La question du mal est une question persistante surtout lorsqu’on évoque Dieu : « Si Dieu nous aimait vraiment, s’il nous avait créés par amour, il ne nous laisserait pas souffrir ainsi ». Comme il s’agit du mal, il faut admettre que cette remarque a du sens, car on ne peut résoudre ce mystère de la souffrance.
Cependant, il me semble que cette phrase, qu’on peut entendre régulièrement et de manière lancinante, est le fait d’une certaine éducation. En effet, la première fois que j’ai entendu cette remarque, je devais avoir douze ou treize ans, et je me suis dit intérieurement : quand même, il a donné sa vie pour nous ! Si ça ce n’est pas de l’amour, je ne sais pas ce que c’est ! Et cette phrase du prophète Isaïe : « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? » m’a rappelé cet évènement. Suivant les règles qu’il a lui-même fixées, c’est-à-dire celui du libre arbitre, pouvait-il en effet faire plus que ce qu’il n’a fait pour l’humanité ? Rappelons-nous de manière non-exhaustive les points fondamentaux :
1 – abaissement de sa nature dans la nature humaine lui qui était Dieu (Philippien 2,5-8 : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »)
2 – guérisons multiples
3 – enseignement plein de miséricorde
4 – ne répondant pas aux insultes (Isaïe 53, 7 : « Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. »)
5 – faisant la volonté de quelqu’un d’autre (Mathieu 26,39 : « Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »)
6 – pardonnant le mal qu’on lui faisait (Luc 23,34 : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »)
7 – tué par ceux qu’il était venu sauver (Luc 23,46 : « Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. »)
Que la douleur qui peut nous habiter ne nous fasse pas dire des choses injustes à l’encontre de Dieu, car il nous a montré, à maintes reprises son amour, et encore aujourd’hui nous vivons de ce que nous n’avons pas mérité de recevoir : la vie.
Don Bruno de Lisle
Mardi 19 septembre les enfants ont retrouvé le chemin du caté au programme petit jeux de présentation avec don Raphaël et les catéchistes, temps de prière, explication de l’évangile du dimanche dans l’Église et pour finir leur cours les enfants ont pu réaliser un atelier peinture conception d’une croix sur les vitres de leur salle de caté.
Ne vous en déplaise, l’Estérel n’a pas la majesté des Pyrénées. Mais ses roches rouges et sa vive verdure s’allient à la mer et au soleil pour lui donner un charme inégalable et bienfaisant ! Victor Hugo avait dit qu’ici, les Alpes venaient mourir dignement.
Pour moi, elles sont davantage un lieu de naissance. De renaissance. Et j’en suis heureux.
Je voudrais profiter de ce premier édito pour rendre hommage à vos prêtres et diacres de Saint-Raphaël qui vous accompagnent et vous conduisent depuis longtemps. Cette année, en plus de leurs ministères habituels, ils ont accepté de recevoir un prêtre qu’ils ne connaissaient pas pour partager avec lui leur vie. Saut dans l’inconnu pour eux. Qu’ils en soient bénis !
Ainsi, au milieu des « Dons », se trouve donc un « Père ». Un prêtre « normal » comme je me suis surpris à le dire, à considérer que ceux qui vous servent à Saint-Raphaël ne le soient pas, et si tant est qu’il puisse vraiment y avoir des prêtres « normaux » …!!!
Prêtre depuis six ans, après avoir été longtemps religieux, une très improbable occasion m’a été donnée de frapper à la porte de la Communauté Saint Martin durant l’été dernier. Heureux, mais conscient d’un « manque », d’un « creux » dans ma vie sacerdotale, tant du point de vue personnelle que du point de vue ministériel et missionnaire, un projet de vie communautaire de prêtres sur mon diocèse de Toulouse occupait ma pensée et nourrissait mon espérance depuis plus de trois ans. Alors que ce projet devait enfin prendre corps, une sorte de tsunami est venu le balayer, de manière aussi inattendue que violente. Plaçant le discernement de vie communautaire au-dessus de toute autre exigence, c’est donc comme un mendiant que je me suis présenté au modérateur de la communauté Saint Martin, et que lui-même m’a présenté à la Communauté de Saint-Raphaël.
C’est dans cette atmosphère calme, joyeuse et bienveillante, exigeante et souple, illuminée par les pépites et étincelles des caractères propres à chacun – qui se frottent parfois mais s’associent toujours – que je commence cette année importante pour moi, parmi vous.
A l’aube de cette année, en me confiant à vos prières, je voudrais également vous confier tous mes frères prêtres, certainement mes amis de Toulouse mais aussi tous les autres, particulièrement ceux qui souffrent. Ceux qui ne trouvent pas l’aide et le réconfort dont ils ont pourtant besoin, ceux qui sont surchargés et n’arrivent pas à résister à l’activisme, ceux qui se sentent seuls et sont tentés par des mirages compensatoires, ceux qui sont désorientés et ne savent plus en qui mettre leur confiance.
A saint-Raphaël, j’ai découvert une communauté qui aime les prêtres, désireuse d’être accompagnée par eux, et qui les accompagne pour qu’ils soient ce qu’ils sont. Merci à vous tous !
Vous me voyez donc comblé : des frères prêtres, des baptisés ardents, des catéchumènes enthousiastes. Gloire à Dieu ! Que cette année nous permette d’avancer toujours plus dans la volonté de Dieu, le service de l’Eglise, l’ardeur missionnaire, bref… dans la sainteté ! Per Mariam.
Abbé Jean-Baptiste MOUILLARD
A Sainte-Bernadette
A Notre Dame de la Paix
A Notre-Dame de la Victoire
Camille et Caroline à la Basilique
La patrouille du Crocodile de Saint-Raphaël
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. » Comme ces paroles nous rejoignent ! Souvent nous en faisons l’expérience : le dessein de Dieu nous semble difficile à saisir. Comme les ouvriers de la première heure, nous n’arrivons pas à comprendre la justice divine. C’est trop injuste : telle maladie d’un proche, telle difficulté dans mon couple, telle division dans ma famille, tel deuil que je ne parviens pas à faire, … Tant de raisons que nous avons de dire au Seigneur : où est ta justice ? Moi qui suis un bon pratiquant, qui essaye chaque jour de faire ta volonté, voilà ce qui me tombe dessus ; alors que celui-là qui vit loin de toi, tout semble lui sourire…
A l’Institut Stanislas, nous avons choisi cette année, comme figure pour nous accompagner, le bienheureux Carlo Acutis. Né en 1991 à Londres d’une famille italienne, il a grandi à Milan, tout en étant très attaché à Assise où il passait beaucoup de vacances. La vie semblait lui sourire : d’une famille assez aisée, il déployait autour de lui des relations magnifiques avec beaucoup de personnes de son entourage : aussi bien avec ses camarades de classe qu’avec les domestiques de ses parents ou avec des personnes marginalisées qu’il avait rencontrées et avec qui il aimait passer du temps. Mais à 15 ans, une leucémie foudroyante l’a emporté en 10 jours. Ses parents se sont sans doute dit : quelle injustice ! Lui qui essayait tellement de faire le bien ! à ses obsèques et très vite après sa mort, de nombreux témoins ont raconté qui était vraiment Carlo : un jeune homme bienveillant avec tous et toujours au service, étonnamment mûr pour son jeune âge et dévoué au service des autres, en particulier des plus pauvres. On a surtout découvert que cette personnalité hors norme puisait sa joie de vivre et son énergie dans son amitié avec le Christ. Chaque jour depuis ses 7 ans, à l’insu de ses parents non pratiquants, il se rendait à la messe. Il répétait : « être toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie. » A travers sa maladie puis sa mort incompréhensible humainement, un océan de grâce s’est révélé : il a touché et continuera sans doute de toucher de nombreux cœurs.
Demandons au Seigneur, lorsque nous ne comprenons pas, qu’Il nous aide à faire confiance. Seule sa grâce peut nous y aider. « Soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps.» Quoi qu’il arrive et même si cela nous semble incompréhensible, Seigneur, nous voulons que cela serve à ta plus grande gloire ! Jésus, j’ai confiance en Toi !
Don Raphaël SIMONNEAUX
Pour bien commencer l’année à l’aumônerie, c’est au Clos des roses vendredi soir à 18h qu’environ soixante dix collégiens et lycéens se sont retrouvés pour une partie de laser game suivie d’un petit enseignement et d’un pique-nique pour reprendre des forces. Pour clôturer cette soirée, certains se sont rendus à la salle Don Bosco pour assister au match de rugby de la France contre les All Blacks.






