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Denier de L’église

Denier de L’église 1810 2560 Paroisses de Saint-Raphael

Le Denier, c’est vraiment vital pour l’Église ! Ne l’oubliez pas…
Le Denier est une participation de chaque catholique à la vie de son diocèse. Il sert à couvrir les dépenses liées :
au traitement des prêtres du diocèse (en activité comme à la retraite), à leurs cotisations sociales (obligatoires)… et à la rémunération des salariés administratifs et pastoraux
Donner au Denier, c’est :
Un devoir pour chaque catholique, une façon de remercier pour ce qu’on a reçu, un moyen de permettre que cela dure, un coup de pouce à donner pour que la mission de l’Église se déploie auprès de tous !
C’est un don volontaire, il n’y a pas de tarif ! Chacun donne en conscience selon ses possibilités. Le don moyen augmente chaque année et nous en sommes très reconnaissants mais le nombre de donateurs baisse légèrement.
Les dons (défiscalisables) peuvent également être faits par chèque à l’ordre de l’ADFT (avec au dos la mention « Denier » suivi du nom de votre paroisse) transmis à : Association Diocésaine de Fréjus-Toulon, 68 impasse Beaulieu, CS 30518, 83041 TOULON cedex.

Messe des Rameaux, ouverture de la Semaine Sainte

Messe des Rameaux, ouverture de la Semaine Sainte 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Au cœur de cette Messe nous entendons la lecture de la Passion de Jésus, cette année selon Saint Matthieu.
Sainte Bernadette Soubirous, sainte Bernadette de Lourdes a eu ce mot : « La Passion je la comprends mieux quand je la lis que quand on me l’explique ».
La Passion de Jésus c’est l’heure dont Il a parlé en disant « Je dois être baptisé d’un baptême » c’est-à-dire plongé dans cette mort de l’Homme-Dieu, Celui qui est venu nous sauver.
Dans l’Evangile selon Saint Luc, nous lisons qu’à plusieurs reprises Jésus dit aux disciples « nous montons à Jérusalem » Jérusalem, la Ville Sainte où Il va mourir et ressusciter ! Les différents faits qui composent la Passion de Jésus on pourrait dire qu’ils sont un condensé du péché des hommes, la trahison, les reniements (Le seul Apôtre présent au pied de la Croix, nous le savons bien, est Jean.)
D’un autre côté il y a la perversité des gens du Temple, dans l’Evangile selon Saint Jean (cette Passion qui est lue chaque année au Vendredi Saint) nous voyons les gens du Temple qui haïssent les romains mais qui, en l’occurrence, font appel à une loi romaine, la « Lex de majestate », la « loi de majesté » instaurée par Octave Auguste ; c’est à cette loi qu’ils font référence (Jean chap 19. Verset 12) quand ils disent à Pilate « Si tu le relâches tu n’es pas ami de César, quiconque se fait roi s’oppose à César. » (1)
Ils ont déplacé le procès au plan politique : c’est une menace à peine voilée de dénonciation « en haut lieu » auprès de Tibère à Rome, et comme Pilate leur dit « crucifierai-je votre roi ? », ils ont ce mot terrible « nous n’avons de roi que César ».
Le Père Xavier Léon-Dufour, exégète, écrit : « A cet instant précis, ils ont renié la Seigneurie de Dieu sur eux ».
Sœur Edith Stein (canonisée par Jean-Paul II en 1998) a écrit : «Jamais cœur d’homme n’a pénétré dans une nuit aussi obscure que celle de l’Homme-Dieu à Gethsémani ».
Il n’est pas donné à l’esprit investigateur des hommes de pouvoir sonder le mystère impénétrable du divin abandon de l’Homme-Dieu sur la Croix »
Et, cependant si Jésus nous apparaît bien comme écrasé par ces événements terribles, sans compter les supplices endurés, en même temps Jésus commande sa Passion « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne ».
Au moment de mourir sur la Croix Jésus déclare : « Tout est accompli  ». Ce qui nous sauve, nous tous pécheurs, ce n‘est pas toute cette quantité de souffrances, c’est le fait que Jésus accepte tout cela avec amour, c’est le fait qu’Il accomplit la Volonté du Père c’est ainsi que cette mort devient rédemptrice.

(1) Voir « Le procès de Jésus condamné par Ponce Pilate « J.M. Varaut avocat chrétien Plon 1997

Don Jean-Marcel VEAU

Bilan des paroisses de l’année 2025

Bilan des paroisses de l’année 2025 1410 833 Paroisses de Saint-Raphael

Chers paroissiens,
Les comptables de la paroisse et du diocèse ont fini de saisir l’année 2025
et c’est l’heure de vous donner le bilan.
Les proportions de dépenses et de recettes sont stables. Les camemberts se ressemblent d’une année sur l’autre. Bonne nouvelle, les recettes (vos dons) sont encore en augmentation et les dépenses sont sensiblement les mêmes… Le bénéfice de la paroisse augmente encore de 8% pour cette année 2025 !
Pour les actes de catholicité, il y a eu 132 baptêmes, 38 mariages, 241 funérailles.
Merci à tous ceux qui s’engagent pour le Christ dans nos paroisses, spirituellement, matériellement et par le temps donné dans tous les services. Puisse l’annonce de l’évangile se poursuivre avec la vitalité de l’Esprit-Saint !
Votre curé : Don Marc-Antoine +prêtre

Je suis la Résurrection

Je suis la Résurrection 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Lazare était au tombeau depuis déjà quatre jours. Tous les délais étaient largement dépassés pour que personne ne puisse dire : “En fait il n’était pas réellement mort…” Il était bien mort et enterré, et la putréfaction du cadavre rend tout à fait incommode et déplacé l’ordre de Jésus : « Enlevez la pierre  !… – Mais, Seigneur, il sent déjà… » Et Jésus : “N’avais-je pas dit que cette maladie n’était pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu et de son Fils ?” Si, tu avais dit cela, Jésus… Mais justement, Lazare est mort quand même… Ô Jésus, “que ta parole est pour moi difficile” (Ps 138/139,17) : Lazare est mort et enterré, pourquoi dire que cette maladie ne le conduirait pas à la mort ? À ma courte vue (et sans doute parce que ce n’est pas exactement cela que tu avais dit, mais j’ai compris à ma façon), il semblerait que ta Parole est prise en défaut… C’était pourtant celui que tu aimais, et tu aimais aussi Marthe et Marie qui ont envoyé un messager pour te supplier de venir… Et tu n’es pas venu… Il semblerait que tu as fait exprès de rester loin plus longtemps… Notre incompréhension est à son comble, notre peine est immense, non seulement parce qu’il nous a semblé que tu t’es désintéressé de nous, mais aussi parce que tous tes ennemis (venus peut-être davantage constater la mort de Lazare que manifester leurs condoléances) se réjouissent de cette absence, au goût d’échec et d’impuissance…
Mais tu as un plan. Il correspond au plan du Père qui t’exauce toujours. Il ne correspond pas au plan des hommes, à la vue courte et au cœur submergé et aveuglé par le chagrin familial, et aussi, pour ceux qui t’aiment, bouleversés par la souffrance de te voir vaincu… Et la douleur nous égare…
Mais toi, Jésus, tu n’es jamais vaincu. Même quand ta Parole semble prise en défaut, même lorsqu’il semble que tu t’éloignes et t’absentes au moment du deuil insupportable et de la peine inconsolable, même alors rien ne t’échappe, le hasard n’existe pas, ta toute-Puissance est toujours à l’œuvre, tout correspond à ton plan, au cheveu près (Mt 10,30) ; il fallait faire ce miracle devant une grande partie des ennemis réunis, devant une grande partie des hésitants, devant tes propres apôtres et disciples si douloureusement mis à l’épreuve, afin de les affermir le plus possible devant le mystère incompréhensible qui est finalement celui de la Croix, mystère d’un Messie souffrant qui suit son plan, pour la gloire de Dieu et pour le salut du monde, mystère de faiblesse qui est puissance de Dieu, mystère de folie (“l’amour de Dieu est folie”, comme on le chante), alors qu’il est sagesse de Dieu, mystère de pauvreté qui est la vraie richesse du Royaume des cieux.
« Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. » (1Co 1,25). Mystère quand même. Mais « si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » La Foi traverse le mystère, elle est déjà Résurrection, elle est déjà Vie éternelle. « La Vie éternelle, c’est de te connaître, toi le seul Véritable Dieu, le Père, et Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Tout cela était « afin qu’ils croient que tu m’as envoyé ».
Actualité de l’Evangile ! Ô mon âme, ta maladie te mène t-elle à la mort ?
Ô Eglise, tes maladies te mènent-elles à la mort ? Ô humanité, ton état de fin de civilisation te mène-t-elle à la mort ? Non, « cet état des choses est pour la gloire de Dieu, pour la gloire du Fils de Dieu ! » Mystère, surtout s’il faut quand même passer par la mort et attendre de Dieu la Résurrection.
“Ô Croix, Sagesse suprême !”
Qui me donnera de faire confiance, au-delà du désespoir, en une parole de Dieu qui semble se démentir elle-même ? Ô vous, Marthe et Marie, et Lazare votre frère, vous qui êtes passés par ce désespoir, donnez-moi de faire confiance au plan de Jésus dans ma vie, dans la vie de l’Eglise, dans la vie de l’humanité, malgré l’état des lieux.
“J’ai mon plan !” « Je suis la Résurrection et la Vie ! Crois-tu cela ? »
Don Laurent LARROQUE

Appel à témoignage

Appel à témoignage 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Projet d’ouverture d’une petite école

Projet d’ouverture d’une petite école 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Zofia et Alexandre recherchent un terrain ou un local privé dans la région de Saint-Raphaël / Fréjus pour l’ouverture d’une petite école catholique hors contrat (environ 30 élèves).
Un terrain permettant l’installation légère d’un abri ou d’une structure simple serait idéal.
Si vous possédez un lieu pouvant accueillir ce projet éducatif ou si vous connaissez quelqu’un qui
pourrait aider, merci de nous contacter : Alexandre 06 74 48 06 53.

L’aveugle né

L’aveugle né 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce dimanche, l’Eglise nous donne d’entendre la guérison de l’aveugle né (Jn 9). Jésus se situe au Temple de Jérusalem au moment de la fête des Tentes (Jn 7,2). Cette fête rappelle l’exode au désert et plus fondamentalement la condition de viator de peuple de Dieu. La tension est grande, Jésus vient d’esquiver une lapidation à cause de la phrase « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Dans ce contexte, Jésus et ses disciples croisent l’aveugle mendiant. Cela suscite une excellente question : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? ». Derrière cette question il y a une croyance : si tu souffres c’est que Dieu t’a puni. La prospérité était comprise comme la récompense de Dieu pour une vie droite, le malheur comme la conséquence du mal commis. Bien sûr que notre bonheur et notre malheur ne sont pas indépendants de notre vie morale. Mais l’expérience commune de l’humanité regorge d’une part de personnes qui ne cessent de faire le bien et qui pourtant accumulent les misères, d’autre part de bourreaux à qui tout semble sourire.
La Bible aussi a ses contre-exemples comme Job le juste qui sombre dans la misère la plus profonde sans jamais maudire Dieu : « le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le nom du Seigneur soit béni » (Job 1,21). Bref, Jésus brise ici cette fausse croyance : l’infirmité ou la blessure n’est pas une punition divine.
Le mal moral entraîne une blessure, sur moi ou sur quelqu’un d’autre. Faire le mal a toujours une conséquence négative. Mais dans l’autre sens je ne suis pas forcément la cause d’une blessure que je subis. Heureusement aussi : le bien accompli a lui aussi toujours une conséquence positive, sur moi et sur l’humanité tout entière.
S’il y a bien un lien entre le mal moral et le mal subi (ou la blessure), il n’est pas nécessairement immédiat.
Enfin, il est bon de regarder l’itinéraire de foi de cet aveugle guéri. Au début de cette page d’évangile il parle de Jésus en disant « l’homme qu’on appelle Jésus » (v11), puis « C’est un prophète » (v17), puis il est « de Dieu » (v33) enfin il l’appelle « Seigneur » (v38) et se prosterne devant lui. Que le Seigneur dessille toujours notre regard pour mendier sa lumière. Nous ne nous lasserons jamais de le contempler et de mieux le connaitre.
Don Marc Antoine CROIZE POURCELET

Prions pour nos catéchumènes

Prions pour nos catéchumènes 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

L’Église de France ne cesse de se réjouir de l’afflux de nombreux catéchumènes : cette année encore, la France entière aura, à Pâques la joie, dans de très nombreuses paroisses, d’entourer des jeunes et des adultes au moment où ils recevront la vie divine dans la grâce incommensurable du baptême. A Saint-Raphaël également, nous entourerons nos 15 catéchumènes.
Ils sont catéchumènes depuis plusieurs mois, voire plusieurs années depuis leur entrée en catéchuménat : après avoir été instruits brièvement sur les rudiments de la foi chrétienne et de leurs conséquences morales, l’Église les a accueillis en leur posant la question : « Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? » – « La foi » ont-ils répondu après avoir frappé à la porte de l’église. Ils ont alors reçu sur leurs diffférents sens des signes de croix.
Depuis ce temps, ils se sont préparés en découvrant la vie chrétienne au dernier carême dans lequel ils sont entrés avec toute l’Église le mercredi des Cendres.
Lors du 1er dimanche de Carême, ils étaient à la Castille autour de notre évêque pour l’appel décisif, ce qu’on appelait dans l’Antiquité, le rite de l’inscription du nom. Désormais nous les appelons les « electi », les appelés. Ils ont alors été appelés à intensifier leur préparation : nous les entourons tous de notre prière et de notre affection fraternelle pendant ce Carême décisif pour eux.
A partir d’aujourd’hui et durant les trois dimanches qui viennent, ils recevront les « scrutins », des prières d’exorcisme où nous demandons à Dieu de les aider dans leur ultime combat spirituel. Ils sont « scrutés  » par Dieu, c’est-à-dire regardés en profondeur, jusqu’au plus profond de leur cœur. Nous demandons que le diable soit repoussé loin d’eux au moment où ils s’apprêtent à recevoir en héritage le trésor de la vie éternelle. Les scrutins sont accompagnés des trois évangiles qui nous aident à méditer ce qu’est le baptême : la Samaritaine aujourd’hui, l’aveugle né le 4ème et la résurrection de Lazare le 5ème dimanche de Carême.
Ils seront après chaque scrutin « renvoyés » de l’église conformément à l’usage antique pour signifier qu’ils n’ont pas encore été « initiés » au sacrement de l’Eucharistie auquel ils prendront part d’une manière nouvelle lors de la vigile pascale.
Lors du dernier scrutin, les baptisés réciteront devant eux le Symbole des Apôtres qu’ils seront invités à apprendre et qu’ils « restitueront » le matin du Samedi saint. C’est aussi le cas de la prière du Notre Père.
Le Samedi saint auront lieu les ultimes rites préparatoires au baptême : un dernier exorcisme, l’onction d’huile des catéchumènes signifiant la force dans le combat spirituel et l’Ephata reprenant le geste guérisseur de Jésus en Mc 7, 32-35.
En ce temps de grâce qu’est le Carême prions et jeûnons pour nos chers catéchumènes qui vont être enfantés à la grâce !

Don Raphaël SIMONNEAUX

Les beaux dimanches de Carême !

Les beaux dimanches de Carême ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Nous connaissons la symbolique importante des 40 jours du Carême. Il suffit de l’entendre ou de le lire pour que rejaillissent dans notre cœur les 40 ans d’errance du peuple hébreux dans le désert, les 40 jours et 40 nuits de Jésus lui-même au désert, modèle par excellence de notre combat spirituel de Carême.
Pourtant les plus matheux d’entre nous auront remarqué qu’entre le mercredi des Cendres et le dimanche de Pâques, il y a bien plus que 40 jours, il y en a 46 ! Nous aurait-on menti ? Non ! C’est tout à fait normal.
Notons-le une fois pour toutes ! Le dimanche, ce n’est pas Carême ! Ouf ! Le compte est bon, ça fait bien 40 !
Pour autant, savons-nous bien vivre ces dimanches de Carême  ?
Pointons d’abord un danger, celui de céder à la tentation de rattraper le dimanche tout ce dont nous nous sommes héroïquement privés la semaine ! Cette tentation peut venir d’une approche un peu trop légaliste de notre Carême se résumant dans l’alternative emprisonnante du seul permis / défendu. Cette tentation peut aussi venir aussi d’une certaine tension dans notre conversion qui cherche une soupape pour tenir la durée et révèle par là encore un manque de liberté !
Loin de cette tentation, les dimanches de Carême sont une grâce pour grandir en liberté. Chaque dimanche permet un point d’étape, un regard sur la semaine écoulée et une anticipation de la semaine à venir. Suis-je un peu plus détaché de ceci ou de cela ? Suis-je un peu plus attaché au Seigneur ? Occasion de rechoisir par amour le travail de réorientation de notre liberté vers Dieu.
Cette année A nous offre par ailleurs l’un des plus beaux cycles d’évangiles de l’année liturgique. Il vaut la peine de les méditer un peu plus que d’habitude. Ils évoquent chacun à leur manière le mystère du baptême que recevront nos catéchumènes à Pâques ! Belle occasion de raviver notre propre baptême !
Il apparait alors que ces dimanches de Carême sont parmi les plus beaux de l’année tant ils nous permettent d’apprendre avec la délicatesse de la pédagogie de l’Eglise la joie de la liberté des enfants de Dieu !
Bon Dimanche !

Don Guillaume PLANTY

Le début du Carême

Le début du Carême 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Mercredi dernier, en recevant la cendre sur notre front, nous avons entendu ces paroles qui résonnent à chaque Carême : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ! ». Le prêtre a pu dire également : « N’oublie pas que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière ». Ce ne sont pas des menaces ni des injonctions culpabilisantes, mais une invitation à repartir du bon pied, à recentrer notre vie sur l’essentiel. L’Évangile ne cesse de nous le rappeler : Dieu ne se lasse pas d’espérer en l’homme. Le Carême nous donne quarante jours pour accueillir à nouveau cet appel à la conversion du cœur.
Ce temps liturgique n’est pas d’abord une période de tristesse ou de privation, mais un moment de vérité et de renouveau. Il s’agit de laisser Dieu nous rejoindre là où, souvent, nous résistons : dans nos habitudes, nos certitudes, nos distractions. Le jeûne, la prière et le partage ne sont pas des exercices moraux, mais des chemins concrets pour dégager en nous la place qui revient à Dieu et à nos frères. Le jeûne nous apprend la sobriété et la liberté intérieure ; la prière nous remet en présence du Seigneur ; le partage nous ouvre aux besoins de notre prochain.
La première lecture de ce dimanche nous rappelle pourquoi il est nécessaire pour l’homme de fournir des efforts pour revenir à lui. Car l’homme s’est éloigné de Dieu, et est maintenant soumis aux tentations du démon. L’évangile nous montre toute la compassion de Dieu qui vient lui aussi subir les mêmes tentations. Il accepte tout, dans une vie d’amour pour l’homme.
Souvent, nous redoutons le mot « effort ». Pourtant, le Carême n’est pas une performance spirituelle à réussir, mais une disponibilité à accueillir la grâce. Comme tout chemin de foi, il commence par un geste de confiance. Dieu ne nous demande pas d’être parfaits, mais d’accepter d’être rejoints, relevés, aimés. Le Carême commence quand nous consentons à être déplacés et renouvelés.
Que ce temps soit donc pour nos paroisses un souffle de fraternité et de simplicité. À travers la prière en Église, les gestes de charité et les célébrations qui jalonneront ces semaines, laissons grandir en nous la joie pascale. Car au bout du désert de quarante jours, il y a un matin de lumière : celui de la Résurrection. Avançons avec confiance vers Pâques, le cœur ouvert à l’espérance qui ne déçoit pas.

Don Bruno de LISLE

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