Humaniste… ou chrétien ?

Humaniste… ou chrétien ?

Humaniste… ou chrétien ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Enquête sur des vérités méconnues

L’humanisme est un courant culturel européen qui a débuté à la Renaissance. Renouant avec les civilisations antiques, les intellectuels de cette époque ont manifesté un vif appétit de savoir, dont la finalité était l’accomplissement de l’individu. Cet humanisme, même s’il a d’abord été un mouvement porté par des
chrétiens, est resté dans les mémoires comme un mouvement anthropocentrique, dont l’homme est le centre, en rupture avec le théocentrisme médiéval, qui mettait Dieu au centre des préoccupations de l’homme.
Le mouvement humaniste a survécu à la Renaissance, et s’est transformé jusqu’à prendre parfois des accents nettement anti-chrétiens. L’exemple le plus connu est la philosophie des Lumières au XVIII ème siècle, qui n’a eu de cesse de défendre certaines valeurs authentiquement valorisantes pour l’homme, tout en attaquant l’Église catholique, accusée de ne pas rechercher http://paroissesaintraphael.fr/wp-admin/post-new.phple bien de l’homme.
Les Lumières n’ont pas été le seul mouvement qui s’est réclamé de l’humanisme. Depuis le XVI ème siècle jusqu’à nos jours, de nombreux mouvements, souvent très différents, se prétendent humanistes ; ils expriment tous une volonté de croire en la grandeur et en la dignité de l’homme, qui sont exaltées de telle manière qu’il devient impossible de concevoir une entité qui les transcende. Selon cette conception, la croyance en un Dieu s’oppose à la dignité de l’homme, car la première fait concurrence à la seconde.
Cette idée s’est transmise dans l’inconscient collectif ; la volonté d’exalter les qualités humaines est alors souvent mise en opposition avec la croyance en un Dieu. On reproche àl’Église de délaisser l’homme au profit de Dieu, de culpabiliser l’homme avec sa morale, d’affaiblir la grandeur de l’homme en servant un Dieu transcendant.

Ce n’est pourtant pas l’avis de l’Église, qui prétend que le message évangélique est authentiquement humaniste. Benoît XVI affirmait dans la conclusion de l’encyclique Caritas in Veritate que « l’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain. Seul un humanisme ouvert à l’Absolu peut nous guider dans la promotion et la réalisation de formes de vie sociale et civile. »
Dans la joie de la fête de Pâques, nous sommes invités à redécouvrir le véritable humanisme, celui que nous propose l’Église. Dieu ne concurrence pas l’homme. Bien au contraire, par le sacrifice de la Croix, et par la Résurrection du Christ, Dieu sauve l’homme du mal et lui permet d’acquérir une dignité quasi divine. « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48)
Louis YON