivons de ce que nous n’avons pas mérité de recevoir : la vie.
Don Bruno de Lisle

Rentrée du catéchisme à Notre Dame de la Paix

Rentrée du catéchisme à Notre Dame de la Paix 1920 2560 Paroisses de Saint-Raphael

Mardi 19 septembre les enfants ont retrouvé le chemin du caté au programme petit jeux de présentation avec don Raphaël et les catéchistes, temps de prière, explication de l’évangile du dimanche dans l’Église et pour finir leur cours les enfants ont pu réaliser un atelier peinture conception d’une croix sur les vitres de leur salle de caté.

Des Pyrénées à l’Estérel

Des Pyrénées à l’Estérel 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ne vous en déplaise, l’Estérel n’a pas la majesté des Pyrénées. Mais ses roches rouges et sa vive verdure s’allient à la mer et au soleil pour lui donner un charme inégalable et bienfaisant ! Victor Hugo avait dit qu’ici, les Alpes venaient mourir dignement.
Pour moi, elles sont davantage un lieu de naissance. De renaissance. Et j’en suis heureux.
Je voudrais profiter de ce premier édito pour rendre hommage à vos prêtres et diacres de Saint-Raphaël qui vous accompagnent et vous conduisent depuis longtemps. Cette année, en plus de leurs ministères habituels, ils ont accepté de recevoir un prêtre qu’ils ne connaissaient pas pour partager avec lui leur vie. Saut dans l’inconnu pour eux. Qu’ils en soient bénis !
Ainsi, au milieu des « Dons », se trouve donc un « Père ». Un prêtre « normal  » comme je me suis surpris à le dire, à considérer que ceux qui vous servent à Saint-Raphaël ne le soient pas, et si tant est qu’il puisse vraiment y avoir des prêtres « normaux » …!!!
Prêtre depuis six ans, après avoir été longtemps religieux, une très improbable occasion m’a été donnée de frapper à la porte de la Communauté Saint Martin durant l’été dernier. Heureux, mais conscient d’un « manque », d’un « creux » dans ma vie sacerdotale, tant du point de vue personnelle que du point de vue ministériel et missionnaire, un projet de vie communautaire de prêtres sur mon diocèse de Toulouse occupait ma pensée et nourrissait mon espérance depuis plus de trois ans. Alors que ce projet devait enfin prendre corps, une sorte de tsunami est venu le balayer, de manière aussi inattendue que violente. Plaçant le discernement de vie communautaire au-dessus de toute autre exigence, c’est donc comme un mendiant que je me suis présenté au modérateur de la communauté Saint Martin, et que lui-même m’a présenté à la Communauté de Saint-Raphaël.
C’est dans cette atmosphère calme, joyeuse et bienveillante, exigeante et souple, illuminée par les pépites et étincelles des caractères propres à chacun – qui se frottent parfois mais s’associent toujours – que je commence cette année importante pour moi, parmi vous.
A l’aube de cette année, en me confiant à vos prières, je voudrais également vous confier tous mes frères prêtres, certainement mes amis de Toulouse mais aussi tous les autres, particulièrement ceux qui souffrent. Ceux qui ne trouvent pas l’aide et le réconfort dont ils ont pourtant besoin, ceux qui sont surchargés et n’arrivent pas à résister à l’activisme, ceux qui se sentent seuls et sont tentés par des mirages compensatoires, ceux qui sont désorientés et ne savent plus en qui mettre leur confiance.
A saint-Raphaël, j’ai découvert une communauté qui aime les prêtres, désireuse d’être accompagnée par eux, et qui les accompagne pour qu’ils soient ce qu’ils sont. Merci à vous tous !
Vous me voyez donc comblé : des frères prêtres, des baptisés ardents, des catéchumènes enthousiastes. Gloire à Dieu ! Que cette année nous permette d’avancer toujours plus dans la volonté de Dieu, le service de l’Eglise, l’ardeur missionnaire, bref… dans la sainteté ! Per Mariam.

Abbé Jean-Baptiste MOUILLARD

Bénédiction des cartables

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A Sainte-Bernadette

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A Notre Dame de la Paix

Bénédiction des cartables

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A Notre-Dame de la Victoire

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