COURIR, VOIR ET CROIRE

COURIR, VOIR ET CROIRE

COURIR, VOIR ET CROIRE 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Courir et voir.  Marie-Madeleine court pour annoncer à Pierre et Jean que le tombeau est vide. Pierre et Jean courent ensemble jusqu’au tombeau, mais il revient à Pierre, en dépit de sa moindre vélocité, d’entrer le premier pour voir. Marie Madeleine voit que la pierre a été enlevée, Simon-Pierre voit le linceul et le linge, Jean, voit et croit. Que vit saint Jean ? Il vit où demeurait le Christ ressuscité, il vit ce que sa fidélité au Seigneur jusqu’au pied de la croix lui avait fait vivre, demeurer auprès du Christ vivant.

« Rabbi (c’est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là (Jean 1,39-40)  «  Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin.» (Jean 14,2-4). « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et vous l’obtiendrez. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » (Jean 15,7.9)

Courir et voir  sont aussi  les caractéristiques de notre temps et de nos sociétés  comme en témoignent nos agendas et le surdéveloppement technologique de l’audiovisuel. Comment ne pas y voir un signe des temps réclamant l’annonce de l’Evangile ? Pour nombre de nos contemporains, la religion chrétienne est un tombeau ou un linceul béant et bien ordonné. On veut bien y rendre les honneurs nécessaires au regard de ce qu’elle a apporté et façonné dans l’histoire et nos histoires, mais on se satisfera d’explication facile et romanesque pour justifier la commodité de son ignorance : on a enlevé le Christ  et nous ne savons pas où il est !

Plus que jamais, le Chrétien doit témoigner de sa foi au ressuscité. Inviter ses frères à s’adresser à l’Eglise, comme le fit Marie-Madeleine, pour pouvoir vivre une authentique recherche du ressuscité, inviter à passer d’un regard qui observe à celui qui fait entrer dans la foi. 

Relaté par saint Jean, dans la simplicité d’un témoignage, sans fioritures ni merveilleux, l’événement donne à toute l’Ecriture Sainte et à la vie du Christ sa clarté et sa signification. Nul ne peut et ne pourra comprendre et connaître Jésus et la Bible sans cet axiome de la foi : le Christ est ressuscité !

« Je t’apprends à suivre la route de la sagesse,
e te guide sur le sentier de la droiture.
Si tu le suis, tu marcheras sans contrainte,

J

tu courras sans risquer de tomber.

Attache-toi à l’enseignement, ne l’abandonne pas ;

observe-le, c’est lui qui te fera vivre ». (Proverbes 4,11-13)