Ce mercredi 60 enfants de nos paroisses et des Instituts Stanislas et Saint François de Paule, se sont retrouvés autour des prêtres et diacre et des catéchistes pour une belle journée de préparation à Noël.
Ils ont débuté cette journée en louant, par des chants, le Seigneur. Ils ont reçu un enseignement sur l’Avent et se sont confessés. Après un pique-nique convivial, ce fut le temps des ateliers bricolage de noël (Chants, jeux, étoiles, bougies etc…) Cette belle journée s’est achevée par un beau et bon goûter festif suivi d’une prière dans l’église avec les parents. Rendons grâce à Dieu pour ce moment de partage et prions pour que tous soient prêts à accueillir la « Lumière du Monde ». Un grand merci à tous.
L’expérience du doute que vit Jean-Baptiste dans l’évangile de ce dimanche, nous fait entrer de plain-pied dans la juste compréhension de l’avent.
Durant cette période, nous nous préparons à Noël. La caractéristique majeure de ce temps liturgique est donc l’attente.
Comme Jean le Baptiste attendait le Messie, nous attendons l’avènement du Christ. Ce qui est intéressant de remarquer, c’est que cette attente change le cœur du Baptiste et purifie son désir.
Bien qu’il soit « le plus grand des enfants des hommes », le précurseur ne comprend pas bien cette attente et finit par douter.
Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? C’est la question qu’il pose à Jésus par l’intermédiaire de ses disciples.
On pourrait trouver cela étonnant puisque Jean-Baptiste avait publiquement reconnu en Jésus, le Messie que tout le monde attendait. Il avait eu des phrases fortes : Il vient derrière moi, et c’est Lui qui vous baptisera dans l’Esprit. Par ailleurs, il a laissé ses disciples suivrent Jésus, parce qu’il avait précisément reconnu en son cousin, le Messie ! Celui qui baptise dans l’Esprit.
Comment comprendre ce doute ?
Ce n’est qu’après l’arrestation de Jean-Baptiste par Hérode que Jésus commence sa vie publique. Jean-Baptiste n’assiste donc pas personnellement à la prédication du Christ. Durant les mois d’attente dans son cachot, il n’a pour contact avec les faits et gestes de Jésus que ce qu’on lui raconte. Or l’attitude de Jésus ne correspond pas forcément aux attentes de Jean-Baptiste. Par exemple, Jésus s’est entouré de disciples, pas tous très recommandables (il y avait un publicain) et plutôt disparates. Sur le plan religieux comme sur le plan politique ils n’étaient pas tous du même bord, c’est le moins qu’on puisse dire…
Et puis pour un prophète, il n’était pas un ascète ! Il mangeait et buvait comme tout le monde mais plus grave encore, il s’affichait avec n’importe qui. Le plus décevant dans tout cela, c’est que Jésus lui-même ne revendiquait pas le titre de Messie…
Bref, la conduite de Jésus surprend au point d’amener ce doute. Pour reconnaitre le Messie, Jean Baptiste va devoir changer la conception trop humaine qu’il avait du Christ.
Et je crois que c’est la grâce de l’avent. Nous sommes appelés à nous déposséder de nos propres attentes pour accueillir la manière dont Dieu a voulu se donner à nous ! Ce n’est pas à Dieu de rentrer dans nos critères : « Passe derrière moi Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ».
L’attente met au jour notre désir le plus profond : est-ce accueillir Dieu tel qu’il est, ou tel que nous voudrions qu’il soit ?
« Il n’y a pas de plus fort empêchement au discernement de l’avènement de Dieu, que celui qui réside en notre présumée puissance » disait Jean-Baptiste Metz.
En attendant l’enfant Jésus, acceptons de nous déposséder de toute forme de puissance pour l’accueillir vraiment dans sa vulnérabilité.
Don Louis Marie DUPORT
Samedi dernier a eu lieu au sein de l’institut Stanislas, la journée de récollection d’entrée en Avent des paroissiens de Sainte-Bernadette. Outre le fait de nous rassembler en cette veille de nouvelle année liturgique pour préparer nos coeurs à la venue de Notre Sauveur, elle avait pour but de nous rappeler l’objectif que nous nous étions donné l’année dernière : « Qu’ils soient un » et de nous fixer celui à atteindre en 2023 : « Venez à moi, vous tous qui ployez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».
Après un enseignement de Don Louis-Marie sur ce thème, nous avons eu la joie d’entendre le témoignage très émouvant de Laëtitia sur sa conversion, son passage des ténèbres à la lumière.
La matinée s’est terminée par la célébration de la Messe. Après avoir nourri notre âme, un pique-nique tiré du sac nous a permis de nous restaurer physiquement et d’échanger entre nous !
Puis un grand jeu en lien avec le projet de Sainte-Bernadette nous a occupés le début de l’après-midi. Enfin une prière mariale a clôturé cette journée riche en émotions !
« Tout a été écrit à l’avance dans les Livres saints », tout a été annoncé dans les Ecritures, affirme saint Paul, qui nous exhorte à y trouver réconfort et espérance. L’église, en ce temps de l’Avent, a particulièrement soigné le choix des textes de l’écriture, pour nous aider à saisir cette préparation établie par les écritures, dans l’attente de l’avènement du Messie. « Depuis plus de 4000 ans », comme dit ce chant d’Avent, qui arrondit allègrement les chiffres, « nous le promettaient les prophètes » : la promesse du salut par l’avènement d’un Messie Sauveur. C’est la “colonne vertébrale” des écritures. Une lecture plus attentive des textes proposés par la liturgie, en ce temps d’Avent, nous aide à entrer avec les Hébreux dans la compréhension de la figure du Messie promis. Chacune des lignes de la première lecture, puis du Psaume, ce dimanche, est une description du merveilleux Messie à venir, et cela devient ainsi une sorte de miroir de la personne et de l’activité évangélisatrice et salvatrice de Jésus. Je relis le début d’Is 11 : oui, Jésus, sur toi repose l’Esprit-Saint en plénitude, et tu as jugé les petits avec justice ; tu as établi un nouvel ordre fraternel, de sorte que le loup et l’agneau (les hommes qui se convertissent à toi, qu’ils soient agresseurs ou victimes) peuvent désormais faire la paix dans l’amour fraternel. En Mt 12,18-21, l’évangéliste caractérise tout le ministère public de Jésus avec ce genre de phrases tirées du livre d’Isaïe. Je relis le Ps 71 : oui, Jésus, tu es ce « fils du Roi » destiné à dominer la terre entière et pour tous les temps, par la justice, l’attention au petit et au pauvre, l’amour. « Que ton Nom (“Dieu sauve”) dure toujours » et à jamais sur cette terre, que vienne effectivement ton règne !
Même l’évangile prend soin de nous dire que l’apparition de Jésus le Messie s’est réalisée selon les prophéties, en particulier du fait qu’il devait être annoncé par un précurseur : « Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur… ».
L’« évangile », on le sait, signifie « bonne nouvelle ». Laquelle ? Celle précisément de l’avènement – enfin – du Messie tant attendu. Saint Jean Baptiste, en annonçant cet avènement tout proche « fait le buzz » dans toute la région de la Judée : ça y est, le Messie attendu depuis des siècles arrive enfin ! C’est la super bonne nouvelle ! Saint Jean Baptiste aura un succès fou. Pas auprès de tout le monde, cependant, on le voit dans l’Evangile, mais enfin c’est quand même un large succès. Même lorsque son langage sans ambages proclame : « convertissez-vous ! » Tout le monde se précipite dans le Jourdain pour signifier son désir de ne pas rater l’avènement du Messie.
En fait, cette Bonne nouvelle toujours aussi nouvelle et indépassable de l’avènement du Messie appelé “Dieu-Sauve” est pour nous aujourd’hui. L’appel à la conversion est pour nous aujourd’hui. Alors il y a ceux qui ressentent le besoin d’être sauvés et vont se plonger dans la source du Salut en faisant la queue au confessionnal comme autrefois aux bords du Jourdain, pour ne pas risquer de louper le coche, et il y a ceux qui disent : nous n’avons pas besoin d’être sauvés, c’est plutôt nous qui nous sentons les garants du salut du monde. Il y a comme cela des bâtisseurs d’un nouvel ordre prométhéen et malthusien… Aveuglés par une funeste illusion, ils passent à côté du salut et voudraient entraîner l’humanité en leur illusion, pour ne pas dire auto-destruction. Mauvaise nouvelle. Les faux messies ont encore trop de succès. Mieux vaut en rester au Messie promis des Ecritures, le même qui est déjà venu – Bonne nouvelle ! -, pour établir la justice en ce bas-monde, et qui doit venir encore, pour recevoir le fruit qu’il attend de nos œuvres. Produisons de vrais fruits de conversion et ne nous avisons pas de nous prendre pour des sauveurs.
Don Laurent LARROQUE
Accompagnés de Don Christophe et de professeurs, les collégiens de 4ème de l’Institut Stanislas se sont rendus à Rome. Après la visite des Catacombes, du Colisée, du monument à Victor-Emmanuel II, de la place de la République, du château Saint-Ange, de la fontaine de Trevi, des Basiliques Saint-Pierre, Saint Paul et Sainte Marie Majeure, les collégiens ont assisté à une audience du Pape François qui a salué la présence du groupe de jeunes de Saint-Raphaël.
Un voyage qui restera marqué dans les esprits des élèves.
La Parousie n’a plus de secret pour vous ! Elle est cette présence de Dieu et les textes de ce premier dimanche de l’Avent sont surprenants. Ils semblent reprendre le thème des fins dernières qui nous a accompagnés au mois de novembre. Comment alors comprendre cette insistance ? L’Eglise nous invite à regarder la fin de notre vie chrétienne où Dieu sera présent, tout en tous, afin de vivre ici-bas polarisés par le désir du Ciel.
Cette présence nous rappelle deux choses : elle a déjà commencé mais aussi, précisément, cette présence n’a que commencé ! Par notre vie nous sommes appelés à la faire grandir, la rendre encore plus visible. Voyons comment !
Ce temps de l’Avent est pour nous un temps offert par Dieu. Si le Seigneur cherche aujourd’hui à faire rayonner sa présence aimante dans notre monde, nous comprenons que l’Avent n’est pas un temps d’attente. Nous devons activement rendre visible cette présence de Dieu par notre foi, notre espérance et notre amour ! Rien n’est trop petit pour la Grâce de Dieu ! Rien qu’elle ne puisse rendre fécond ! Offrons-lui tout ce que nous sommes ! A l’image de Marie qui dit son « Fiat voluntas tua », laissons l’Esprit Saint nous prendre sous son ombre. Laissons Dieu nous redonner sa vie. Derrière cela nous découvrons à quel point la vie de prière personnelle est importante. N’ayons pas peur de soigner notre vie intérieure. Reprenons paisiblement notre oraison, notre chapelet ou la méditation de l’évangile du jour ! Nous retrouvons cette invitation lorsque l’évangile de ce dimanche nous invite à veiller.
Nous rendrons également visible la présence de Dieu par la conversion de nos vies ! Saint Paul dans la lettre aux Romains nous y invite : « Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière ». Cette conversion du cœur et de l’esprit s’appelle metanoia. Elle est à la fois un changement de sens, un changement de pensée, un repentir, une pénitence, un changement de vie. Il y a une radicalité dans la conversion évangélique ! Nous pouvons demander cette grâce de courage à nous convertir. Ce courage de rompre avec le sommeil de notre âme. Seul ce courage nous donnera la liberté de suivre intensément Jésus. Alors, le changement constant qu’exige notre vie Chrétienne rendra possible la fidélité. Nous aurons le courage de changer les penchants naturels de notre vie pour faire émerger un « oui » à la grâce. Il est difficile de comprendre cela, mais la conversion est tout à la fois une grâce de Dieu, une exigence et un devoir. Le champ d’action d’ailleurs ne sera pas fait de circonstances exceptionnelles mais se trouvera dans notre vie quotidienne.
Enfin, la dernière manière de rendre visible la présence de Dieu ici-bas passera par notre joie. Le psaume de ce dimanche est merveilleux ! Laissons la joie de Dieu nous saisir ! Elle est particulièrement communicable. Que ce nouvel Avent fasse davantage venir le Christ dans nos vies pour le rendre visible au monde, c’est la grâce que nous pouvons demander vraiment les uns pour les autres ! Bon Avent !
DCG – 2019
Cette année pour la fête du Christ Roi de l’Univers, l’église nous donne à méditer sur la crucifixion de Jésus. Trois fois dans cette page d’évangile on lance à Jésus le défi de se sauver lui-même : soit parce qu’il est le Messie, l’élu de Dieu, soit parce qu’il est le Roi des juifs, soit parce qu’il est le Christ. Mais Jésus reste silencieux à ces dérisions, à ces moqueries. Il semble ne rien faire pour esquiver cette injustice de la croix. Au contraire, dans l’offrande parfaite de sa personne il s’offre librement et totalement sur l’autel de la Croix. Nous savons par la résurrection que Jésus est Roi, il le dira même clairement devant Pilate, mais son « Royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36).
Depuis le début de la vie publique de Jésus il y a une ambiguïté sur cette royauté du Christ, sur sa messianité. C’est cette équivoque qui le fera fuir après la multiplication des pains (Jn 6,15) ou imposer le silence au lépreux délivré de sa lèpre (Mc 1,44). Le peuple attendait un messie politique assez fort pour bouter l’envahisseur romain, un roi capable de restaurer l’unité d’Israël, un Christ qui aurait pu donner des bonnes places de ministres aux apôtres Jacques et Jean (Mc 10,37).
Seul le bon larron reconnait la vrai Royauté de Jésus. « souviens toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23,42). Pourtant Jésus n’a cessé de l’annoncer ce Royaume comme s’étant approché de nous (Lc 10,9). Il ne vient pas de manière visible (Lc 17,20), « il est là au milieu de vous » (Lc 17,21) disait-il.
Aujourd’hui encore, nous nous méprenons facilement sur ce Royaume. Ceux qui l’accueillent en accueillant le Christ savent bien qu’il ne transforme pas d’abord les structures, qu’il ne dispense pas des souffrances de nos croix, qu’il ne s’impose pas par la force sinon celle de la douceur de l’évangile.
Ce royaume nous y entrons, nous y goûtons quand nous obéissons aux paroles du Christ, en demandant à Notre Père la grâce de l’Esprit-Saint : s’il ne vient pas de manière visible on ne peut douter qu’il est là. Alors comme le bon larron, nous touchons du bout de l’âme la seigneurie sans fin, universelle, éternelle du Christ et nous n’en voulons plus d’autre !
Alors en laissant ce Royaume ou plutôt le vrai Roi nous transformer, nous transformerons les structures de la société, il donnera à nos croix leur fécondité par l’amour qui les irriguera, il unifiera vraiment tous les peuples dans sa paix. Voilà le salut que Jésus ne s’octroie pas pour lui-même mais qu’il souhaite à tous les peuples unis sous sa bannière.
Vive le Christ Roi !
Don Marc Antoine CROIZE-POURCELET
Samedi 26 novembre 2022 de 20h30 à 22h
Église Notre-Dame de la Paix
Témoignages, prières suivies d’une adoration
Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants ! “
St Jean-Paul II Evangelium Vitae n° 95 & 100
Vous pouvez déposer vos intentions de prière sur la boîte mail
accueillirlavie83@gmail.com
