L’Eglise comme mystère

L’Eglise comme mystère

L’Eglise comme mystère 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

La profession de foi de Pierre que la liturgie de ce dimanche nous propose de réentendre nous rappelle la double nature humaine et divine de l’Eglise. Cette Eglise composée d’hommes, pécheurs mais en chemin de sainteté, est pourtant d’abord l’oeuvre de la sagesse de Dieu. Le projet de Dieu sur l’Eglise précède de toute éternité la réponse des hommes, plus ou moins fidèle. Dieu a voulu avoir besoin des hommes, et particulièrement des apôtres et de leurs successeurs, pour nous partager sa grâce.

Lorsque Pierre professe sa foi en Jésus « Fils du Dieu vivant », ce dernier a déjà prévu de lui confier les clés du Royaume. L’appel bienveillant de Dieu nous précède toujours. La profession de foi de Pierre est au fond le résumé du chant que l’Eglise-épouse du Christ adresse à son Bien-aimé depuis l’origine : chant de foi, d’espérance et d’amour ! Un chant qui dépasse les aléas de l’histoire et les faiblesses des membres de l’Eglise dont Pierre est l’archétype.

L’Eglise est assurée par le Seigneur Lui-même de résister aux assauts du Mal car elle est fondée sur la victoire du matin de Pâques. Les disciples et les apôtres ne faillissent que lorsqu’ils oublient de s’appuyer sur la victoire du Christ et qu’ils comptent sur leurs propres forces.

L’Eglise est donc un mystère d’alliance entre Dieu et l’humanité. Elle est dépositaire d’un pouvoir sacré : celui de la grâce toute-puissante de l’amour de Dieu. Dépositaire et non propriétaire. Elle est chargée de la communiquer aux hommes dans la vérité de l’amour : « tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

D. Ludovic LEVEL