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Aveu de faiblesse

Aveu de faiblesse 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

L’actualité politique en ce temps de Carême est consternante. Derrière des déclarations grandiloquentes où la démagogie flirte avec le mensonge, se cache, entre autres, un immense aveu de faiblesse. L’orgueil étant l’anti-vertu qui rend bête (et parfois si bête), cet aveu de faiblesse est évidemment présenté comme le summum du progrès, la fine pointe de la modernité, l’avance assumée de la « Frôonce » sur tous les autres pays du monde encore si arriérés…
Il ne s’agit en réalité que d’une pauvreté humaine et d’une misère morale érigées en normes humanistes, suite logique d’un échec de civilisation. Une nation qui se construit sur la liberté d’empêcher ses enfants de naître et qui anticipe l’évacuation de ses anciens est clairement en situation d’échec. Depuis de nombreuses décennies, nos dirigeants de tous bords ont petit à petit évacué les valeurs laïques chrétiennes qui ont constitué notre pays. Depuis, leurs successeurs se montrent toujours aussi zélés et toujours plus incapables de proposer une alternative au rationalisme et à l’hédonisme qui, au ressenti de tous, étouffent pourtant la personne humaine et la rendent toujours plus insatisfaite.
Ainsi gavée d’individualisme et de matérialisme, la France ne sait plus, ne veut plus, s’occuper de ses enfants à l’existence fragile : elle les supprime. Quel terrible aveu de faiblesse…
Rappelons-nous alors que c’est au sein de l’Empire romain qui amorçait sa décadence, que les chrétiens ont commencé à vivre leur foi : « Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. Ils aiment tout le monde, et tout le monde les persécute. (…) On les calomnie, et ils y trouvent leur justification. On les insulte, et ils bénissent. On les outrage, et ils honorent. (…) L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde mais n’appartiennent pas au monde. » (Lettre à Diognète, entre l’an 120 et l’an 200)
Chers frères et sœurs par le baptême, il nous faut ré-apprendre ce que nos ainés dans la foi ont vécu il y a de nombreux siècles. Apprenons et apprenons à nos enfants à vivre en ce monde comme une âme sait vivre en paix et heureuse dans un corps étriqué et parfois très malade : certains d’entre nous, paroissiens particulièrement affectés dans leur cœur ou dans leur corps, en donnent le merveilleux témoignage.
En l’an 170, un auteur encourageait déjà les chrétiens à vivre dans le monde sans appartenir au monde. à l’autre bout de la frise historique de l’Église, en 1969, un autre auteur, l’abbé Josef Ratzinger, encourageait également ses frères :
« Je pense, non, je suis sûr que le futur de l’Église viendra de personnes profondément ancrées dans la foi, qui en vivent pleinement et purement.(…) Ce sera une Église plus spirituelle qui ne s’arrogera pas un mandat politique en flirtant tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite. Elle sera pauvre et deviendra l’Église des pauvres. (…) Le processus sera long et ardu. (…) Mais après l’épreuve de ces divisions, une grande force émergera d’une Église intériorisée et simplifiée. (…) L’Église connaîtra une nouvelle floraison et apparaîtra comme la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l’espérance en la vie éternelle ».
Abbé Jean-Baptiste MOUILLARD

Pour aller plus loin, voici deux petits textes pour ce temps du Carême :

  • « Epître à Diognète » (en 170).
  • « La prophétie de J. Ratzinger » (en 1969).

Les « Amis de la Basilique »

Les « Amis de la Basilique » 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Vous étiez nombreux à participer à la conférence : « Comment peut-on encore transmettre la foi en 2024 »
Après débat, réflexions et échanges, il en ressort que la transmission se fait :
– par notre action personnelle à travers la parole. – par notre exemple.
– par la prière. – à travers les activités paroissiales.
Chacun de nous est appelé, il faut que DIEU soit visible. C’EST NOTRE MISSION DE CARÊME !

Nous avons cru à l’amour de Dieu

Nous avons cru à l’amour de Dieu 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

S’il y a bien une phrase de l’évangile que nous devrions apprendre par cœur pour la répéter sans cesse autour de nous, c’est bien
Jn 3, 16. «  Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.  » Benoît XVI nous disait au début de son encyclique « Deus caritas est » : « Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. » Voici notre identité chrétienne : nous avons expérimenté l’amour de Dieu dans notre vie. Il était là lorsque nous avons eu besoin de Lui : Il a été présent lors d’une crise de notre existence, Il nous a accompagnés dans un deuil difficile à vivre, dans l’épreuve de la maladie. Nous pouvons dire  : l’amour de Dieu, c’est du concret. J’ai pu le toucher dans ma propre vie. Il nous a tellement aimés qu’il s’est fait l’un de nous et qu’Il nous a rejoint dans notre existence pour nous donner une vie nouvelle fondée sur l’amour inconditionnel qu’il a, à notre égard.
Pourtant, malgré cet amour immense, nous ne sommes pas saints. Nous avons du mal à accepter cet amour et à nous laisser transformer par lui. Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière : c’est assez glaçant. C’est sans doute vrai pour des personnes qui, pris dans une vie mondaine et assaillies par les tentations d’un matérialisme facile, refusent de donner de la place au Seigneur en se contentant d’un agnosticisme tranquille ou d’une foi « non pratiquée » mais c’est aussi peut être notre cas, nous chrétiens qui avons le désir de nous convertir, même un beau désir de sainteté mais qui pourtant retombons souvent dans le péché. Nous avons à le reconnaître : très souvent nous préférons les ténèbres à la lumière ; humblement, nous allons essayer de scruter quand cela nous est arrivé en préparant notre confession pascale.
« Celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » Voilà à quoi nous invite le Seigneur : « faire la vérité », reconnaître à la fois la grandeur de l’amour de Dieu et notre lenteur à nous convertir, à accepter la lumière. Faire la vérité dans notre relation à Dieu, dans nos relations les uns avec les autres (couples, parents/enfants, relations professionnelles, relations amicales ou de voisinage), dans notre relation avec nous mêmes pour nous accepter tels que nous sommes et voir l’œuvre de Dieu dans notre vie, aussi chaotique soit elle.
En nous approchant de Pâques, ayons pour seul désir de « faire la vérité », laissons les désirs superficiels et mondains de côté pour nous attacher à la seule vérité qui comble : l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ. Nous avons eu la chance de visiter avec les frères prêtres un monastère de cisterciennes la semaine dernière et une religieuse m’a profondément bouleversé : depuis 60 ans, elle se trouvait dans son monastère à travailler, chaque jour, dans la chocolaterie où elle s’appliquait avec grand soin. En nous montrant ce qu’elle faisait, elle avait un sourire magnifique, transperçant. On pouvait percevoir dans ses yeux la beauté de l’amour de Dieu qui l’a accompagné durant sa longue vie religieuse.
Don Raphaël SIMONNEAUX

Camp ski 2024 à Valmorel !

Camp ski 2024 à Valmorel ! 1600 903 Paroisses de Saint-Raphael

Les aumôneries de Saint Raphaël, Sainte Thérèse et Fayence se sont retrouvées en ces vacances d’hiver 2024 pour vivre un camp « ski-spi » à la station de Valmorel en Savoie. Ski et spi, qu’est-ce que ces termes ont impliqué pour ces jeunes de
11 à 18 ans ? Eh bien nous avons tout d’abord eu la chance de découvrir ou re-découvrir la beauté de la montagne. Quoi de mieux que de trouver Dieu dans la beauté de sa création et dans la difficulté, plus ou moins relative à chacun, du ski ? Le pape Jean-Paul II, amoureux de la montagne, disait : « Chaque ascension qui comporte des difficultés et de la fatigue est récompensée par la possibilité de toucher et expérimenter Dieu ». Oui Dieu ne se trouve pas seulement dans les lieux retirés de prière, mais également dans le sport qui implique entraide, charité et dépassement de soi. Et puis là où est la joie, Dieu est également. Les chants sur les pistes et dans le bus, les veillées jeux, ont participé à la bonne humeur perpétuelle des jeunes pendant ce camp. Témoignages de foi, adoration-confession, messe quotidienne nous ont permis de renforcer notre foi et notre relation à Dieu. Même pour les moins habitués, ce fut marquant de voir que chacun trouvait sa place dans les moments de prières proposés. Je conclurai sur la phrase du bienheureux Pier Giorgio Frassati, un jeune saint qui aimait l’alpinisme, le ski et la montagne : « nous ne devons jamais végéter mais vivre » . Un camp ski, c’est vivre sa foi sportivement, au service des autres et de manière ressourçante au cœur de la montagne. Faustine Arduin (jeune de Terminale)

Evènements dans les paroisses

Evènements dans les paroisses 2560 1920 Paroisses de Saint-Raphael

Présentation et bénédiction du Push car pour la prochaine course

Evènement dans les paroisses

Evènement dans les paroisses 2560 1440 Paroisses de Saint-Raphael

Réunion Béta des Amis de la Basilique

Evènement dans les paroisses

Evènement dans les paroisses 640 480 Paroisses de Saint-Raphael

Première communion d’enfants du catéchisme à Sainte Bernadette

Evènement dans les paroisses

Evènement dans les paroisses 768 1024 Paroisses de Saint-Raphael

Récollection de carême de Sainte-Bernadette à Bargemon

Prions pour nos catéchumènes qui vont être baptisés à la vigile de Pâques

Prions pour nos catéchumènes qui vont être baptisés à la vigile de Pâques 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

5 Adultes : Liam, Dorine, Virginie, Emma et Jean-Baptiste
3 Ados : Mehlaan Baptist, Romain et Sacha
et 3 Enfants : Sténi, Naïs et Eugénie

10 commandements pour devenir libre

10 commandements pour devenir libre 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Dans la première lecture, l’église nous donne de méditer sur une série de commandements qui date de plus de 2700 ans… Ces préceptes ne correspondent-ils pas à une époque désormais révolue ? Est-il vraiment opportun d’y prêter attention ? Faut-il encore s’embarrasser de commandements venant du VIIème siècle avant notre ère ?
Saint Paul répond à cette question lorsqu’il écrit aux romains :
« Quand des païens qui n’ont pas la Loi pratiquent spontanément ce que prescrit la Loi, eux qui n’ont pas la Loi sont à eux-mêmes leur propre loi. Ils montrent ainsi que la façon d’agir prescrite par la Loi est inscrite dans leur cœur, et leur conscience en témoigne, ainsi que les arguments par lesquels ils se condamnent ou s’approuvent les uns les autres. » Rm 2,15

En d’autres termes, ces 10 commandements sont immuables parce qu’ils sont l’expression d’une loi que Dieu a gravée dans le cœur de l’homme. Nous appelons ordinairement cette loi « naturelle ». Elle n’est rien d’autre que la lumière de l’intelligence, infusée en nous par Dieu. Grâce à elle, nous connaissons ce que nous devons accomplir et ce que nous devons éviter. Cette lumière et cette loi, Dieu les a données dans la création. Il les a données ensuite au cours de l’histoire d’Israël, en particulier par ces dix commandements du Sinaï, par lesquels Il a fondé l’existence du peuple de l’Alliance.

Jésus lui-même se réfère aux commandements. Lorsque le jeune homme riche lui demande : « Maître, que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle   ?  » Jésus répond : Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.
Le Christ met ici en lumière le lien qui existe entre la vie éternelle et l’obéissance aux commandements. « Ce sont les commandements de Dieu qui indiquent à l’homme le chemin de la vie et qui conduisent vers elle. Par la bouche même de Jésus, nouveau Moïse, les commandements du décalogue sont redonnés aux hommes ; lui-même les confirme définitivement et nous les propose comme chemin et condition de salut.» (Veritatis splendor n°12)
Ces commandements ne sont donc pas destinés à restreindre notre liberté, mais bien au contraire, en mettant en lumière les préceptes de la loi naturelle, ils nous permettent de la trouver !

« Ils sont la première étape nécessaire sur le chemin vers la liberté, son commencement : « La première liberté, écrit saint Augustin, c’est donc de ne pas commettre de péchés graves… comme l’homicide, l’adultère, les souillures de la fornication, le vol, la tromperie, le sacrilège et toutes les autres fautes de ce genre. Quand un homme s’est mis à renoncer à les commettre — et c’est le devoir de tout chrétien de ne pas les commettre —, il commence à relever la tête vers la liberté, mais ce n’est qu’un commencement de liberté, ce n’est pas la liberté parfaite… » (Veritatis splendor n°23)
« Puisqu’ils expriment les devoirs fondamentaux de l’homme envers Dieu et envers son prochain, les dix commandements révèlent, en leur contenu primordial, des obligations graves.

Puisque Jésus nous dit : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. (…) Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime », prenons la décision pendant ce Carême, et plus particulièrement au cours de cette semaine de méditer et d’apprendre par cœur ces commandements. «Ils sont foncièrement immuables et leur obligation vaut toujours et partout. Nul ne pourrait en dispenser.» (Cec n° 2072).

Laissons-les éclairer notre vie !

Don Louis Marie DUPORT

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