A ta droite se tient la Reine

A ta droite se tient la Reine

A ta droite se tient la Reine 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce verset est le refrain du Psaume de la Fête de l’Assomption de Notre-Dame
(Ps 44/45,10). Il s’applique particulièrement à Marie montée au Ciel, corps et âme, qui reçoit les honneurs et le couronnement que Dieu veut accorder à la Créature choisie pour être Mère du Fils de Dieu incarné et Epouse de l’Esprit Saint.
Dieu avait déjà voulu que son Fils, descendu pour accomplir la purification des péchés, et remontant avec son humanité glorifiée, s’assoie à Sa droite, dans les hauteurs des Cieux : « Oracle du Seigneur à mon Seigneur : “siège à ma droite, jusqu’à ce que Je place tes ennemis comme escabeau de tes pieds.” » (Ps 109/110,1)
À la droite du Père, car c’est à Jésus qu’appartiennent le Règne, l’Honneur, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. À lui tout est soumis désormais, même si nous devons encore passer par les épreuves de l’histoire, jusqu’à son terme – et donc son sens : Jésus-Christ dans sa Gloire.
À la droite du Père, parce que tout pouvoir lui a été soumis, et tout genou doit fléchir devant le Nom de Jésus-Christ, ceux qui le veulent, ceux qui ne le veulent pas encore, et ceux qui ne le voudront jamais. Tous le feront, par amour ou par contrainte. « C’est lui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer. » (Ap 12,5)
« Dans le monde, vous aurez encore à souffrir, mais gardez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16,33). Garder confiance, cela veut dire garder la foi. (Garder la foi suppose de la nourrir : prière, sacrements, lecture de la Bible, obéissance à la Loi de Dieu.)
Le Père céleste attribue ainsi à Jésus l’honneur le plus grand qui puisse être, à Lui, son Fils Unique, le Verbe Incarné, l’Homme-Dieu, l’unique Sauveur et le Roi de tout l’univers.
« À ta droite se tient la Reine ».
À son Assomption dans la Gloire du Paradis, Marie est placée à la droite de son Fils. Jésus donne à sa Mère le signe de reconnaissance le plus grand possible, à sa virginale Mère, intimement associée à son œuvre terrestre, appelée désormais à partager sa gloire céleste et son pouvoir sur toute chair.
À la droite du Fils, parce que son “oui” lui a donné de pouvoir assumer la nature humaine dans son Sein très pur.
À la droite du Fils, parce que toujours restée à ses côtés, au moins en prière, durant son existence terrestre, buvant avec Lui au calice de nombreuses amertumes.
À la droite du Fils, parce que sous la Croix, debout, la Mère veillait dans la foi, l’espérance et la charité, et participait au Mystère de la Rédemption.
À la droite du Fils, appelée désormais Notre-Dame de la Victoire : victoire sur l’immonde Dragon, le Mauvais, le Rebelle, victoire sur le péché, sur la mort, conséquence du péché, sur la haine, sur la rébellion contre la Volonté de Dieu. L’humble servante est élevée, l’orgueilleux est abaissé.
À la droite du Fils, Marie a reçu non seulement la couronne d’honneur et de gloire, mais aussi le Règne et la Puissance que Jésus a voulu lui partager pour soumettre toutes choses au triomphe annoncé de son Cœur maternel et immaculé.
Nous ne voyons pas se réaliser ce triomphe promis, au contraire, tout semble pour l’instant soumis au pouvoir infernal, et de plus en plus. Mais “confiance” car la victoire est assurée, elle est annoncée, elle est écrite, et ne saurait décevoir. Le pouvoir du Mauvais n’est que concession momentanée accordée par le Tout-Puissant. « Peu de temps lui reste. » (Ap 12, 12)
À la droite du Fils, ô Marie, viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever dans la terrible lutte apocalyptique actuelle décrite au
ch. 12 de l’Apocalypse donnée en 1ère lecture de ta fête. Ave Maria, Espérance du Peuple encore en chemin, sois notre secours et place-nous un jour à ta droite au Ciel éternel.
Don Laurent LARROQUE

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