Réjouissez-vous avec Moi

Réjouissez-vous avec Moi

Réjouissez-vous avec Moi 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Comment ne pas entendre la voix de notre Père des cieux dans cette invitation à nous réjouir ? Par deux fois, l’invitation retentira à nos messes dans la lecture de l’évangile ce dimanche ! De plus la parabole du Fils prodigue enfoncera le clou lorsque nous entendrons de la bouche du Père : « Mon fils, il fallait se réjouir ! Car ton frère qui était mort est revenu à la vie… » Pourtant se réjouir de la joie des autres n’est pas une chose facile. Combien plus se réjouir de la joie de Dieu semble être encore plus difficile. Cela vient peut-être du fait que nous avons de la peine à nous représenter Dieu dans la joie. Pourtant de nombreuses images de l’évangile montre le Royaume des cieux comme un grand festin. Ce repas festif est le lieu de l’intimité avec Dieu. « Heureux les invités au repas du Seigneur ! ». L’Eucharistie est, sous le voile de la foi, un avant-goût de notre vie au Ciel. La joie du Chrétien vient donc d’abord de sa relation avec Dieu.
Nous pouvons ressentir la joie d’être retrouvé, pardonné, guéri ! Mais Dieu ne nous donne pas seulement ses dons de pardon, de guérison ou de réconciliation, il veut aussi que ces dons deviennent source de joie pour tous ceux qui en sont témoins. « Réjouissez-vous avec moi ! »
Ce père et ses deux fils forment un contexte familial qui nous rappelle notre vie communautaire, paroissiale. Dieu nous communique donc, en plus, sa joie par les grâces qu’il opère dans les cœurs de ceux qui se trouvent à côté de nous, mon prochain ou mon frère si j’ose le nommer ainsi (le fils aîné semble couper les liens avec son cadet, en nommant son frère « ton fils ! » lorsqu’il parle avec son père). Celui qui est à côté de moi est donc source de joie, particulièrement par l’œuvre que fait la grâce. N’attendons pas de vivre des joies extraordinaires, mais ouvrons notre cœur aux joies simples, celle que l’intelligence de notre cœur saura capter. Bien sûr, il reste des choses à changer dans notre monde avant de goûter la joie du Ciel  ! A l’image de notre coeur lent à croire et à se convertir, le monde reste abîmé et peine à sortir de ses combats. Mais cet évangile nous invite à cultiver en nous l’habitude de se réjouir des petites grâces données par Dieu, particulièrement celles données chez nos frères. Puissions-nous vivre une semaine pleine de joies simples, celles qui réjouissent également le cœur de Dieu ! 
D. Christophe GRANVILLE