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Quel avenir pour notre civilisation occidentale ?

Quel avenir pour notre civilisation occidentale ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le progrès offre des possibilités admirables, et nous le voyons aujourd’hui de manière singulière dans le développement de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies. Comme je l’ai rappelé dans ma récente Encyclique, la technologie en soi n’est pas neutre car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la réglementent et l’utilisent (cf. Magnifica humanitas, n. 9) ; c’est pourquoi, face aux transformations de notre temps, notre discernement doit se concentrer sur la place qu’occupe la personne humaine dans nos décisions, et sur la manière dont se posent aujourd’hui, sous un jour nouveau, la dignité du travail, la solidarité, la politique sociale et le bien commun.
Ce discernement part d’un postulat fondamental : toute société véritablement juste se fonde sur la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne humaine. Cette dignité précède toute concession de l’État et ne peut être subordonnée à des consensus sociaux changeants ni aux aléas des majorités du moment (cf. Benoît XVI, Discours devant le Parlement fédéral allemand,
22 septembre 2011). Elle appartient à tout être humain du simple fait qu’il existe, et c’est pourquoi elle doit guider tout ordre juridique positif. La foi chrétienne la proclame à partir de la Révélation ; la raison humaine peut la reconnaître comme une exigence inscrite dans la vérité de l’homme (cf. ibid.). Lorsque cette conviction reste vivante, le droit devient une protection pour tous et une garantie face à l’imposition d’intérêts et d’agendas particuliers.
Sur cette base, il m’appartient aujourd’hui de prononcer une parole sereine et ferme devant ceux qui ont la grave responsabilité d’organiser juridiquement la vie en société. Cette vie en société peut être menacée par la culture du rejet, comme l’a si souvent mis en garde le Pape François (cf. Discours à l’Assemblée plénière de l’Académie Pontificale pour la Vie, 27 septembre 2021). En ce sens, si la vie cesse d’être reconnue comme une valeur fondamentale, quel avenir nos sociétés peuvent-elles avoir ? Peut-on qualifier de pleinement juste une communauté qui laisse dans l’ombre l’enfant à naître, la personne âgée, le malade, celui qui souffre en silence ou celui qui dépend entièrement des soins d’autrui ? La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. Lorsque cette certitude s’estompe, les plus vulnérables sont les premières victimes et la loi perd son sens le plus profond : servir et protéger chaque personne. C’est pourquoi la grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité.
Le bien commun est, d’une certaine manière, “la forme sociale de la dignité humaine” (cf. Magnifica humanitas, n. 59). Il ne consiste pas en une simple somme d’intérêts particuliers, mais en « l’ensemble des conditions de la vie sociale qui permettent aux associations et à chacun de leurs membres d’atteindre plus pleinement et plus facilement leur propre perfection » (Gaudium et spes, n. 26). Lorsque le bien commun cesse d’être un horizon partagé, l’action publique risque de se fragmenter en intérêts partiels, incapables de préserver ce qui appartient à tous.
Dans ce contexte, la famille revêt une importance particulière, en tant que première réalité humaine et fondement naturel de la communauté. C’est au sein du foyer que se côtoient les générations et que se transmet une mémoire vivante qui assure la continuité intérieure de la société. Là où la famille est soutenue, la stabilité spirituelle et sociale des nations s’en trouve également renforcée. La famille sera toujours la première école d’humanité où l’on apprend, avant tout autre lieu, la grammaire élémentaire de la vie en communauté : accueillir la vie, prendre soin de l’autre, pardonner, servir et appartenir.
Pape Léon XIV : extrait de la rencontre avec les parlementaires espagnols

L’encyclique du pape Léon XIV

L’encyclique du pape Léon XIV 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

En vente à la librairie paroissiale
Sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle.
La première encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas (« Magnifique humanité ») marque l’entrée du nouveau pontificat dans le grand débat social contemporain. Dans la lignée du pape Léon XIII et de Rerum Novarum, Léon XIV y affronte la question décisive de l’intelligence artificielle et de la transformation du travail.
Comme la révolution industrielle avait posé la question du rapport entre capital et travail, la révolution numérique pose désormais celle du rapport entre l’homme et la machine. L’encyclique affirme avec force que la technique doit demeurer au service de la personne humaine et ne peut devenir la mesure de l’homme.
Tout en reconnaissant les possibilités immenses offertes par l’IA, le pape met en garde contre les risques de déshumanisation, de manipulation, d’asservissement économique et d’affaiblissement du jugement critique. Vérité, justice sociale, responsabilité politique et dignité inviolable de la personne structurent ce texte appelé à devenir une référence majeure de la doctrine sociale de l’Église au XXIe siècle.
Un texte majeur, décisif, à destination de tous les hommes et femmes du XXIe siècle.

Quelques moments forts dans nos paroisses

Quelques moments forts dans nos paroisses 2560 1920 Paroisses de Saint-Raphael

Première communion des adultes à Notre-Dame de la Victoire

Première communion des adultes à Notre-Dame de la Paix

Vacances paroissiales à Notre Dame du Laus

La Fête Dieu

La Fête Dieu 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce dimanche, l’Eglise dans sa pédagogie veut nous aider à focaliser nos cœurs et nos regards vers ce mystère central de la foi pour les chrétiens  : Jésus Eucharistie. Nous allons au moins tous les dimanches à la messe pour faire ce que Jésus nous a dit « en mémoire de Lui »… Et comme l’habitude peut tous nous guetter, il est bon de nous arrêter sur ce sacrement institué par Jésus, le sacrement des sacrements, la présence de Jésus au plus haut point au milieu de nous. Jésus en prenant le pain a dit « ceci est mon corps livré pour vous » à la veille de sa Passion où il dépose sa vie pour nous. Puis « faites cela en mémoire de moi ». Par ce mystère que nous célébrons, nous rappelons sa mort et sa résurrection, nous nous tenons avec lui à la Cène avec les apôtres, au pied de la Croix avec Marie, au matin de sa résurrection avec les saintes femmes, avec son Père et dans l’Esprit-Saint dans sa Gloire éternelle. Comme l’aimait à le dire notre fondateur l’abbé Jean-François Guérin : « Tout le mystère de Dieu est dans le mystère du Christ, tout le mystère du Christ est dans le mystère de l’Eucharistie ». Nous n’aurons jamais fini de le contempler.
Le jour de cette fête l’Eglise nous encourage à quitter le confort de nos églises pour emboîter le pas au Christ dans la rue. C’est le geste magnifique et un brin provocateur auquel nous invite la fête du Corps et du Sang du Seigneur, traditionnellement appelée la Fête-Dieu. En ce dimanche, le Christ ne nous attend pas seulement au tabernacle ; il sort à notre rencontre, il s’invite au cœur de nos villes, de nos villages, de nos vies quotidiennes. Nous vous invitons à oser cette marche avec Jésus, dans nos rues, pour que le monde sache jusqu’où Dieu nous a aimé, pour rendre ce monde à Jésus. Comme il est bon de marcher avec Lui, de nous prononcer pour Lui devant les hommes. Comme il nous l’a promis, si nous faisons cela, « il se prononcera pour nous devant les Anges de Dieu ».
Jésus a institué le sacrement de son amour pour que nous ne défaillions pas en chemin. Comme nous l’entendons dans l’évangile de ce dimanche avec le discours du Pain de Vie, il y a une soif et une faim plus profonde en l’homme que celle du corps, c’est celle d’aimer et d’être aimé. Jésus l’accomplit en ne se contentant pas d’être avec nous, mais en venant au milieu de nous, pulser de son Cœur brulant d’amour. Ne laissons pas tant d’amour se perdre, n’en perdons pas une goutte, ouvrons largement l’espace de notre cœur où Jésus veut habiter, où toute la bienheureuse Trinité veut résider.
C’est sa joie, c’est notre force, c’est notre Vie, c’est notre vocation. Par cette présence en nous, peu à peu il nous transforme en Lui, nous donne un cœur semblable au sien, c’est-à-dire « doux et humble ». Il ne veut pas seulement être dans nos tabernacles, mais dans la tente de notre cœur. Rendons-le magnifique pour que cet hôte soit accueilli à la mesure de sa Grandeur ! Alors nous deviendrons peut-être le moyen que Dieu se choisit pour se révéler au monde.

Don Marc Antoine CROIZE-POURCELET
PS : RDV à 16h30 à l’église Saint Roch de Fréjus Plage pour la procession, fin vers 18h à la basilique.

La course de l’Evangile continue !

La course de l’Evangile continue ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Le monde change, la culture et les mentalités évoluent, l’Evangile, lui, a plus de 2000 ans et reste le même. Une question se pose alors : comment vivre aujourd’hui les exigences qui découlent de l’Evangile  ? une question même plus profonde est de se demander si cela est seulement possible.
Il s’agit tout d’abord de comprendre que l’Evangile n’est pas lettre morte. Il s’agit d’une parole vivante, efficace par elle-même. Cette parole n’est pas d’abord une injonction morale, mais plutôt une parole de feu qui provient du cœur de Dieu brûlant d’amour pour chacun de nous ! Qui a un peu éduqué des enfants, sait que seul l’amour est capable de gagner les cœurs, de les faire s’ouvrir et petit à petit de les aider à grandir et à se convertir.
Il est heureux de constater, aujourd’hui, que l’Evangile est à l’œuvre, que la Parole de Dieu touche de nombreuse personnes qui, bouleversées d’un nouvel amour jusque là inconnu, viennent frapper à la porte de l’Eglise.
Une fois le cœur touché, l’amour reste, mais veut aller plus profond encore. Petit à petit, c’est toute notre vie qui est appelée à se laisser transformer. L’une de ces étapes, consiste à l’évangélisation de l’intelligence.
Dans cette évangélisation, puisqu’elle a rapport avec la recherche de la vérité dont nous ne sommes pas la source, le Christ dans son amour a voulu nous accompagner en nous donnant l’Eglise dans son rôle de mère.
Comme une mère va aider l’enfant à mettre des premiers mots sur les réalités qu’il voit et à pouvoir mettre en mot l’amour intense qui le lie à sa mère, l’Eglise a la mission de traduire dans les mots d’aujourd’hui, l’Evangile de toujours !
Cette mission, l’Eglise l’accomplit à travers son enseignement et particulièrement l’enseignement qu’elle donne avec autorité par la bouche de ses pasteurs les évêques et en particulier, le Pape.
Si les textes les plus importants sont les documents d’un concile où le Pape et les évêques enseignent ensemble en communion, ces évènements sont aujourd’hui plus rares. Le dernier Concile, aujourd’hui, a plus de 60 ans !
Pour l’Eglise universelle l’enseignement le plus important pour accompagner notre foi, la faire murir et la vivre dans notre monde contemporain, est l’enseignement donné par les encycliques des papes.
C’est dire l’importance de l’évènement de lundi dernier avec la publication de la première encyclique du Pape Léon XIV. « Magnica Humanitas » nous aide à porter un regard de foi sur le sujet contemporain et complexe de l’Intelligence Artificielle. Elle est déjà saluée par nombre d’experts comme un texte qui fera date, non seulement pour la foi, mais pour une foi vivante dans notre monde contemporain.
Rendons grâce pour l’Eglise qui continue de porter au monde l’Evangile jusque dans ces sujets les plus humains, parce que « rien de ce qui est humain ne nous est étranger ».
A l’heure où le venin de la division blesse l’Eglise, disposons nos cœurs et nos intelligences à recevoir avec des cœurs de fils et de filles de l’Eglise, l’enseignement de celui qui est le garant de l’unité de l’Eglise !
Don Guillaume PLANTY

Formation des séminaristes de la castille

Formation des séminaristes de la castille 474 473 Paroisses de Saint-Raphael

Chers paroissiens,
Pour soutenir la formation des séminaristes de notre diocèse de Fréjus-Toulon, deux moyens nous sont proposés : le premier, accessible à tous, est celui de la prière et il est nécessaire pour soutenir le long parcours de ces hommes qui veulent se consacrer au Bon Dieu. Le second moyen, pour ceux qui le peuvent est financier. Il est possible de faire un don ponctuel ou régulier à un séminariste en particulier ou bien au séminaire en général. Cela est possible à travers le site du séminaire de la Castille ou bien en remplissant les formulaires que vous trouverez au fond de nos églises. Merci de votre soutien spirituel ou matériel pour nos futurs prêtres !

Misericordia : L’œuvre de carême 2026

Misericordia : L’œuvre de carême 2026 2000 1200 Paroisses de Saint-Raphael

Misericordia vous remercie du fond du cœur pour vos offrandes de Carême. Elles sont un cadeau pour la mission portée par
Misericordia qui veut être la présence du Christ auprès des plus pauvres dans les quartiers défavorisés. Si vous souhaitez nous connaître davantage, vous pouvez consulter notre site internet
misericordia.fr ou nous écrire à contact@misericordia.fr. Un grand merci pour votre générosité et votre soutien !
Les reçus fiscaux aux particuliers seront envoyés en fin d’année par courrier aux adresses postales des chèques. Si certains souhaitent les recevoir directement par mail, ils peuvent nous contacter à l’adresse mail indiquée.
Encore merci pour votre précieux soutien ! Anne, pour Misericordia

Remerciement

Remerciement 1195 2560 Paroisses de Saint-Raphael

Merci
à Madame Noblet d’avoir restauré
la statue de Marie
que nous utilisons lors des
processions
mariales

Mission de l’Esprit Saint, mission des Apôtres, mission des fidèles

Mission de l’Esprit Saint, mission des Apôtres, mission des fidèles 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit Saint. » (CEC 731)
Nous célébrons aujourd’hui cette profusion qui est répandue dans nos cœurs. à « la plénitude des temps », lorsque le mystère pascal est accompli, Dieu offre son Esprit en abondance dans le cœur des Apôtres. « La maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. » En ce jour très saint, renouvelons notre foi en l’Esprit Saint qui est à la fois l’« hôte très doux de nos âmes » qui se manifeste comme une brise légère et « le violent coup de vent » qui, dans sa plénitude, vient tout bouleverser en nous.
Comme les Apôtres le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint s’est répandu en plénitude dans nos cœurs lors de notre baptême et de notre confirmation. Il sanctifie nos âmes et nous envoie, comme Lui a été envoyé par le Père, dans nos cœurs. La mission de l’Esprit, c’est-à-dire le fait qu’Il soit envoyé, est profondément liée à la mission de l’Église dont nous sommes les membres. Remplis d’Esprit Saint, nous sommes envoyés pour témoigner de l’amour de Dieu autour de nous. La Pentecôte nous rappelle que la mission n’est pas réservée aux prêtres ou à quelques chrétiens, mais fait partie de notre ADN de chrétiens initiés aux mystères de la foi par les sacrements. « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile » nous dit avec force saint Paul ! à partir du Jour de la Pentecôte, l’Église est devenue missionnaire : « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.  » Notre manière d’être missionnaire pourra être différente pour chacun d’entre nous mais nous avons tous à l’être : c’est une certitude !
Nous avons à l’être car nous sommes « pleins » de l’Esprit Saint. « L’apôtre est un calice plein jusqu’aux bords de la vie de Jésus Christ et dont le trop-plein se déverse sur les âmes.  » (Mattéo Crawlay, prêtre ayant répandu la dévotion au Sacré-Cœur cité par dom Chautard dans l’âme de tout apostolat). Parlons donc de l’œuvre de Dieu, ce « trop-plein », autour de nous : en famille, dans nos cercles amicaux et professionnels  ; cherchons le moyen pour nous, dans la vie qui est la nôtre, à être missionnaire. Nous serons alors véritablement les envoyés de la Pentecôte comme l’Esprit Saint a été envoyé et répandu dans notre cœur.

Don Raphaël SIMONNEAUX

La vie éternelle

La vie éternelle 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »
La connaissance du vrai Dieu, le Père, qui a pu se faire par son Envoyé, son Fils Jésus-Christ, est la Vie éternelle.
Cette reconnaissance du Père et du Fils, qui est Vie éternelle, c’est la Foi.
La foi est réponse de l’homme à Dieu qui se fait connaître. Elle est responsabilité de l’homme (“ré-ponse” donc “res-ponsabilité”) ; mais seul Dieu peut faire connaître Dieu ! La foi est surtout don de Dieu à l’homme, une participation à la connaissance que Dieu a de lui-même. La foi est une grâce, une illumination intérieure, une l’œuvre de l’Esprit-Saint, l’Esprit du Père et du Fils, qui révèle le Père et le Fils à notre cœur et à notre intelligence. Jésus l’appelle l’Esprit de Vérité, parce que la Foi est connaissance de la Vérité, et cette connaissance est Vie éternelle. Connaissance, Vérité, foi en Dieu et en son Envoyé, et Vie éternelle, tout cela est la même chose. La Foi est la Vie de Dieu déjà donnée en partage à notre âme.
« La Vie s’est manifestée, et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue » (1Jn 1,2), c’est Jésus, « le Sauveur du monde » (1Jn 4,14).
« Comme le Père en effet a la Vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la Vie en lui-même », dit Jésus (Jn 5,26). « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14,6) « Je suis la Résurrection et la Vie. » (Jn 11,25) « Ce qui fut en lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes. » (Jn 1,4)
Messie, Christ, Verbe, Fils de Dieu, Envoyé de Dieu, Chemin, Vérité, Vie éternelle : tel est notre cher Jésus, qui nous aime (Ap 1,5) et a donné sa vie pour que nous vivions de sa Vie (1Jn 4,9).
« Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils, a la vie ; qui n’a pas le Fils, n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. » (1Jn 5,11-13)
Connaissance de Dieu, connaissance de Jésus-Christ, Vérité de Dieu, Vie de Dieu… tout cela n’est pas symbolique, c’est historique. L’absolu de Dieu s’est fait relatif à un temps et à un lieu, il y a 2000 ans en Palestine, et se vit dans son Eglise depuis lors.
Nos contemporains sont devenus “disciples de Pilate”, et non plus disciples de Jésus : ils ne disent plus “Jésus est la vérité” mais “qu’est-ce que la vérité… ?” (Jn 18,38), en haussant les épaules et en tournant le dos à Jésus.
« Le postulat de départ [de nos contemporains] est que la vérité authentique sur Dieu est en définitive inaccessible et que, au mieux, on ne peut rendre présent ce qui est ineffable qu’à l’aide de divers symboles. Ce renoncement à la vérité semble réaliste et utile à la paix entre les religions dans le monde, mais il est fatal pour la foi. De fait, celle-ci perd son caractère contraignant, et son sérieux si tout est réduit à des symboles au fond interchangeables, capables de renvoyer seulement de loin au mystère inaccessible du divin. » (Benoît XVI)
Cette “paix entre les religions” serait une belle chose. Mais si elle “redimensionne” Jésus-Vérité, ressenti désormais comme une prétention et même une agression, elle est en fait une tentation, peut-être la suprême tentation de l’histoire.
« Je suis la Vérité », je suis la Révélation du vrai Dieu, et la connaissance de cette Révélation, l’accueil de cette Révélation par la Foi, est Vie éternelle.
Le mandat de Jésus est toujours actuel : “Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle du Messie ressuscité !” (cf Mc 16,15). …S’ils n’évangélisent pas… (1Co 9,16). « La Vie s’est manifestée ! » Allons-nous fermer les yeux à cette manifestation ? Allons-nous remplacer une “prétention à la Vérité” par une fallacieuse prétention à la paix ? Cela n’apporterait ni la paix ni la Vie.
Don Laurent LARROQUE

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