C’est à la joie que veulent nous conduire une fois de plus les lectures de ce dimanche ! La joie d’une promesse tenue par le Seigneur !
« Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. » C’est la promesse d’Isaïe.
« Tout est prêt : venez à la noce ». répond le maître du domaine dans l’Evangile. Dans l’espace d’attente que dessine ce dialogue, par-delà les siècles de l’histoire du salut, se niche notre certitude de foi que Dieu tient ses promesses ! Dieu est fidèle, il n’abandonne pas son peuple. Le psaume le confirme : « Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ».
Certes, c’est d’une manière bien surprenante que Dieu tient cette promesse : par son Fils Jésus-Christ, dont les noces, même avec l’humanité qu’il sauve, seront scellées de la Croix rédemptrice. La croix de Jésus devient la porte d’entrée de la salle des noces où chacun peut alors laver sa robe dans le sang de l’agneau et être trouvé digne à la table du Seigneur !
Une telle réponse du Seigneur rend notre espérance proprement invincible ! Si même la mort n’a pas eu raison des noces de l’agneau alors, non seulement rien ne pourra m’arriver, mais en plus avec Saint Paul, « Je peux tout en celui qui me donne la force. »
Une telle promesse, nous en avons reçue une il y a 15 jours, avec cette visitation apostolique de Léon XIV. Une promesse déjà réalisée le temps d’un long week-end : promesse d’un pays apaisé, d’une jeunesse constructive et audacieuse, d’une foi qui parle au cœur des hommes, d’une Eglise heureuse de se retrouver dans l’unité, d’une Eglise purifiée, de la vie humaine retrouvant sa valeur infinie, d’une Europe en paix, d’une piété confiante et pacifiante, que de promesses réalisées en quelques jours !
N’oublions pas aussi que depuis la Sainte Tunique, vénérée au Stade de France et de messes en messes en passant par le lieu des Martyrs des Carmes jusqu’au pied du rocher de Massabielle, c’est dans le giron de la croix du Seigneur qu’ont été reçues ces promesses accompagnées de la douceur maternelle de Marie.
Alors que, devoir passer par de nouvelles épreuves pour notre société ou par les soubresauts de divisions apparemment exacerbées, ne nous effraie pas !
Forts de ces promesses reçues, confirmés par l’Eglise et son Pasteur, fermement accrochés à la Croix de notre maître d’où jaillissent les fleuves de miséricorde, avançons dans la joie !
A table, au banquet de l’Espérance : « tout est prêt ! »
Don Guillaume PLANTY