Huit jours plus tard

Huit jours plus tard

Huit jours plus tard 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » »
Ainsi fut institué le dimanche. Dieu avait confié dans l’Ancienne Alliance au peuple hébreu, par l’intermédiaire de Moïse, le précepte du repos sabbatique : « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier […]. Le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. » (Ex 20, 8). Jésus a lui-même respecté le sabbat avec ses disciples mais en lui redonnant la signification intérieure originelle. Nous connaissons les polémiques fréquentes, dans l’évangile, qui concernent le sabbat : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. Ainsi le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » (Mc 2, 27-28).
Lors du samedi saint, Dieu s’est en quelque sorte reposé de son œuvre de salut : Jésus est au tombeau et le monde attend la Résurrection. Celle-ci vient « le premier jour de la semaine », jour à la fois de mémoire du commencement de la Création (« le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux (…) Dieu dit : que la lumière soit, et la lumière fut. ») et jour qui marque la nouvelle Création, celle de l’homme racheté du premier péché, celle de la communauté des baptisés. Saint Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique Dies Domini, donne le sens du dimanche : « C’est le jour qui rappelle la création du monde et annonce la nouvelle création inaugurée par la résurrection du Christ. » (n° 18)
Les premiers chrétiens ont tout de suite respecté le rythme de cette nouvelle Création en se réunissant pour « la fraction du Pain » – l’Eucharistie – chaque dimanche que très vite ils ont appelé le Dies Domini, le « Jour du Seigneur ». Certains sont même morts martyrs pour défendre cette possibilité de se réunir le dimanche : ce sont les martyrs d’Abytène qui répétaient : « sans le Dimanche, nous ne pouvons pas vivre ! »
Nous-mêmes, nous nous réunissons chaque dimanche et le temps pascal est l’occasion de retrouver le sens de ce jour particulier. Comme au Cénacle avec les Apôtres et la Vierge Marie, nous nous retrouvons pour recevoir la paix que le Christ Ressuscité nous offre, nous sommes « remplis de joie » en rencontrant le Seigneur et nous redisons à Jésus notre foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » notamment devant le mystère de l’Eucharistie. Réapprenons à vivre le dimanche qui ne peut pas être un jour comme les autres : non seulement bien sûr en étant fidèle à la messe mais aussi en faisant du dimanche une vraie fête du Seigneur en nous habillant de manière soignée pour marquer la fête, en invitant des frères et sœurs chrétiens et en soignant particulièrement le repas dominical, en privilégiant particulièrement ce jour-là les relations fraternelles et familiales et en laissant de côté les écrans, le matériel et le superficiel.
Don Raphaël SIMONNEAUX

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