Savoir où se placer !

Savoir où se placer !

Savoir où se placer ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Quand tu es invité, va te mettre à la dernière place ». A défaut d’être plaisante, au moins la consigne est claire. En écoutant cet Evangile, plus besoin de se poser de questions sur l’endroit où nous asseoir ! Pourtant, si la leçon semble limpide elle pourrait cependant être mal comprise ! Non pas sur son contenu, mais sur les motivations qui nous poussent à l’exécuter. Pour pouvoir faire sien cet appel de Jésus, il faut bien comprendre ce qui l’anime. On pourrait chercher la dernière place pour de mauvaises raisons : pour se cacher par exemple… parce qu’on se dévalorise… parce que l’on se mésestime ! Or il ne s’agit pas de nous déconsidérer, mais de nous abaisser.
D’ailleurs, ce n’est pas la dernière place en tant que telle qui importe, puisque comme le remarquait l’abbé Huvelin, cette dernière place est déjà occupée ! « Depuis que Jésus l’a prise, nous n’occuperons plus jamais que l’avant-dernière place ».
Comment comprendre cette invitation du Christ à entrer dans un mouvement d’abaissement volontaire à nos propres yeux, et devant ceux de notre prochain.
Si Jésus nous le commande, c’est parce que cette kénose est nécessaire pour pouvoir trouver « notre place, toute notre place et rien que notre place » (M. l’abbé Guérin). L’humilité vraie, écrivait Evdokimov, est l’art de se trouver exactement à sa place.
Mais pour pouvoir la trouver, il faut, non pas s’y mettre, mais y être installé. Seul le maître du repas connaît suffisamment chacun de ses invités pour les placer correctement. Aussi est-il préférable de lui laisser ce rôle.
« Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. »
Chers amis, voici pourquoi Jésus nous invite à prendre la dernière place, parce que c’est le meilleur moyen de laisser Dieu nous mettre à la nôtre !
Pour le laisser nous guider, il faut faire taire en nous toutes les ambitions contraires. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. A vouloir trouver sa place en ce monde tout seul, sans l’aide de Dieu, l’orgueilleux risque d’errer toute sa vie !
Alors, chers amis, soyons de ceux qui écoutent la parole. Imitons le Christ qui s’est abaissé, Lui qui était pourtant de condition divine, et qui dans l’obéissance s’est laissé conduire par l’Esprit Saint tout au long de sa vie !

Don Louis Marie DUPORT









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