Donner à voir ce que nous croyons

Donner à voir ce que nous croyons

Donner à voir ce que nous croyons 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Chers amis,
Vous êtes venus nombreux nous accueillir ce dimanche. Je sais que beaucoup d’autres s’y associent par la prière grâce aux nombreux messages que vous m’avez faits parvenir. De tout cœur un grand merci pour cet accueil que vous nous réservez.
Un paroissien m’a récemment recommandé, pour cette nouvelle mission que je reçois, ce conseil judicieux « donner à voir ce que nous croyons ». Nous avons tous des convictions profondes que nous cherchons à mettre en œuvre d’une manière ou d’une autre. Mais il y a un point important vers lequel nous pouvons essayer de tendre : l’harmonie entre nos pensées, nos paroles et nos actes. Il n’y a que Dieu qui soit en parfaite cohérence entre ce qu’Il est, ce qu’Il dit et ce qu’Il fait.
La liturgie, de manière générale, est le lieu par excellence du témoignage de notre foi, elle donne à voir ce que nous croyons : nos paroles, nos chants, nos gestes, nos cérémonies expriment le contenu de notre foi, de notre adoration. Dans l’autre sens, ces rites façonnent et font grandir notre foi.
Ce dimanche, pour cette messe d’installation de votre nouveau curé, il y a quelques rites supplémentaires qui méritent d’être explicités succinctement dans cet édito car ils donnent à voir ce que nous croyons.
Tout commence sur le parvis où je me tiens, muni de ma lettre de mission reçue de l’évêque. Quelques paroissiens des conseils de pôles sont là pour m’y accueillir en votre nom à tous. Cela nous rappelle que nous recevons de l’Eglise les pasteurs qui nous sont envoyés, nous ne les choisissons pas. Mais votre accueil manifeste votre gratitude envers le Seigneur de nous donner les prêtres dont nous avons besoin, pour être guidés au nom de l’Unique Bon Pasteur : le Christ. Pendant ce temps, les autres prêtres prient en silence dans une communion sacerdotale pour celui qui vous est envoyé et pour vous.
Dès le début, le doyen me conduit au tabernacle : le lieu de la Présence du Christ. C’est Lui qui est la source de toute grâce, c’est à Lui qu’il me conduit pour que moi-même je conduise toujours au Christ qui donne tout et vers qui tout converge. Je Lui doit tout, je Lui remets tout, j’attends tout de Lui…
L’évangile exceptionnellement n’est pas lu par le diacre mais par le nouveau curé. Cela me rappelle – et à vous au passage – que c’est ma première mission de vous annoncer l’évangile. Puis vient le rappel des promesses de l’ordination sacerdotale, qui contiennent, en résumé, toute la mission du prêtre, c’est tellement beau ! La Profession de foi commune à tous les baptisés, est proclammée par tous puis récitée seul par le nouveau curé : elle est le signe de l’unité qu’il doit préserver et faire toujours grandir.
Enfin, la Prière Eucharistique donne à voir et entendre que je dois intercéder pour le peuple de Dieu – les vivants et les morts – et dispenser les sacrements qui communiquent la Vie divine.
La tâche est lourde ! Mais je sais que le Seigneur donne toujours les grâces nécessaires. Priez pour moi ! Que je sache accepter ces dons de Dieu pour vous, sans lesquels je ne peux rien. J’ai le souhait très cher de vouloir prendre soin de vous, pour que vous-mêmes vous puissiez prendre soin de tous les raphaëlois à qui Dieu nous envoie pour faire connaitre au monde sa Miséricorde et son Amour !
D. Marc-Antoine cROIZé-POURCELET