« Préparer Noël avec Marie »

« Préparer Noël avec Marie »

« Préparer Noël avec Marie » 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

En ce quatrième dimanche de l’Avent, nous avons un avant-goût de Noël. Le Seigneur vient libérer son peuple, comme dit le prophète Michée. Lui seul pouvait sauver l’humanité, et c’est pourquoi Dieu a envoyé son Fils unique pour nous libérer de l’emprise du péché.
En venant en ce monde, en ayant pris notre nature humaine, Jésus nous montre comment obéir à la volonté du père. C’est de cette obéissance qu’il est question aussi dans l’épître aux Hébreux : «En entrant dans le monde, le Christ dit : me voici, je viens pour faire ta volonté». Le Fils du Père éternel aurait pu choisir bien des formes et des manières pour venir en ce monde. Mais il n’a pas choisi de venir en envahisseur fortement armé, ni avec un tel éclat ou une telle renommée que nous aurions été séduits ou contraints de le suivre. Parmi tous ces possibles, il a choisi de venir dans le silence et la discrétion d’une petite bourgade apparemment sans richesse ni importance politique : Bethléem. Dieu nous montre ainsi ses préférences : il choisit ce qui est humble, pour confondre les puissants ; et ainsi se fait homme sans cesser d’être Dieu. Par cette simplicité, il respecte infiniment notre liberté, expression de son amour infini pour chacun.
Ce mystère s’entrevoit aussi dans l’émouvante scène de la Visitation. Peu de temps auparavant, la Vierge Marie avait reçu l’annonce de l’ange Gabriel dans la simplicité de sa maison de Nazareth, et elle avait conçu du Saint-Esprit par la simplicité de son oui. Et juste après, elle partit en hâte pour aller voir sa cousine Élisabeth. Certainement que le grand âge de cette parente a incité Marie à lui porter secours par sa présence, mais surtout l’Esprit Saint l’a poussée à amener le Seigneur dans cette maison. Saint Luc précise la hâte que la Vierge Marie a eue pour se rendre chez Élisabeth, car la vraie charité n’admet ni lenteur ni paresse. Au moment où Marie a franchi la porte de cette maison, le Seigneur a accompli des merveilles de grâce : dans le ventre d’Élisabeth, l’enfant, c’est-à-dire Jean-Baptiste, a tressailli de joie. Et tandis que l’enfant était sanctifié, comme l’interprètent les Pères de l’Église, Élisabeth elle-même fut remplie de l’Esprit Saint, et elle commença à prophétiser. Nous voyons là la grande mission de la Vierge Marie : aller à la rencontre des âmes pour y apporter le Seigneur Jésus, et avec lui la grâce de Dieu.
C’est une invitation à garder dans notre cœur la dévotion à la Vierge Marie, à garder sur nos lèvres cette prière de l’Ave Maria dont une partie est composée des paroles qu’Élisabeth elle-même, sous l’action de l’Esprit Saint, a adressées à Marie : «vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni». Alors, comme l’exprime à son tour la Vierge Marie dans son chant d’action de grâce, le Magnificat, le Seigneur fera aussi des merveilles de grâce dans notre vie. Dans cette ultime préparation à Noël, choisissons deux choses : soyons nous aussi attentifs, comme la Vierge Marie, à faire le bien autour de nous avec hâte ; et préparons-nous à la venue du Seigneur en récitant le chapelet, pour laisser la Vierge Marie venir à la rencontre de notre âme, et préparons-nous à la venue du Seigneur.

D. Charles-Marie D’AMAT