
«Confiance, Il t’appelle »
Magnifique pèlerinage des mères de famille à Cotignac
sous une chaleur ardente !
28 pèlerines Raphaëloises , accompagnées de Sœur Lucie-Gertrude
et de Don Marc-Antoine ont marché plus de 45 kilomètres jusqu’à Saint Joseph et Notre Dame de Grâces pour y déposer leurs intentions
de prière et celles confiées par les paroissiens .
Les pèlerines rentrent fourbues mais comblées et remplies d’espérance !
Deo Gracias



Cet après-midi nous serons invités à processionner dans les rues de Saint-Raphaël pour montrer publiquement notre foi dans le mystère de la Très-Sainte Eucharistie. Nous marcherons derrière le Saint-Sacrement et nous l’honorerons avec les moyens pauvres qui sont les nôtres : beaux ornements, dais, chants, pétales de fleurs … Tout cela n’est certes pas grand chose par rapport à la liturgie céleste mais, tout de même, nous voulons ainsi montrer notre amour pour Jésus et Jésus Eucharistie. Oui, nous croyons que le Seigneur est vraiment présent, substantiellement, dans son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité dans la moindre parcelle d’une hostie consacrée. Cela n’est pas un symbole mais la réalité : quel grand mystère !
Quelquefois nous sommes peut-être tentés par le doute ou du moins nous nous sommes un peu habitués devant un si grand mystère, comme s’il était normal d’assister chaque dimanche à la messe, comme si communier était un acte ordinaire. Il nous faut redire avec saint Thomas d’Aquin dans la belle prière du Pange Lingua : « C’est la foi seule qui suffit pour affermir les cœurs sincères. Que la foi vienne suppléer aux faiblesses de nos sens ! » Lorsque nous répondons « Amen » quand le prêtre nous présente l’hostie sainte en nous disant « le corps du Christ », nous affirmons notre foi. Nous disons à la fois : « je crois » et « c’est vrai ».
Le 7 septembre prochain, le pape Léon XIV canonisera deux saints de l’époque contemporaine qui sont, l’un comme l’autre, des amoureux de l’Eucharistie : les bienheureux Carlo Acutis mort à 15 ans et Pier-Georgio Frassati mort à 24 ans. N’hésitons pas à nous plonger dans leur vie et à découvrir comment la messe quotidienne a été, pour l’un comme pour l’autre, la source de leur sainteté. Ils y ont puisé la joie de vivre et une vraie charité envers les pauvres. Frassati disait : « Mangez le pain des anges et vous trouverez la force pour mener les luttes intérieures, les combats contre les passions et les épreuves. (…) Quand vous serez entièrement consumés par ce feu eucharistique, alors vous pourrez en pleine conscience remercier Dieu… et vous goûterez une paix que les gens n’ont jamais connue car le vrai bonheur ne réside pas dans des plaisirs de ce monde, elle n’est donnée qu’à ceux qui ont un cœur et un esprit pur. » Et le jeune Carlo : « L’Eucharistie, c’est l’autoroute du Ciel … Plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus et déjà sur cette terre nous aurons un avant-goût du Paradis … Si l’on approche de l’Eucharistie tous les jours, on va droit au Paradis… Quand nous nous mettons devant le soleil, nous bronzons. Lorsque nous nous mettons devant Jésus-Eucharistie, nous devenons des saints »
Chers amis, en ce jour de la Fête-Dieu, demandons un amour et une foi toujours plus grands devant ce si grand mystère de l’Eucharistie. Ne nous habituons jamais et prions particulièrement pour l’abbé Thomas qui, très bientôt, sera lui-même l’instrument du Seigneur pour célébrer la messe.
Don Raphaël SIMONNEAUX


Adoration à la chapelle pendant l’été : seulement le jeudi jusqu’au 28 août.
Merci de vous inscrire sur le tableau

Bien qu’intelligible, le mystère de la Trinité n’est pas compréhensible. Nous pouvons nous approcher de ce mystère qui nous a été révélé par le Christ, mais il serait illusoire de prétendre en faire le tour (cum-prehendere : le prendre tout entier en nous ! ). La lumière qui se dégage de ce mystère est si intense qu’elle ne pourra jamais être accueillie tout entière par nos yeux. Nous resterons éblouis.
Or l’éblouissement provoque sensiblement la même cécité que l’obscurité. Pour cette raison, nous pouvons être tentés de laisser de côté ce mystère de notre foi.
Pour pallier ce danger, l’Eglise nous donne ce dimanche de la Trinité. Elle nous appelle cette semaine à nous faire théologiens ! Ce n’est ni un gros mot, ni illusoire, bien au contraire, être théologien est notre vocation de chrétien.
La théologie est une science qui s’essaye littéralement à « dire Dieu ». Bien que le langage humain ne soit qu’un balbutiement (en ce sens qu’il échouera toujours à tout dire du divin), il peut néanmoins, lorsque l’intelligence se laisse illuminer par la grâce de l’Esprit-Saint, s’approcher du mystère. Or nous sommes tous conviés à prendre part à ce mystère ! Contempler Dieu dans son mystère d’amour est notre vocation !
Ce regard attentif est source d’une joie profonde parce qu’il nous permet d’intérioriser la présence divine… La contemplation permet de modeler l’âme sur l’objet de sa contemplation. Nous en faisons l’expérience dans notre vie quotidienne : l’enfant cherche à imiter celui qu’il admire, tant et si bien qu’il finit par lui ressembler. C’est vrai aussi dans notre vie spirituelle. Plus nous nous laisserons attirés par la Trinité, plus nous lui ressemblerons ! Quelle joie de réaliser en nous ce pour quoi nous sommes faits. Saint Jean nous le rappelle : « Nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est »
Ce n’est pas un hasard si ce dimanche de la Trinité est célébré juste après la solennité de la Pentecôte. L’Esprit Saint est le don que Jésus nous a acquis pour nous introduire dans l’amour même de Dieu. Il est cet Esprit du Père et du Fils qui, illuminant notre intelligence, nous fait entrer dans la contemplation. Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux ! Jn17,26
C’est par l’Esprit-Saint que nous sommes conduits dans la vérité tout entière, c’est par Lui que nous pouvons voir Dieu tel qu’il est et ainsi entrer dans l’intimité même de la Trinité !
Laissons Le nous instruire. Accueillons Le pour qu’il nous rende théologien ! Alors nous serons rendus capable d’aimer comme Dieu aime. Comme le dit Maurice Zundel : « Les trois personnes divines essentiellement relatives l’une à l’autre constituent l’exemplaire éminent de la vie de la charité. Chacune peut dire à chacune : “Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi.” (Jn 17, 10) » (Émerveillement et Pauvreté)
Demandons la grâce de ressembler chaque jour un peu plus à ce mystère d’amour que nous ne cessons de contempler !
Don Louis Marie DUPORT







