L’histoire d’un accident…

L’histoire d’un accident…

L’histoire d’un accident… 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Les témoignages d’hommes ou de femmes qui ont frôlé la mort, et qui affirment en rapporter une vision de l’au-delà, ne sont pas rares aujourd’hui. Voici celui de la réalisatrice Natalie Saracco, qui ne pourra laisser personne indifférent.

Une amie et moi, nous roulions à 130 km/h sur l’autoroute, puis ce fut le crash, terrible. On s’est retrouvées dans un état lamentable. Je crachais du sang, je m’étouffais, tous les signes d’une hémorragie interne. Peu à peu, j’ai senti physiquement la vie me quitter. Puis, dans un « lieu » hors des limites de l’« espace-temps », je me suis retrouvée tout près de Jésus qui était revêtu d’une tunique blanche. Il me montrait son Sacré-Coeur entouré d’une couronne d’épines. Il pleurait et de son Coeur s’écoulaient des larmes de sang. Et ses larmes s’écoulaient dans mon propre coeur. C’est comme s’il voulait que je ressente sa terrible souffrance. C’était un tel concentré de souffrance que j’ai oublié ma peur de mourir, ceux que je quittais. Et je lui ai demandé : « Seigneur, mais pourquoi tu pleures ? » « Je pleure parce que vous êtes mes enfants chéris, que j’ai donné ma vie pour vous, et qu’en échange je n’ai que froideur, mépris et indifférence. Mon coeur se consume d’un amour fou pour vous, qui que vous soyez. » Même la dernière des crapules est unique au coeur du Christ et chaque âme qui se perd est une larme de sang du Coeur sacré de Jésus qui se perd. Pour lui, c’est insupportable. J’ai acheté un livre écrit par sainte Marguerite-Marie et en le lisant, j’ai fondu en larmes. C’est le même message à quelques siècles d’intervalle !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…
Comme un cri du coeur, je dis à Jésus : « Seigneur, quel dommage de rendre l’âme maintenant que je sais que tu nous aimes à la folie ! Je voudrais pouvoir revenir sur terre pour témoigner de ton amour fou pour nous et consoler ton Sacré-Coeur. » Au moment précis où j’ai dit ça, je me suis retrouvée comme une petite chose fragile devant une nuée : c’était l’heure de mon jugement devant le tribunal céleste. Et j’ai entendu une voix dire : « Vous serez jugés sur l’amour vrai de Dieu et des frères. » Après ces paroles, j’ai été comme réinjectée dans mon corps : en partant des pieds, un liquide brûlant a parcouru tout mon être. Je me suis arrêtée net de cracher du sang. Les pompiers m’ont sortie de la voiture. À l’hôpital, les médecins n’ont pas compris comment je pouvais être encore en vie après un tel crash. C’était inexplicable. De plus je baignais dans une paix et une joie extraordinaires. Moi, qui étais une écorchée vive, tout s’était comme réordonné, apaisé en moi.

Pour vous, quel est le coeur du coeur de ce message ?
L’amour fou du Christ, sa souffrance face à notre indifférence. Il mendie notre amour. La faiblesse de Dieu, c’est son amour pour nous. Tout ce qu’il attend de nous, c’est que nous l’aimions de manière simple, naturelle, humaine, comme Marie Madeleine qui se jette à ses pieds.

Qu’avez-vous appris de cette rencontre ?
Le Seigneur nous demande le courage de nous accepter tels que nous sommes, de reconnaître notre petitesse. C’est une grâce à demander et qui nous permet ensuite de nous abandonner dans ses bras. Les combats sont toujours là mais je les vis dans ses bras. Se laisser aimer par Dieu et agir par l’Esprit Saint. Voilà tout ce qui nous est demandé.