Articles par :

admin6070

« Notre sentiment d’appartenance »

« Notre sentiment d’appartenance » 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Revenu récemment des Assises Martiniennes, rassemblement annuel de tous les prêtres de saint Martin durant lequel les membres prient, se retrouvent et travaillent ; j’ai en tête ce dont nous avons parlé ensemble à savoir le sentiment d’appartenance à la communauté saint Martin. Cette question peut être adaptée à l’ensemble de notre paroisse. Qu’est ce qui fait que je me sente appartenir à l’église particulière de saint Raphaël ? Dans cette église particulière se trouvent différents clochers. A quel clocher je me rattache et pourquoi ?
Ces questions sont importantes pour connaitre ses racines, savoir qui nous sommes et où nous allons, avoir une réflexion générale sur ma manière de pratiquer ma foi, savoir si je suis à la bonne place ou non.
Nos racines tout d’abord : ce qui fait que nous appartenons à cette église particulière est avant tout chose notre attachement à la personne du Christ. C’est lui qui est le centre de notre attention car il nous conduit directement à son Père comme il nous l’a enseigné. Ce qui m’unit à cette église n’est donc pas un parti politique ; Parmi nous certainement se trouvent des personnes qui ont des réflexions politiques très différentes. Ce qui m’unit à cette église n’est donc pas une identité humaine ; Parmi nous beaucoup viennent de différents horizons. Ce qui m’unit à cette église ne sont pas des sentiments communs ; Parmi nous beaucoup vivent la foi avec une sensibilité différente. Bref ce qui fait que nous sommes attachés à cette église particulière est notre recherche convergente de Dieu par la personne de Jésus. Cette recherche doit être ce qui lisse les différences pour que nous ne formions qu’un seul peuple, celui de Dieu.
Mon église ensuite : il est important de savoir si l’on est à la bonne place. On peut choisir son clocher selon de nombreux critères que je ne vais pas énumérer et qui sont certainement justifiables. Un seul cependant est vraiment bon : vais-je pouvoir grandir dans la foi et aider mon prochain dans ce but ? Car nous ne sommes pas seuls. Notre investissement est nécessaire pour que tous nous puissions grandir. Si je me sens bien dans tel église pourquoi ne pas m’y investir ? Certainement que l’on a besoin de moi pour faire grandir le sentiment d’appartenance.

Don Bruno de Lisle

Quête prélevée

Quête prélevée 228 221 Paroisses de Saint-Raphael

Qu’est-ce que la quête prélevée ?
La quête prélevée est une aide mensuelle que vous apportez à votre paroisse et qui peut remplacer la traditionnelle quête de monnaie les jours de messe. Elle se différencie du Denier de l’Église qui permet de rémunérer les prêtres et les salariés du diocèse. La quête va financer le fonctionnement de la paroisse (chauffage, ménage travaux..), le matériel, les activités de la paroisse… Votre paroisse a besoin de vous !

Comment ça fonctionne ?
La quête prélevée fonctionne comme un abonnement. Choisissez la somme que vous souhaitez donner chaque mois à votre paroisse et complétez le formulaire d’adhésion au prélèvement automatique en flashant le QR code ci contre :

Ou envoyer par courrier le formulaire complété accompagné d’un RIB à l’Association Diocésaine de Fréjus-Toulon.
Allez ensuite retirer vos jetons en demandant à votre curé.

Pourquoi des jetons ?
Les jetons vous serviront lors de la quête du dimanche : déposez-les dans le panier comme vous le feriez avec une pièce. Quand vous n’en avez plus, demandez-en d’autres à votre curé.

Et si je veux arrêter ou modifier mes prélèvements ?
Il n’y a pas d’engagement. Vous pouvez arrêter votre prélèvement ou en modifier le montant en envoyant un mail à ressources@diocese-frejus-toulon.com ou par courrier postal à Association Diocésaine de Fréjus-Toulon – 68 impasse de Beaulieu CS 30518 – 83100 Toulon Cedex 9.

Les avantages
Ils sont multiples, tant pour vous que pour votre paroisse :
Vous bénéficiez d’avantages fiscaux de 66 %. Votre don à la quête vous revient donc moins cher. Ainsi, avec la quête prélevée, il est possible à ceux qui paient des impôts de verser davantage sans que cela coûte plus !
Plus aucun problème de monnaie au moment de la quête. Vous fixez exactement le montant de votre don lors du prélèvement.
Vous assurez à votre paroisse un revenu fixe et lui permettez de mieux gérer son budget pour l’année.

Fête de la Toussaint et des défunts

Fête de la Toussaint et des défunts 480 640 Paroisses de Saint-Raphael

Après la bénédiction des morts en mer en présence des autorités civiles,
Bénédiction des tombes aux cimetières d’Alphonse Karr et de l’Aspé

Nouvelles entrées en catéchuménat

Nouvelles entrées en catéchuménat 1915 2560 Paroisses de Saint-Raphael



Grande joie d’avoir accueilli Aya et Fatiha-Francesca dans la famille chrétienne
lors de leur entrée en catéchuménat à la Basilique ce dimanche !

Le Mal – en politique

Le Mal – en politique 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

—— « Eichmann à Jérusalem », 1963.
Il y a 60 ans cette année, une journaliste philosophe et politologue juive défrayait la chronique. Elle venait de qualifier le très fameux logisticien de la « solution finale » de la Shoah –dont elle avait intégralement couvert le procès– de « banal ». Le mot était lancé. Il provoqua contre sa personne une violente salve d’insultes et d’injures, jusqu’à l’obscène. Si derrière cette colère il pouvait y avoir de l’incompréhension
–celle de croire que ‘banal’ signifierait ‘sans importance’– cette réaction dépassait non seulement la bienséance, mais encore l’entendement. N’y avait-il pas dans cette disproportion l’expression du Mal lui-même, révolté d’être ainsi mis en lumière ?
Car de fait il n’y a pas d’opposition entre l’horreur du mal exercé, et la modalité de son exercice, factuellement constatée par Hannah Arendt comme étant « banale ».
Pour notre philosophe, le mal est bien sûr « radical ». Mais, selon un procédé politique qu’il conviendrait d’analyser, ce mal radical se réalise sous les dehors d’une sinistre banalité.
En témoigne le procès de Jérusalem en 1961 : tous s’attendaient à l‘affreux spectacle d’un « ogre » dans sa cage de verre du tribunal de Jérusalem, un monstre, puissant, ignoble, maléfique, digne des millions de meurtres qui lui étaient imputés. On ne vit en fait qu’un « petit fonctionnaire », « insignifiant », qui avait simplement accompli son travail, qui avait simplement abdiqué de son pouvoir de « penser ». Il en était devenu incapable de former le moindre jugement moral. « Les seuls responsables, se défendra-t-il, ce sont mes chefs, ma seule faute a été mon obéissance ». Petit. Banal.
—— « Du mensonge en politique », 1969.
Plus tard, dans un autre contexte, encore terrifiant, Hannah Arendt se demande gravement : « comment ont-ils pu ? ». Préalablement, elle montre de manière rationnelle et historique que « le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques ».
Mais tout de même… « comment ont-ils pu ? » Comment ont-ils pu accepter des millions de morts (notamment ici ceux de la guerre du Viet Nam) en se fondant sur le mensonge ?
Arendt écrit : « un lien existe entre la tromperie et l’autosuggestion » : « plus un trompeur est convaincant et réussit à convaincre, plus il a de chance de croire lui-même à ses propres mensonges ». « Le dupeur qui se dupe lui-même perd tout contact (…) avec le monde réel ».
Et revient alors notre thème : « Les spécialistes de la solution des problèmes (ainsi appelle t-elle ironiquement les hommes d’administrations politiques) n’appréciaient pas, ils calculaient. »
—— Au pays des Droits de l’Homme, 2023.
Il m’est souvent bien difficile d’envisager de la mauvaise foi chez les menteurs d’envergure et autres pervers de toutes sortes. Mon excessive naïveté en est surement responsable.
Hannah Arendt, avec ses concepts de « banalité du mal », et « d’autosuggestion dans la tromperie », me permet de concilier – un peu – cette naïveté avec l’épouvantable objectivité du mal organisé, politique.
À l’heure où l’on parle de légaliser la mise à mort de personnes censées l’avoir demandée (l’euthanasie), à l’heure où l’on parle aussi d’inscrire dans la Constitution un droit à mettre à mort d’autres personnes qui n’ont pas encore de voix pour le demander (l’avortement), il est salutaire et urgent de renouer avec notre dignité, notre capacité et notre devoir de « penser ».
Ainsi seulement nous pourrons « apprécier », sans nous laisser abuser par les «  calculs ».
La dramatique banalité du mal est à notre porte. Aujourd’hui. Ici. Chez nous.
« Dieu dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon réplique : Donne à ton serviteur un coeur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal. » 1 R 3,9.

Abbé Jean-Baptiste MOUILLARD

Prière à la Miséricorde Divine

Prière à la Miséricorde Divine 130 292 Paroisses de Saint-Raphael

Le chapelet de la Miséricorde Divine
continue désormais ! Nous vous invitons fraternellement à vous joindre à notre petit groupe
tous les vendredis à 15h à Notre Dame de la Paix

Vente de charité

Vente de charité 1008 756 Paroisses de Saint-Raphael

Un grand merci à toute l’équipe de l’Entraide pour son dévouement dans une belle ambiance !

Pèlerinage des jeunes à Lourdes

Pèlerinage des jeunes à Lourdes 1180 885 Paroisses de Saint-Raphael

Le pèlerinage des Jeunes Varois à Lourdes s’est déroulé du lundi 23 octobre au vendredi 27 octobre. Ce fut pour tous ces jeunes un moment fort entre plusieurs aumôneries dans la joie, la cohésion et la prière.
Cette petite semaine à Lourdes a été une occasion d’apprendre à se connaître un peu mieux mais surtout un moment intense en émotion où certains ont perçu des grâces particulières et d’autres sont venus porter les intentions de leurs paroisses ainsi que leurs intentions personnelles.
L’aumônerie de Saint-Raphaël a passé durant ce pèlerinage à Lourdes, une semaine extraordinaire qui lui a permis de grandir dans la foi, l’espérance et la charité afin de pouvoir porter au monde le feu qui l’anime et témoigner de l’amour de notre Dieu.
Au nom des jeunes de l’aumônerie, Pierre Edel.

Prions pour nos défunts !

Prions pour nos défunts ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel » (Catéchisme de l’église catholique, n°1030).
Voici comment le catéchisme parle du Purgatoire, réalité de notre foi que nous sommes invités à regarder pendant ce mois de novembre, mois consacré à la prière pour les fidèles défunts. Lors de notre mort, nous vivrons le jugement particulier (« nous serons jugés sur l’amour  » nous dit saint Jean de La Croix) et, si nous sommes sauvés, nous irons soit directement au Paradis rejoindre les saints que nous avons fêtés le 1er novembre, soit au Purgatoire. Le Purgatoire est un temps de souffrance dans lequel les âmes passent par la peine du sens et la peine du dam (peine d’être séparé de la vision de Dieu). Cependant, à la différence des peines de l’enfer, les peines du Purgatoire sont passagères car les âmes qui s’y trouvent sont dans l’attente d’être dans la vision de Dieu. C’est donc un temps de purification.
En étudiant l’eschatologie, la théologie sur les fins dernières, nous comprenons que la souffrance de la séparation d’avec nos proches, causée par la mort, est prise au sérieux. Souvent, même chez les chrétiens fervents, on entend trop vite : « il est au Ciel, c’est merveilleux » ou alors « il n’a pas fait de mal, il est forcément au Paradis ». Les personnes plus loin de l’Eglise s’expriment avec leurs mots en disant que leurs défunts sont comme une étoile dans le ciel ou comme un ange qui veille sur eux. La foi de l’Eglise ne passe pas par-dessus la souffrance, elle ne la nie pas, elle ne nous dit pas que la mort est facile à vivre. L’espérance chrétienne ne fait pas semblant, elle n’est pas un discours vain : elle prend en compte la réalité du mal et de la souffrance. Il me semble que notre foi dans le Purgatoire nous le rappelle : nous avons à prier pour nos défunts pour qu’ils soient délivrés de la souffrance la plus grande qui soit : la séparation de Dieu, qui est l’amour infini. Alors une joie mystérieuse pourra réellement naître de nos cœurs car nous saurons qu’en priant pour ceux que nous avons aimés, nous leur permettrons d’accéder à la gloire du Ciel. Depuis les premiers temps de l’Eglise, les chrétiens ont prié pour leurs défunts, particulièrement en offrant le sacrifice de la messe à leur mémoire. Mettons nous à leur suite en priant, en retrouvant si nous l’avons perdu la belle coutume d’offrir des messes. Que la mort ne soit pas un sujet tabou dans nos foyers chrétiens mais que, la prière pour les défunts faisant partie de notre vie, nous nous préparions dès notre jeune âge à vivre, le moment venu, une sainte mort. C’est ce que nous demandons à Marie lorsque nous lui demandons de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».
Don Raphaël SIMONNEAUX

Sur la nécessité d’aimer..

Sur la nécessité d’aimer.. 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Parce que Dieu est Père, il nous guide en nous donnant une loi. C’est le propre de la paternité que d’accompagner la croissance de l’enfant. Son rôle est à la fois d’encourager en montrant le bien à atteindre, mais aussi, d’interdire ou d’obliger pour éviter la chute.
Ainsi, Dieu a-t-il accompagné la croissance du peuple élu. Dans l’Ancien Testament il y avait 613 commandements qui, au fur et à mesure de l’histoire, s’étaient accumulés, formant parfois un cadre trop rigide. La question du pharisien dans l’évangile de ce dimanche (« Quel est le plus grand commandement ? » ) n’était donc pas superflue. Il était nécessaire de hiérarchiser tout ces commandements pour éviter la paralysie normative.
Même si l’intention était mauvaise puisqu’il s’agissait de piéger Jésus, la question était donc bonne. Elle permet au Christ de formuler la synthèse de nos aspirations les plus profondes. En résumant ainsi la loi, Jésus nous indique le chemin le plus sur pour parvenir au bonheur ! Nous devrions apprendre par cœur ce « plus grand des commandements » et nous le répéter tous les matins :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Il est très beau de constater que le résumé que nous donne Jésus de toute la loi divine tient en un mot : « Aime ».
Si le Père a voulu l’établir comme une loi, c’est parce qu’elle est la condition « sine qua non » de notre croissance ! Elle est une nécessité de notre épanouissement ! Dieu nous a fait à son image, et en cela, nous avons été créés par amour et pour l’amour. Nous ne pouvons donc devenir ce que nous sommes, qu’en aimant.
Pour prolonger la réflexion, j’aimerais attirer votre attention sur un point : En aimant, nous devenons nous-mêmes créateurs. Dans l’amour humain se prolonge et s’achève l’acte divin du créateur. Par l’amour, nous pouvons amener un être à l’existence. C’est vrai au sein du couple, lors d’une naissance par exemple, mais c’est vrai aussi dans nos relations amicales.
Qui d’entre nous, n’a-t-il pas déjà fait cette expérience bouleversante d’avoir eu besoin de l’autre pour être soi-même ! C’est un constat : Lorsque je suis aimé, je me reçois de l’autre. Le regard de l’autre me fait être en reconnaissant la bonté de mon existence.
« Ce n’est qu’en étant « confirmé » par l’amour d’autrui que l’être humain parvient à « être là » totalement et à se sentir chez lui dans le monde. Surtout, sa capacité à donner lui-même de l’amour, seul moyen par lequel sa propre existence atteint sa plus haute élévation, a pour condition préalable l’expérience d’avoir été aimé ». (Joseph Pieper, De l’amour )
Si Dieu nous commande d’aimer, c’est parce qu’Il veut que l’image de lui-même qu’Il a mis en nous rayonne jusqu’à faire de nous des créatures parfaitement ressemblantes à Lui ! Soyons donc comme Lui : des créateurs… mais pour cela empruntons le chemin qu’Il nous a donner : Aimons !
Don Louis-Marie DUPORT

    Nous contacter

    +33 4 94 19 81 29

    Nous aider