Décevante défaite de la France à la coupe du monde alors que la victoire semblait à portée de pied, émouvant hommage aux victimes du tragique et insupportable attentat de Nice, tristesse devant la faillite morale qui a présidé à l’adoption de la loi sur le « droit à l’aide à mourir » au nom d’une prétendue fraternité.
Si ces trois évènements n’ont rien à voir en eux-mêmes et nous affectent légitimement selon des proportions très différentes, leur concomitance, sur fond de l’incendie de l’une de nos plus belles forêts, celle de Fontainebleau, a pu nous mettre cette semaine un peu crûment devant notre faiblesse et vulnérabilité comme pays, comme personne, comme chrétien.
Cette semaine confirme à quel point notre pays, et chaque personne qui l’habite a un urgent besoin d’Espérance ! Comme chrétiens, ce genre d’ambiance de défaite, et de faillite, mérite d’être vécu comme un puissant appel à rayonner de l’Espérance qui nous habite !
Nos prières sont petites certes, nos actes de charité sont en effet invisibles, le soin que nous avons les uns des autres paraît tout à fait dérisoire, tout donner et reconnaître que l’autre est meilleur est humiliant, pourquoi pas ! Mais en tout cela, vécu par amour de Dieu, en disciples de Jésus, en tout cela est semé le Royaume de Dieu.
Nous aimerions être les moissonneurs et pouvoir récolter la consolation, la paix, et la joie de nos prières exaucées. C’est oublier que c’est le Seigneur qui donne le signal de la moisson et que cette moisson intervient à la fin des temps. Notre mission aujourd’hui, à la suite de celle du Christ lui-même est de semer, de ne pas arrêter de semer. En bonne terre comme en mauvaise terre, quelles que soient les intempéries, et les climats hostiles.
Ce qui rend la graine de moutarde précieuse n’est pas sa taille mais l’arbre surpassant les autres plantes potagères pourtant plus prometteuses, qui offre ses branches aux oiseaux du ciel et dont la graine est la promesse !
Ce qui rend si précieux ces petitesses que sont l’humilité désarmée, la fidélité dans la prière, la charité active et pressante, le soin des plus vulnérables, le respect de la vie humaine de son commencement jusqu’à son terme naturel, ce ne sont pas la place que ces actes prennent dans la gazette du monde mais la promesse qu’ils construisent patiemment et sûrement le Royaume de Dieu, dans lequel « les justes resplendiront comme le soleil » !
Pour nous encourager aux conversions que cet appel à l’Espérance exige de nous, écoutons le livre de la sagesse ce dimanche : « à tes fils tu as donné une belle Espérance : après la faute tu accordes la conversion. »
Alors, Haut les cœurs ! Redoublons de cette belle Espérance chrétienne, offrons-la à notre pays et à ses habitants qui n’attendent que cela !
Don Guillaume PLANTY