Relève-toi et va : « ta foi t’a sauvé »

Relève-toi et va : « ta foi t’a sauvé »

Relève-toi et va : « ta foi t’a sauvé » 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Jésus regarde
On ne peut qu’être touché par l’attitude de Jésus à l’égard de ces dix hommes blessés par cette maladie considérée comme honteuse. L’évangile nous montre que le Seigneur n’a jamais de regard indifférent. Au contraire, toute situation de souffrance trouve immédiatement un écho dans son cœur, même si elle est présentée sans grande foi. Les lépreux ne l’appellent pas en effet Seigneur mais simplement « Maître ». Ils voient en Jésus le guérisseur beaucoup plus que le Sauveur. Mais Jésus ne se détourne pas de leur demande. Bien plus, il les exauce en les remettant cependant sur le chemin de l’obéissance religieuse
(« allez vous montrer aux prêtres »).
Jésus intervient
Chaque récit de miracle nous rappelle que la puissance divine se manifeste en Jésus. C’est à chaque fois la préfiguration d’un miracle autrement plus grand : la résurrection de l’âme des pécheurs par le don de la miséricorde divine. Oui, Dieu est capable d’intervenir dans nos vies et de guérir ce qui est blessé comme il a guéri la chair de ces lépreux. Dieu est capable de rendre toutes choses nouvelles : nous-mêmes, nos proches, notre pays… La limite ne viendra jamais du côté de Dieu mais de nous-même, de notre peu de foi. D’ailleurs, Jésus signifie bien que c’est la foi qui a non seulement guéri le corps de ce lépreux Samaritain mais a surtout guéri son âme : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Jésus espère notre gratitude
Mais le cœur de cet évangile se situe après la guérison, car seul le Samaritain « étranger » – et hérétique – retourne auprès de Jésus pour le remercier. Cette prière d’action de grâces est mise en valeur par Jésus qui s’étonne que les neuf autres ne soient pas venus également le remercier. Cette prière nous place en effet dans la juste position par rapport à Dieu. Non pas la position d’enfants gâtés à qui tout est dû, mais celle de mendiants de la miséricorde, infiniment reconnaissants d’avoir été sauvés de l’abîme. L’action de grâce fait souvent défaut dans nos vies spirituelles : nous savons demander, surtout quand il y a urgence, mais nous oublions souvent de revenir sur nos pas pour remercier. Autrefois, les pieux chrétiens n’oubliaient jamais de rendre grâce lorsque Dieu intervenait dans leur vie, que ce soit par un cierge allumé ou par un pèlerinage…