Je crois en la résurrection de la chair !

Je crois en la résurrection de la chair !

Je crois en la résurrection de la chair ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

La résurrection est une réalité qui nous dépasse, car nous n’avons l’expérience que d’un corps mortel. C’est un mystère de foi, qui se révèle à nous dans l’Evangile par des évènements concrets même si leur pleine compréhension nous échappe.

Un article essentiel de notre Credo
Article essentiel de notre profession de foi puisque saint Paul va jusqu’à dire que : « S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi » (1 Co 15,13-14). C’est aussi ce que reprend le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n°988) : « Le Credo chrétien – profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice – culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle ».

Une réalité annoncée par la Transfiguration
Pourtant, cette foi et cette espérance chrétienne de la résurrection nous laissent dans un abîme de confusion lorsqu’il s’agit de dire en quoi consiste « concrètement » cette résurrection de la chair. Un peu comme les apôtres descendant de la montagne après la Transfiguration : « Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, si ce n’est quand le Fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts. Ils gardèrent la recommandation, tout en se demandant entre eux ce que signifiait “ressusciter d’entre les morts” » (Mc 9,9-10).

Ce mystère appelle d’abord une adhésion par la foi
Comme tout mystère de foi, celui de la résurrection appelle d’abord un acte de foi, c’est-à-dire une adhésion de notre être à une réalité que nous tenons pour vraie, sans que notre intelligence la comprenne parfaitement. Le Christ, à travers les récits de sa résurrection que nous avons dans les évangiles, reste la référence unique pour comprendre, autant que faire se peut, notre propre résurrection. Mais les évangiles eux-mêmes restent très troublants pour nous. Parfois ses disciples ou les femmes reconnaissent Jésus ressuscité, parfois non. Il demande à Marie-Madeleine de ne pas le toucher et propose à Thomas de mettre ses mains dans ses plaies. Il se rend présent au Cénacle, toutes les portes étant fermées, et affirme qu’il n’est pas un esprit puisque ses disciples peuvent constater qu’il a de la chair et des os, et même il mange avec eux !

La réunion du corps et de l’âme sera une œuvre de l’Esprit
Tout cela ne doit pas nous troubler mais nous inciter à porter un regard spirituel sur la résurrection de la chair et non un regard matériel. Elle est une oeuvre spirituelle : « Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11).

Don Martin Panhard