Conférence du 24 mai 2025
à Don Bosco sur le Thème
« Se connaître pour mieux s’accomplir »

Conférence du 24 mai 2025
à Don Bosco sur le Thème
« Se connaître pour mieux s’accomplir »

Tiphaine, Sandy et Inès ont fait leur entrée en catéchuménat
dimanche 1er juin à Sainte-Bernadette

À la Pentecôte, l’Esprit-Saint descend sur les Apôtres comme le fruit de la mission du Christ, grain de blé tombé en terre et mort, pour porter du fruit en abondance (Jn 12,24).
C’est la fête de la moisson des âmes qui commence (Ex 23,16), c’est le temps de l’Eglise. L’Eglise est l’épouse féconde du Christ (Is 54,13), née elle-même du côté transpercé du Nouvel Adam endormi sur la Croix (Gn 2,21-23). Depuis 2000 ans, elle lui donne une innombrable descendance (Is 49,22-23).
Jésus, d’auprès de son Père, qui l’a glorifié à sa droite, de la gloire qui était sienne avant la fondation du monde (Jn 17,5), nous envoie un « autre défenseur », l’Esprit-Saint, « qui demeure toujours avec nous », pour nous enseigner et nous rappeler tout ce qu’a dit Jésus, tout son Evangile, parole vivante pour nous aujourd’hui, et non pas paroles mortes.
L’Esprit-Saint n’enseigne pas ses propres paroles, il n’ajoute pas des paroles en plus : il rappelle et vivifie au fond de nos cœurs les paroles de Jésus, de sorte que l’Evangile est toujours un « vert pâturage » où le Bon Pasteur nous guide et nous nourrit. Un des rôles de l’Esprit-Saint est de nous aider à garder l’Evangile tel quel, intègre, solide, clair et net, nourrissant, sans mélange avec les herbes empoisonnées des mensonges et des erreurs, jusqu’au retour de Jésus dans la gloire.
Depuis la Pentecôte, c’est le temps de l’Eglise, le temps de l’Esprit-Saint, le temps de l’Evangile Parole de Vie pour nous et pour l’évangélisation, “pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en Jésus.” (Jn 17,20).
Le temps qui court après l’Ascension de Jésus à la droite du Père dans la gloire est le temps qui court jusqu’au retour de Jésus dans cette gloire. « Il reviendra de la même manière… » (Ap 1,11).
Les empires passent, babyloniens, grecs, romains… Tous passent… traduisez : les empires américains, russes, chinois, mondialistes, terroristes dit “religieux”, pandémistes, médiatiques et bancaires… Tous ces royaumes passent. Mais l’Esprit-Saint continue d’être avec ceux qui se prononcent pour Jésus, qui possède, lui, un Royaume qui transcende tous les autres, car il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs (Ap 17,14).
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples…» Mt 28,18.
« A lui l’empire, l’honneur et le royaume, et tous peuples, nations et langues le serviront. Son empire est un empire éternel qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit. » Dn 7,14.
« Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre » et prépare au Seigneur des seigneurs un peuple bien disposé à le recevoir dans sa gloire.
« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes [baptismales] ; ils pourront disposer de l’arbre de Vie [Jésus Eucharistie], et pénétrer dans la Cité [le Ciel], par les portes. Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal ! » (Ap 22,13-15).
L’Esprit-Saint est celui qui active et actualise quotidiennement l’invocation de l’Epouse, l’Eglise, nous, les disciples :
« Amen ! Viens Seigneur Jésus ! »
Don Laurent LARROQUE
Un car est mis à votre disposition pour les ordinations.
Départ samedi 28 juin à 8h15 devant la Basilique – Retour prévu vers 16h
Inscriptions avec paiements (15€) au presbytère (aucune inscription sans règlement ne sera prise)
Samedi 28 juin à 10h
Jérémy CAUMONT Louis HOULLEGATTE Elvis CASTILLO Marc-Antoine LUDWIG Ricardo DIAS DA SILVA Cesar MUNOZ ARIAS Thomas DUCHESNE Joseph TRAN QUANG DUC Aymeric FLOURY Guilhem WIESER
Prions pour eux !

Comment les Apôtres se sont-ils préparés à la venue du Saint-Esprit ? En priant ! « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères. » C’est la prière de l’Eglise naissante, elle demande à Jésus et à notre Père du Ciel « Viens, Saint-Esprit ». C’est notre prière aujourd’hui et elle doit résonner jusqu’à la fin de l’histoire pour que nous-mêmes soyons revêtus de la Force d’en haut, pour faire l’œuvre de Dieu et non nos œuvres, pour connaitre Jésus en vérité et adorer le Père en Esprit et en vérité.
L’Esprit-Saint précède toutes les actions importantes : Au commencement du monde Il planait sur les eaux. Peu après dans la Bible Il est donateur de vie à la création d’Adam. Il inspire les prophètes et des hommes pour une mission spéciale au tournant de l’histoire sainte. Il vient sur la Vierge-Marie au début du renouvellement du monde, à l’Incarnation. Il est présent au baptême du Seigneur pour le début da sa vie publique. Il fait exulter Jésus dans la prière (Lc 10.21). Il est remis à la Croix dans le dernier souffle de Jésus. Il est répandu sur les apôtres au soir de la Résurrection pour leur donner le pouvoir de pardonner les péchés. Il est répandu sur l’Eglise à la Pentecôte pour annoncer les merveilles de Dieu avec puissance et fécondité. Il est invoqué à chaque messe sur les oblats afin qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Seigneur.
Voulons-nous aussi recevoir le Saint Esprit ? Voulons-nous qu’il adhère en nous, qu’il soit l’âme de notre âme ? Voulons-nous ce que le Père veut nous donner plus que tout ? (Lc 11,13) : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent! » Voulons-nous comprendre et mettre en pratique la Parole du Seigneur, lui permettre de porter le fruit que notre Père en attend ? Tout cela vient de l’Esprit-Saint.
Ne soyons pas compliqués : pour l’attirer en nous il faut commencer par l’adorer au même titre que le Père et le Fils. Il faut lui parler comme nous parlons au Père et au Fils. Il faut lui demander de nous inspirer, de venir en nous. Il faut user des dons qu’il a déployés en nous et rendre grâce abondamment pour sa présence et son action. Comment devenir des saints sans l’Esprit de sainteté ? Ne tergiversons plus : adorons l’Esprit-Saint, appelons l’Esprit-Saint.
A l’école de la Vierge Marie – l’épouse du Saint-Esprit – les apôtres ont grandi dans la disponibilité à l’Esprit-Saint. Ils lui ont donné la place qui est la sienne et par-là ne firent plus obstacle à l’œuvre de Dieu en eux et autour d’eux. Que Notre-Dame du Cénacle nous apprenne à prier l’Esprit-Saint à vivre sous sa mouvance. Comme elle, que nous puissions dire « Me voici, que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Don Marc-Antoine CROIZE-POURCELET
Quelques jours avant la belle fête de l’Ascension, l’Évangile de saint Jean nous plonge dans les derniers moments que Jésus passe avec ses disciples avant sa Passion. Ces paroles sont empreintes d’une douceur toute particulière : Jésus ne les prépare pas simplement à son départ, il leur donne l’assurance d’une présence durable, la sienne, celle du Père et celle de l’Esprit-Saint.
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Ce verset met en lumière l’essence de la foi chrétienne : l’amour de Dieu s’exprime par l’obéissance filiale à sa Parole que l’on garde comme une présence vivante en nous. « La parole de Dieu est un baume excellent qui ne se conserve que dans les cœurs purs » écrivait saint Vincent de Paul. Garder la Parole de Jésus, c’est chercher l’union avec lui au quotidien, dans nos pensées, nos actes, notre prière.
Cette fidélité conduit à une promesse bouleversante : Dieu vient habiter en nous. Non pas comme un invité de passage, mais comme un hôte qui fait de notre cœur sa demeure. Padre Pio disait : « Que ton cœur soit toujours prêt à recevoir Jésus dans le silence et la solitude intérieure. Alors, il te parlera. » Accueillir Dieu dans notre vie demande une disposition intérieure : une paix du cœur, une écoute fidèle, un amour sincère.
Et Jésus, justement, nous parle de cette paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » La paix du Christ n’est pas l’absence de troubles, mais la présence d’un amour qui dépasse toute peur. Monsieur Vincent, le grand apôtre de la charité, qui a su garder une confiance et une paix intacte dans les nombreuses épreuves de sa vie, nous donne ce conseil : « Dans les revers, soyons comme des arbres fruitiers ; car d’autant plus qu’un rude et long hiver les resserre et les empêche de pousser, tant plus prennent-ils de profondes racines, et ils portent plus de fruit ». Il disait aussi : « Respect et douceur nourrissent la paix ; où est la paix, Dieu habite ».
Devant toutes les peines de nos vies, nous pourrions facilement avoir la tentation de chercher la paix telle que le monde nous la donne : dans des solutions extérieures, des sécurités humaines, ou des distractions. Pourtant, Jésus nous dit : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé ». Il sait que la paix véritable vient de l’intérieur, d’une relation vivante avec Dieu. « La prière est la meilleure arme que nous ayons, c’est la clé du cœur de Dieu » répétait le Padre Pio. Prions donc pour cette paix, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour notre monde blessé par la guerre et par la « culture de mort » que dénonçait déjà saint Jean-Paul II.
Jésus annonce également l’envoi de l’Esprit Saint, « le Défenseur », qui nous enseignera tout et nous rappellera ses paroles. Ce don de l’Esprit-Saint n’est pas un luxe spirituel réservé à quelques-uns, mais une promesse pour tous les baptisés. L’Esprit-Saint est notre guide, notre mémoire vivante du Christ, celui qui éclaire notre conscience et nous pousse à l’amour du prochain. Alors que nous avançons vers l’Ascension et la Pentecôte, préparons nos cœurs à recevoir à nouveau la plénitude du don de l’Esprit, en gardant fidèlement la parole de Jésus, dans la charité et la paix véritable. Que dans chacun de nos cœurs, Dieu puisse dire : « Voici une demeure où je peux habiter. »
Abbé Thomas DUCHESNE
Les pèlerins de Rome rentrent émerveillés de leur voyage. Don Laurent a été un guide spirituel exceptionnel ! La plus forte émotion fut la rencontre avec le Pape et sa bénédiction lors de sa première audience. La visite de nombreuses églises où nous nous sommes recueillis sur les reliques de nombreux saints, nous a ouvert le chemin de l’amour et de l’espérance. L’organisation était au « top » et notre groupe en grande unité de prière et de fraternité.

L’entraide paroissiale ferme ses portes pour l’été
Fermeture de l’entraide paroissiale du 4 juillet au 26 août !
Merci de ne rien déposer pendant cette période !
« La gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme c’est la vision de Dieu ». Voilà ce que disait saint Iréné de Lyon Père et Docteur de l’Eglise.
Cette phrase résonne d’avantage lorsqu’on la met en lien avec l’évangile de ce dimanche : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera et il le glorifiera bientôt » Jean 13, 32.
Car il est toujours difficile de comprendre le Christ lorsqu’il parle de son monde, le monde de Dieu. Que signifie la gloire de Dieu, ce que nous ne voyons pas avec nos yeux ?
Cela signifie qu’il est rendu grand, vraiment ce qu’il est (sans idée de changement de sa personne) lorsqu’il est glorifié. Et Dieu est rendu vraiment ce qu’il est, au plus profond de son être, lorsque l’homme est vivant. La vie de l’homme est non pas de vivre heureux, ce n’est que la conséquence, mais de vivre avec Dieu.
On pourrait dire cette phrase de saint Iréné ainsi : Lorsque l’homme choisit de vivre avec Dieu, il le glorifie, il lui rend ce qui lui est dû. Bref l’homme devient juste. Il accomplit la justice. Or la vertu de justice a deux visées : commençons par celle qui nous paraît la plus évidente, celle d’empêcher la triche entre les hommes. Si quelqu’un vient à tricher, dans quelque domaine que ce soit, il est juste de venir au secours de celui qui est lésé.
C’est ce qu’est sensé accomplir la justice humaine. La seconde visée de la vertu de justice est celle que nous oublions souvent et qui est pourtant la plus importante : il faut rendre à Dieu ce qui lui appartient, c’est-à-dire notre vie, c’est-à-dire sa gloire.
Être juste envers Dieu, c’est le prier sans cesse pour lui rendre la gloire qui lui est due. Que dirait-on d’un homme qui ne remercie jamais lorsqu’on lui rend un service ? Qu’il est ingrat et désagréable.
Alors que dire des hommes qui vivent sans rendre gloire à Dieu, lui qui nous a créés et permis de vivre. Cela ne doit pas nous arriver, nous qui avons reçu le message de l’Evangile. Pour ne pas manquer à la justice, rendons gloire à Dieu en chaque instant de notre vie.
Que notre vie à tous soit une prière permanente. Ainsi nous serons vraiment vivant et Dieu sera vraiment glorifié
Don Bruno de LISLE