Vendredi 11 mars de nombreux paroissiens ont assisté à la première conférence de carême donnée par Don Marc Antoine sur l’Eucharistie, après avoir partagé un modeste bol de riz pour signifier ce jour d’abstience durant le carême.
Dans la nuée de la Transfiguration, dimanche dernier, le Père nous demandait expressément « Celui-ci est mon Fils, écoutez-le ! ». Alors tendons l’oreille (du cœur) à cette parabole du figuier stérile que Jésus donne en réponse à ses interlocuteurs. En effet ces derniers posent à Jésus une question morale précise en relatant une affaire scandaleuse qui a défrayé la chronique : Pilate a fait exécuter des galiléens venus à Jérusalem en pèlerinage. Le problème est le suivant : en quoi ces malheureux ont-ils mérité leur sort ? Et s’ils ne l’ont pas mérité, comment expliquer cette sévérité qui s’est abattue injustement sur eux ? Cela fait également écho aux paroles des disciples sur l’aveugle-né, « Seigneur est-ce lui ou ses parents qui ont péché ? ». En prenant un autre fait divers, Jésus écarte l’idée qu’ils étaient plus grands pêcheurs pour mériter un tel sort.
Mais Jésus va plus loin et renchérit : « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Jésus nous invite à nous libérer du regard que l’on porte sur les autres et leurs péchés. Ce qui aveugle précisément notre propre cœur. Nous l’entendions il y’a quelques dimanches : « qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? ». La discussion nous conduit à revenir à notre propre vie, à notre figuier qui ne porte pas de fruit de conversion. La conversion est une action. Le pire serait de ne rien faire.
Dans le mouvement de la conversion il y a d’abord un rejet, une aversion du mal. Puis une attraction à Dieu. Comment répondons-nous à cet appel à la conversion ? Jésus disait à un moine bénédictin irlandais : « avec l’appel, je donne toujours la grâce de répondre à mon appel. »
Pour illustrer cela, la parabole du figuier stérile nous secoue mais nous console également. Elle nous bouscule, car le propriétaire de l’arbre semble avoir eu du fruit de son arbre dans le passé, mais cela fait trois ans qu’il ne trouve plus rien. Il a montré une certaine patience ! Mais malgré cela, un jardinier trouve encore la bonté de lui proposer des soins particuliers (inutiles ?). On y retrouve dans la générosité et le labeur de ce sauveur les mêmes traits que le père de la parabole du fils prodigue. Sa miséricorde semble ne pas avoir de limite. Cela heurtera le fils aîné, ce qui est humainement compréhensible. Pourtant ne nous trompons pas, le jardinier lui-même dira : « laisse-le encore cette année (…) sinon tu le couperas. » La volonté du jardinier et du propriétaire coïncident. Tout arbre qui ne porte pas de fruits sera jeté dehors. Nous trouvons dans ces deux personnages, comme une image de Jésus et de Saint Jean-Baptiste qui nous annoncent la colère qui vient. Mais Jésus est là pour proclamer : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » Luc 4, 19.
Alors… merci Seigneur de ta patience. Merci de nous libérer de nos esclavages ! Que nous portions un fruit qui te plaise, un fruit en abondance !
Don Christophe GRANVILLE
Dimanche 6 mars étaient réunies à Sainte-Bernadette de nombreuses familles du patronage pour une journée festive. Au programme : messe, apéritif, pique-nique, topo pour les parents, jeux pour les enfants, spectacle des enfants et grand loto familial et joyeux dont les lots, tout en humour, ont bien fait rire petits et grands !
Cette journée a également été l’occasion de remercier Lise, la directrice qui, après 5 années de présence au patronage, arrêtera à la fin de l’année scolaire.
Un grand merci à tous ceux qui ont aidé au bon fonctionnement de cette journée : aux hommes pour leur aide dans le montage et démontage de la tente et l’installation des tables, à Débora pour le très bel apéritif préparé pour l’occasion et à toutes celles qui l’ont aidée. Merci aux Soeurs de la Consolation qui étaient présentes et qui avaient préparé un joli spectacle avec les enfants. Merci à Don Louis-Marie, l’aumônier du patronage, pour son investissement dans cette journée. Merci aux autres prêtres d’être venus déjeuner avec nous. Et merci à toutes les familles venues en nombre partager ces bons moments tous ensemble ! Ici on joue, ici on prie !!!
Nos 10 catéchumènes qui se préparent à recevoir le baptême cette année, se sont réunis ce week-end lors de la retraite de l’appel décisif. Autour de notre évêque, de leurs accompagnateurs, parrains et marraines, ils ont répondu « me voici » ! à l’appel du Seigneur. 70 catéchumènes sur tout le diocèse seront baptisés cette année, dont 10 de Saint-Raphaël, Deo gratias !
Prochaines dates des scrutins dans les paroisses : 20 mars à Sainte-Bernadette, 27 mars à Don Bosco et 3 avril à la Notre-Dame de la Paix.
Pour sa 17ème édition, la traditionnelle course de Push car s’est déroulée dans le magnifique domaine de la Navarre à la Crau. Une centaine de collégiens s’est rassemblée autour de l’évêque et 7 d’entre eux représentaient la paroisse de Saint-Raphaël. Nous avons terminé 1er aux olympiades, 2ème à la course de Push car, et… 1er à la course des prêtres, séminaristes, et religieuses ! Merci à Marc, Elisa, Amaury, Pablo, Lily, Jean et Lucas pour cette si belle journée ! Téléchargez Outlook pour iOS
Le temps du Carême n’en est encore qu’à son début et, pourtant, l’Église veut déjà nous redonner du courage, en nous donnant à voir l’objectif de ce temps de prière, de pénitence et de partage : la glorification de Dieu et notre propre glorification avec Lui. Dans notre itinéraire de Carême, après avoir suivi Jésus au désert pour triompher avec lui des tentations de Satan, nous sommes maintenant appelés à gravir avec Lui la montagne, pour découvrir sur son visage humain la splendeur de sa divinité. Dans cet épisode, la lumière et la voix attestent la divinité de Jésus : par la lumière, quelque chose de la gloire divine de Jésus nous est donné pour nous rendre capable de confesser qu’Il est vrai Dieu et vrai homme ; par sa voix, le Père accrédite une nouvelle fois son Fils unique auprès des hommes, en nous appelant à écouter sa voix.
Comme Pierre, Jacques et Jean, nous recevons de l’épisode de la Transfiguration une force dans le grand chemin de Croix que constitue le Carême, à la suite de Jésus. La Croix et la Gloire sont indissociables : de même que, dans la Gloire du Ciel, Jésus conservera les marques de ses souffrances, de même, déjà, dans la Passion et la Croix, transparaît sa gloire, c’est-à-dire le resplendissement de son amour : la Croix est une exaltation, une élévation du Fils par le Père. Dans toutes les épreuves de notre vie, cette lumière nous est nécessaire. « Ce qu’est ce soleil pour les yeux de la chair, Jésus l’est pour les yeux du cœur », écrit saint Augustin. La lumière pour surmonter les épreuves de notre vie ne peut venir que de cette Croix glorieuse de Jésus, qui retourne un instrument de souffrance en instrument d’amour et de salut.
Comme Pierre, Jacques et Jean, nous voudrions rester avec Jésus seul sur le Thabor, dans une union intime d’amour que la prière vient permettre en nous mais, pourtant, il nous faut, tant que nous demeurons sur terre, redescendre de la montagne pour œuvrer ensemble à la charité qui transforme, peu à peu, mystérieusement le monde. Comme le dit saint Vincent de Paul, « on ne quitte pas Dieu pour aller à Dieu », on ne quitte pas Jésus lorsqu’on le retrouve dans le visage de nos frères et sœurs, en particulier les plus fragiles. Tel est le sens de l’unité profonde entre les trois piliers du Carême : la pénitence qui purifie notre âme et notre corps, la prière qui nous unit à Dieu et le partage qui nous tourne vers les autres, dans un chemin commun de sanctification.
Mercredi 2 mars, jour du mercredi des cendres, étaient réunis à Sainte Bernadette environ 90 enfants du patronage, du catéchisme et de l’Institut Stanislas, pour une journée de récollection d’entrée en Carême.
Au programme : messe avec imposition des cendres, pique-nique simple, allégé de tout superflu, et sept ateliers : préparation de son examen de conscience pour pouvoir aller se confesser sereinement (nombreux sont ceux qui ont déjà pu se confesser au cours de cette journée), confection d’un dizainier, jeu extérieur, confection d’un livret de Carême, mots mêlés sur le thème du Carême et de Pâques, jeux de mimes du lavement des pieds et de la Cène, bricolage du tombeau avec Jésus ressuscité !
Durant cette journée bien remplie, les enfants n’avaient pas « une tête de Carême » mais bien la mine réjouie et le cœur plein de bonne volonté avec la ferme intention d’arriver bien prêts le jour de Pâques, pour célébrer la résurrection du Christ !
Un grand merci à toutes les catéchistes, à nos prêtres, aux Soeurs de la Consolation et
à toute l’équipe du patronage. Bonne route vers Pâques à tous !
« Si tu es le Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain ! »
Selon le Tentateur, le Fils de Dieu doit donc pouvoir résoudre le problème de la faim matérielle, pour lui et pour la terre entière. C’est la tentation du matérialisme : le sauveur du monde n’est-il pas celui qui doit fournir du pain et du bien-être à tout le monde ? « On peut tout-à-fait comprendre que le marxisme ait précisément fait de cet idéal le cœur de sa promesse de salut : il aurait fait en sorte que toute faim cesse et que “le désert devienne du pain”. » (J. Ratzinger – Benoît XVI, Jésus de Nazareth, I, p.51). Mais l’issue négative du marxisme montre que « là où Dieu est considéré comme une grandeur secondaire que l’on peut écarter temporairement ou complètement, au nom de choses plus importantes, alors ces choses supposées plus importantes échouent aussi. » (p. 53). C’était un leurre du Tentateur. Dieu considéré comme moins urgent, moins important, moins nécessaire, que les choses matérielles ; Dieu secondaire, superflu, voire ennuyeux.
« Voir dans le christianisme une recette conduisant au progrès et reconnaître le bien-être commun comme la véritable finalité de toute religion, et donc aussi de la religion chrétienne est la nouvelle forme de cette tentation. » (p. 62).
« Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas », fais quelque chose de sensationnel qui montrera clairement à tes contemporains que Dieu est venu parmi les hommes. Beaucoup disent en effet à Jésus : « si tu veux que nous croyions en toi et que nous organisions notre vie en fonction de la Révélation biblique, manifeste-toi de façon plus claire. » (p. 241) “Sinon, on se contentera d’un salut par naturo-thérapies New-Age et philosophies bouddhistes.”« La pensée contemporaine tend à dire que chacun doit vivre sa religion ou peut-être même l’athéisme qui est le sien et que, de cette manière, il trouvera le salut. » (p. 113) “Chacun sa vérité, car la Révélation n’a pas été assez claire.”
« Le Tentateur n’a pas la grossièreté de nous inciter directement à adorer le diable. Il nous incite seulement à choisir ce qui est rationnel, à donner la priorité à un monde planifié et organisé, où Dieu en tant que question privée peut avoir une place, sans avoir pourtant le droit de se mêler de nos affaires essentielles. Soloviev [dans un écrit de 1900 intitulé “Cour récit sur l’Antéchrist”] attribue un livre à l’Antéchrist : “Le Chemin public vers la paix et le bien-être du monde”, livre (…) dont le contenu véritable est l’adoration du bien-être et de la planification raisonnable. » (p. 61, cf. p. 55).
La question que pose ces tentations « est de savoir ce que doit faire un sauveur du monde. » (p. 61) « Que nous a apporté Jésus s’il n’a pas fait advenir un monde meilleur ? » (p. 62) « Nous continuons de penser que si Jésus voulait être le Messie, il aurait dû nous apporter l’âge d’or. » (p. 63). Nous continuons de penser qu’il devrait se manifester plus clairement. C’est encore un leurre.
Tout messianisme qui prétend apporter tout bien être « reste un royaume humain, et celui qui affirme qu’il peut ériger un monde sauvé approuve l’imposture de Satan et fait tomber le monde entre ses mains. » (Ibid.)
« Seule la dureté de notre cœur nous fait considérer que c’est peu de chose » d’être sauvé par un Dieu comme Jésus. « Encore et toujours, la cause de Dieu semble continuellement comme “à l’agonie”. » (p. 64) Mais c’est seulement ce Dieu là qui sauve vraiment.
« A la divinisation fallacieuse du pouvoir et du bien-être, à la promesse fallacieuse d’un avenir garantissant tout à tous, en vertu du pouvoir et de l’économie, il a opposé la nature divine de Dieu… », le seul Dieu adorable et durable, le seul glorieux dans son humilité et son Amour, jusqu’au don sacrificiel de soi, seule source de Vie. O Crux Ave, Spes unica. “Salut, ô Croix, notre unique Espérance.”
Don Laurent LARROQUE
« J’ai une grande douleur dans le cœur face à la dégradation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques de ces dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s’ouvrent. Comme moi, de nombreuses personnes dans le monde ressentent de l’angoisse et de l’inquiétude. Une fois de plus, la paix de tous est menacée par des intérêts partisans. Je voudrais lancer un appel à ceux qui ont des responsabilités politiques pour qu’ils fassent un sérieux examen de conscience devant Dieu, qui est le Dieu de la paix et non de la guerre, le Père de tous et non de quelques-uns, qui veut que nous soyons frères et non ennemis. Je prie toutes les parties concernées de s’abstenir de toute action qui causerait encore plus de souffrances à la population, déstabiliserait la coexistence entre les nations et discréditerait le droit international. Et maintenant, je voudrais lancer un appel à tous, croyants et non-croyants. Jésus nous a appris qu’à l’insistance diabolique, à l’absurdité diabolique de la violence, on répond avec les armes de Dieu : par la prière et le jeûne. J’invite tout le monde à faire du 2 mars prochain, mercredi des Cendres, un jour de jeûne pour la paix. J’encourage tout particulièrement les croyants à se consacrer intensément à la prière et au jeûne ce jour-là. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre. » Message de Sa Sainteté le Pape François du mercredi 23 février.
Par ce message, le pape nous invite à ouvrir le Carême par une journée de jeûne et de prière pour la paix. Nous devons demander cette paix non seulement à l’étranger en Ukraine, mais aussi dans notre propre pays et dans notre propre vie. Cela commence par la reconnaissance que le mal habite aussi dans notre cœur, alors que nous sommes tentés de ne le voir que chez l’autre et de faire de celui-ci le responsable de tous nos malheurs. Par l’humble reconnaissance de notre propre péché, nous faisons la vérité sur nous-mêmes, nous devenons plus doux et patients vis-à-vis d’autrui et plus pondérés dans nos jugements. Au contraire, l’orgueil de l’esprit nous entraîne à la dureté et aux jugements hâtifs et déséquilibrés.
Puisse le Carême qui commence être l’occasion de faire la vérité sur nous, de gagner en intériorité et en componction. C’est à cette condition seulement que nous pourrons porter du fruit, car « Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles il accorde sa grâce. » (Jc 4,6) L’humilité est donc la première des vertus à demander et à exercer pour recevoir la grâce de Dieu et progresser. C’est ainsi que nous deviendrons les artisans de paix que le Seigneur attend pour ce monde. Paradoxalement, c’est en cherchant à s’amender avant de vouloir changer autrui que l’impact est le plus grand sur les autres, comme nous le montrent les innombrables exemples des saints. Ils ont transformé le monde autour d’eux par attraction et non par la violence, elle qui est incapable de changer les cœurs.
Don Axel de PERTHUIS
Nous avons passé un super camp où nous avons mis Dieu au centre. Les Aumôneries de Fayence, Saint Raphaël et Sainte Thérèse à Toulon étaient réunies pour dévaler toutes sortes de pistes. C’était un moment superbe et nous avons tous hâte de revenir l’année prochaine. Albane De Beaudrap.





