A mesure que nous parvenons au terme de l’année liturgique, nous sommes invités à faire une ‘révision’ des basiques de notre christianisme.
Ce dimanche, Jésus énonce aux pharisiens qui sont venus l’interroger qu’il y a, non pas une multitude de préceptes, mais que le grand commandement est l’amour de Dieu « de tout son cœur » et que le second commandement, « l’Amour du prochain » lui est semblable.
Revisitons les ‘basiques’ de notre christianisme.
« Aimer le Seigneur notre Dieu » Voilà le grand, le premier commandement dit Jésus.
Le Dieu d’Abraham, de Moïse avait révélé par les prophètes sa tendresse pour ses créatures – (Osée 2.21).
« Je te fiancerai » aussi, quand le Seigneur nous demande d’aimer Dieu, notre amour est une réponse à l’Amour que Lui nous a montré ; Il nous a précédés :
Première épître de Saint Jean chap. 4 verset 10 : « C’est lui le premier qui nous a aimés ».
Qu’on nous permette de remarquer que Jésus affirme que ce commandement est le grand, le premier.
Aussi s’il y a des choix à faire avec nos liens humains, c’est le Seigneur qui l’emporte. Ce n’est pas que le croyant, le chrétien a négligé tel proche, tel parent qui n’approuvait pas ses décisions, mais il a suivi le chemin où le Seigneur l’appelait.
Ce n’est pas que ces incompréhensions à l’intérieur du même sang ne froissent pas la sensibilité, mais « Dieu premier servi ».
Le second commandement énoncé par Jésus l’amour du prochain est « semblable » au premier. Qu’est-ce à dire ? Que les deux commandements deviennent inséparables dans le Nouveau Testament.
Dans l’Ancien Testament, la grande référence au sujet de l’amour du prochain est : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, je suis le Seigneur » Lévitique 19.18. Les exégètes ont fait remarquer que ce commandement dans l’Ancien Testament est moins solennel que pour l’Amour de Dieu.
Il peut suggérer que notre attitude vis-à-vis de nos frères s’enracine dans l’attitude de Dieu quand Il prend soin de Son Peuple, le sauve, le libère. C’est un devoir d’agir comme Lui…
D’ailleurs que veut dire « aimer » dans la vie du chrétien ? Ce n’est pas la sympathie ou l’amitié car tout cela, même de grande qualité, est du domaine du choix. La charité à laquelle nous sommes appelés par le Seigneur est un don de Dieu, elle est surnaturelle.
N’est-ce pas ce que résume l’Acte de Charité que nous avons appris au catéchisme « Mon Dieu je vous aime de tout mon cœur – et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous ». Tout est dit.
Don Jean Marcel VEAU