Consolez, consolez mon peuple !!

Consolez, consolez mon peuple !!

Consolez, consolez mon peuple !! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

C’est le cri d’Isaïe que nous avons entendu dans la première lecture, mais c’est aussi ce qui fut la principale préoccupation du Christ durant tout sa vie terrestre : apporter le repos et la consolation à son peuple !

Et aujourd’hui éclate une grande joie au fond du cœur de Jésus car Il vient d’apporter, comme par  anticipation,  cette consolation à tout le peuple. Aujourd’hui le Christ inaugure un sacrement !!!

En acceptant d’être baptisé, le Christ instaure le sacrement primordial. Ce bain qui n’était jusqu’alors qu’un geste bien pauvre, inventé par le Baptiste pour signifier un désir de conversion, devient, en étant assumé par Jésus, un sacrement.

Pour mieux comprendre en quoi cela est une vraie consolation, je crois qu’il est nécessaire de revenir à la définition d’un sacrement. Voici ce que nous dit le Catéchisme de l’Eglise catholique : 

Célébrés dignement dans la foi, les sacrements confèrent la grâce qu’ils signifient. Ils sont efficaces parce qu’en eux le Christ lui-même est à l’œuvre : c’est Lui qui baptise, c’est Lui qui agit dans ses sacrements afin de communiquer la grâce que le sacrement signifie. (…) C’est là le sens de l’affirmation de l’Église : les sacrements agissent ‘ex opere operato’ (littéralement : « par le fait même que l’action est accomplie »), c’est-à-dire en vertu de l’œuvre salvifique du Christ, accomplie une fois pour toutes. Il s’en suit que « le sacrement n’est pas réalisé par la justice de l’homme qui le donne ou le reçoit, mais par la puissance de Dieu ». Dès lors qu’un sacrement est célébré conformément à l’intention de l’Église, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle du ministre. (Catéchisme de l’Eglise n°1127 et 1128)
Par conséquent, en devenant sacrement, le signe qu’était le baptême de Jean acquiert une efficience. Le Christ le rend efficace et l’eau du baptême devient alors vecteur de la grâce du salut 

Par le Baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme fils de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l’Église et faits participants à sa mission: « Le Baptême est le sacrement de la régénération par l’eau et dans la parole » (Catéchisme de l’Eglise n°1213).

Chers amis, pouvons nous imaginer plus grande bénédiction que celle-ci : rendus justes par sa grâce, nous devenons en espérance héritiers de la vie éternelle ? Aujourd’hui par le baptême, le Christ nous donne accès au salut : aurions-nous pu recevoir de consolation plus grande alors qu’éclate au fond de notre cœur cette joie qui saisit le Christ en sortant de l’eau du Jourdain ?

    D. Louis-Marie DUPORT