Pères et mères de la terre, à vous le bonheur

Pères et mères de la terre, à vous le bonheur

Pères et mères de la terre, à vous le bonheur 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ce psaume qui célèbre le bonheur familial est bien connu. Quel bonheur plus grand un israélite pieux pouvait-il demander au Seigneur, que celui de trouver une femme fidèle et féconde, d’être entouré d’enfants qui soient sa fierté ? Comme Salomon dans sa célèbre prière, il ne demande pas la richesse, pas le pouvoir, pas le plaisir tristement égoïste et solitaire, mais la sagesse, l’écoute filiale de la volonté de Dieu ; et la sagesse, la volonté de Dieu est que l’homme ne reste pas seul, mais s’adjoigne une véritable compagne pour ses jours, transmette la vie dont il n’est pas le propriétaire, juste le dépositaire, se donne à sa femme et à ses enfants. Il n’est d’autre bonheur que le don.

Pourquoi s’étonner que l’on s’en prenne aujourd’hui à cette dimension familiale du bonheur ? Ce n’est pas un péché parmi tant d’autres, c’est le péché unique mille fois répété de défiance vis-à-vis du plan de Dieu. Détruire le mariage, détruire la famille, c’est consommer la pomme jusqu’au trognon, c’est tuer, non plus le frère qui pouvait encore se défendre, mais le fils dans l’oeuf, alors qu’il en est incapable, c’est le rêve prométhéen de construire une immense cité sans Dieu qui monte jusqu’au ciel et arrive à le supplanter. Et nous nous étonnons de la cacophonie dans laquelle nous plongent les dirigeants de notre société ? Quand on ne veut pas de l’harmonie telle que nous l’offre la nature, on a beau invoquer à cloche-pied tous les faux dieux, déesses raisons devenues folles, il n’y a plus aucune chance de pouvoir constituer une société cohérente.

La Sainte Famille demeure pour nous bien sûr un exemple, une famille idéale. Est-elle si idéaliste que cela ? Certes, Marie est immaculée, Joseph est le juste par excellence, Jésus est le propre Fils de Dieu et Dieu lui-même. Cependant, vu sous l’autre angle, en parfaite harmonie et cohérence, Marie est mère, Joseph est vraiment père car, s’il n’assume pas la paternité charnelle, c’est Dieu père qui lui confie son Fils, Jésus est un enfant qui s’éveille grâce à son père et à sa mère à la réalité d’une expérience humaine. 

Heureux es-tu Joseph, toi qui qui crains le Seigneur
et marches selon ses voies ! 

Toi l’artisan laborieux de Nazareth,
tu as nourris ta famille du travail de tes mains : 

Marie, qui te fut donnée pour épouse par Dieu lui-même

est dans ta maison comme la vigne généreuse
qui a donné le pampre royal, le plan d’olivier
qui donne l’huile de l’onction parfaite, le Christ par excellence !

Pères et Mères de la terre,
voilà comment seront bénis ceux qui craignent le Seigneur !

Ils verront le bonheur tous les jours de leur vie !