Hommes et des femmes « à contre-courant »

Hommes et des femmes « à contre-courant »

Hommes et des femmes « à contre-courant » 500 375 Paroisses de Saint-Raphael

Déclaration du pape François lors de l’audience générale du mercredi 28 juin 2017, place Saint-Pierre: Aujourd’hui, nous réfléchissons sur l’espérance chrétienne comme force des martyrs. Quand, dans l’Évangile, Jésus envoie les disciples en mission, il ne les trompe pas avec des mirages de succès facile ; au contraire, il les avertit clairement que l’annonce du Royaume de Dieu comporte toujours une opposition. Et il emploie même une expression extrême : « Vous serez détestés – détestés – de tous à cause de mon nom » (Mt 10,22). Les chrétiens aiment mais ne sont pas toujours aimés. D’emblée, Jésus nous met devant cette réalité : dans une mesure plus ou moins forte, la confession de la foi se fait dans un climat d’hostilité.

Les chrétiens sont donc des hommes et des femmes « à contre-courant ». C’est normal : puisque le monde est marqué par le péché, qui se manifeste sous des formes diverses d’égoïsme et d’injustice, celui qui suit le Christ marche en direction contraire. Non pas par esprit polémique, mais par fidélité à la logique du Royaume de Dieu, qui est une logique d’espérance et qui se traduit dans un style de vie basé sur les indications de Jésus.

Et la première indication est la pauvreté. Quand Jésus envoie les siens en mission, il semble qu’il mette plus de soin à les « dépouiller » qu’à les « habiller » ! En effet un chrétien, qui n’est pas humble et pauvre, détaché des richesses et du pouvoir et surtout détaché de lui-même, ne ressemble pas à Jésus. Le chrétien parcourt sa route dans ce monde avec l’essentiel pour le chemin mais avec le coeur plein d’amour. Le véritable échec pour lui ou pour elle serait de tomber dans la tentation de la vengeance et de la violence, répondant au mal par le mal. Jésus nous dit : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups » (Mt 10,16). Donc sans les dents, sans les griffes, sans armes. Le chrétien devra plutôt être prudent, parfois aussi habile : ce sont des vertus acceptées par la logique de l’Évangile. Mais la violence, jamais. Pour vaincre le mal, on ne peut partager les méthodes du mal.

L’unique force du chrétien est l’Évangile. Dans les temps de difficulté, il faut croire que Jésus est devant nous et ne cesse pas d’accompagner ses disciples. La persécution n’est pas une contradiction de l’Évangile mais elle en fait partie : si on a persécuté notre Maître, comment pouvons-nous espérer que la lutte nous soit épargnée ? Que Dieu nous donne toujours la force d’être ses témoins. Qu’il nous donne de vivre l’espérance chrétienne surtout dans le martyre caché qui consiste à faire bien et avec amour nos devoirs de tous les jours.

Merci.

(Cf Zenit)