Il s’est anéanti

Il s’est anéanti

Il s’est anéanti 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Chers amis, 

Voici le message que D. Paul, le modérateur général de la Communauté Saint Martin, vient de nous faire parvenir pour notre entrée en carême : « A la suite du Christ, nous entrons dans le temps fort de la conversion, celui du combat spirituel. Dans ses lettres pastorales, Paul insiste sur le combat à mener : « afin que tu combattes le bon combat »
(1ère Timothée 1, 18), « combats le bon combat de la foi » (1ère Timothée 6, 12), « j’ai combattu jusqu’au bout le bon combat » (2ème Timothée 4, 7). L’homme est donc appelé à combattre pour retrouver le chemin du paradis perdu, le chemin de la sainteté. Cette année, j’aimerais insister avec vous tous sur l’imitation du Christ qui s’est fait pauvre, sur son abaissement. 

Dieu a sauvé le monde en prenant le chemin de l’humilité, de la souffrance et de la croix : « il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »
(Philippiens 2, 6-8) 

On le voit dans les Évangiles, Jésus à plusieurs reprises annonce aux apôtres qu’il va être arrêté, souffrir, être tué et ressusciter. Il tente de leur faire comprendre que le Messie ne prend pas le chemin du succès, de la puissance, mais le chemin du service, de l’humilité et de la croix. Manifestement, ils ne comprennent pas et même s’y opposent. Jésus enseigne à ses disciples que dans son Royaume, la première place, c’est d’être le serviteur de tous, la seule ambition acceptable, c’est celle d’être le premier à l’humilité, le premier dans les désappropriations de nos objectifs propres pour nous mettre au service de tous, des plus fragiles et des plus pauvres. Le modèle, le chemin à suivre, c’est le chemin que lui-même a pris. Lui le maître et le Seigneur est venu pour servir et son service, c’est de donner sa vie par amour sur la croix. Le serviteur n’est pas au-dessus de son maître, il doit se contenter d’être comme son maître. Il n’y a pas d’autre chemin possible… »

Cet appel que D. Paul nous lance n’est que l’écho de celui que le pape François a adressé aux Évêques d’Amérique Centrale, le 24 janvier 2019, à l’occasion de sa visite au Panama pour les J.M.J. : « La kénose (=abaissement) du Christ n’est pas de l’histoire ancienne mais une garantie actuelle pour sentir et découvrir sa présence agissante dans l’histoire.(…)  La kénose (=abaissement) du Christ nous rappelle que Dieu sauve dans l’histoire, dans la vie de chaque homme, que c’est également sa propre histoire et que là il vient à notre rencontre. »

Puisse ce carême 2019 être pour chacun de nous « le moment favorable » pour entrer dans l’abaissement que le Christ a bien voulu vivre pour nous. 

  D. Louis-Marie DUPORT Il s’est anéanti