Editorial Principal

Croire en Résurrection de la chair

Croire en Résurrection de la chair 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

L’évangile commence le jour même de la Résurrection de Jésus, le premier jour de la semaine. Les disciples sont toujours sous l’emprise de la peur qui les a conduits à s’enfuir lors de l’arrestation de Jésus au jardin des oliviers. Ils l’ont lâchement abandonné et l’ont laissé mourir tout seul. Ils sont enfermés et n’osent pas sortir par crainte des juifs. Ils espéraient que Jésus rétablirait le Royaume d’Israël mais il ne reste désormais plus grand-chose de leur foi en Jésus. Pourtant, Jésus leur avait annoncé par trois fois qu’il devait souffrir et mourir pour ensuite ressusciter. Mais, leur intelligence n’était pas capable de le concevoir. Ils ne pouvaient pas comprendre ce que Jésus entendait par « ressusciter d’entre les morts ». A la limite, ils pouvaient imaginer une vie de l’âme dans un au-delà meilleur. C’est donc pour eux une expérience bouleversante de voir le Christ vivant, en chair et en os. Ils l’entendent, sentent son approche, éprouvent la résistance de son corps, mettent le doigt dans ses mains, la main dans son coté. Et pourtant, en même temps, ils voient que Jésus, n’appartient plus à ce monde : il peut traverser les murs, apparaitre et disparaître. Il bouge avec une liberté nouvelle, inconnue sur terre. Jésus garde à travers ses plaies les traces dans son corps de sa vie vécue, mais de manière transfigurée. Le cadre de pensée des disciples explose lors de la rencontre avec Jésus ressuscité.

En effet, personne ne pouvait imaginer que Dieu-fait-homme garde son corps pour toujours. Il est donc normal que Thomas ait eu du mal à croire. Il est normal que notre intelligence ait du mal à accepter l’idée d’une résurrection corporelle. Pourtant, cette idée a traversé 2000 ans d’histoire et est aujourd’hui crue par 2,5 milliards de personnes. Presque un tiers de la population mondiale croit que cet homme, Jésus, mis à mort sur la croix il y a 2000 ans, est aujourd’hui vivant, avec son corps, fait de chair et d’os, dans une forme de vie nouvelle. Comment comprendre qu’une idée aussi difficile à croire, si décalée par rapport à notre logique humaine, soit devenue le fondement de la vision de la vie de tant de personnes ? C’est le mystère de la foi, cette grâce que nous donne le Seigneur pour croire à la vérité. Personne ne peut croire à la Résurrection si Dieu ne lui donne pas d’y croire par une grâce spéciale. Comment pouvons-nous accéder à cette foi, à cette grâce de croire ? Si Saint Thomas, qui a connu Jésus, a eu besoin de le voir pour croire en la résurrection, comment pouvons-nous y croire sans voir ?

La tentation de Saint Thomas est de se prendre soi-même pour la mesure de toutes choses, avec mon existence humaine telle qu’elle est, avec le monde tel qu’il m’entoure, avec ma manière de penser, de sentir et de juger Jésus à partir de là. Alors, la Résurrection ne rentre pas dans mon cadre de pensée et je ne peux pas y croire. Mais si je base ma foi sur Jésus, alors j’inverse ma manière de penser : non plus à partir de moi-même, mais à partir du Christ. Si Jésus est ressuscité, alors c’est que moi aussi je vais ressusciter, que cela me paraisse fou ou pas.

Notre foi tient ou s’écroule selon que l’on admet la résurrection de Jésus ou non. En effet, comme le dit Saint Paul : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, et nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Co 15, 17-19). Si nous cessons de croire à la réalité de la résurrection, au Christ vivant et actif dans notre quotidien, notre foi se transforme en un système de valeurs chrétiennes, en une morale assez maigre, une pratique religieuse sans consistance. Alors, notre existence n’a d’autre mesure que notre vie sur terre avec, peut-être, une pauvre espérance de survie de l’âme dans un au-delà flou et peu attirant. Si, au contraire, Jésus est vivant en chair et en os et qu’il partage notre existence humaine tout en étant divin, alors la mesure de notre vie est celle de l’éternité de Dieu. C’est-à-dire que nous sommes dans la pensée de Dieu depuis toujours et que nous continuerons la vie commencée dans ce monde dans l’autre monde. Là, nous aurons nos corps mais, il n’y aura plus de peine ni de souffrance, simplement le bonheur d’aimer et d’être aimés. La mort devient alors un passage, certes long et douloureux dans l’attente de la résurrection, mais qui ne réduit en rien l’horizon de nos existences. Si la résurrection est le fondement de notre vision de la vie, alors notre sentiment d’existence n’aura pas d’égal, la paix sera toujours avec nous !

D. Louis Gustave de TORCY

Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Voilà 40 jours que nous préparons nos cœurs par la grâce de l’Esprit-Saint, dans la prière, le jeûne et la charité pour nous ouvrir au don inestimable de la vie de Dieu, de la vie éternelle que le Christ nous a obtenue par sa mort et sa résurrection. Quel don  ! « Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » (Ps 115,12)
Mes frères, prenons toujours mieux conscience de ce que Jésus a souffert pour nous, à notre place, pour que nous ayons part à sa Vie. La somme inestimable de ces souffrances ne saurait nous laisser indifférents, car c’est une masse éternelle d’Amour !
(2Co 4,18)
Ceci nous l’entendons dans le récit de l’institution de l’Eucharistie. Au cours du dernier repas, « la nuit où il était livré » (1 Co 11,23-26) pour que nous n’oublions jamais ce qu’il a fait pour nous, il nous a demandé de faire « cela » en mémoire de Lui. « Cela » ce sont bien sûr les gestes et les paroles de la messe, mais c’est aussi dans l’action de grâce, littéralement dans « l’Eucharistie » «  kai. euvcaristh,saj » ! Oui, l’offrande volontaire de sa vie, bien conscient de toute l’épaisseur de ce don, est une profonde action de grâce : celle de nous donner part à sa Vie, la Vie éternelle. Ce corps livré, il l’est pour nous. Il le fut à la Croix, il le fut au dernier repas, il l’est éternellement à chaque messe… pour nous. Il a été brisé, rompu, moulu comme un grain de blé, dans l’action de grâce, car par là il nous obtient une part avec Lui dans sa Gloire (Jn 13,8). 
Aujourd’hui, laissons éclater notre joie de tant de bienfaits pour nous, bienfaits immérités, mais voulus par Dieu : « le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs !»
(Rm 5,8) Sa Victoire sera bientôt la nôtre, dès lors que nous mettons notre foi en lui, que nous nous laissons émouvoir de son amour pour nous, que nous nous laissons enflammer par l’espérance qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer !
Oui le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Ne soyons pas timorés, que l’action de grâce du Christ déborde en nous, pour que l’annonce de sa résurrection soit dans nos cœurs et sur nos lèvres, c’est la plus grande bonne nouvelle de toute l’histoire de l’humanité ! 
En route maintenant vers la Pentecôte pour que l’Esprit-Saint achève de faire en nous toutes choses nouvelles ! (Ap 21,1)

 D. Marc-Antoine CROIZé POURCELET

Un édito pour les jeunes (et ceux qui veulent le rester) !

Un édito pour les jeunes (et ceux qui veulent le rester) ! 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Depuis 36 ans et sous l’impulsion du pape Jean Paul II, l’église consacre au moins une journée par an à la jeunesse. Cette année, la journée tombe le dimanche des Rameaux. Don Marc-Antoine et les différents curés avant lui ont souvent désiré donner une place importante aux jeunes et aux enfants sur la paroisse. Le catéchisme à Sainte-Bernadette et Notre-Dame de la Paix, les patronages, l’Aumônerie et l’Institut Stanislas sont autant de lieux où les enfants et les jeunes peuvent suivre Jésus grâce à l’implication de nombreux paroissiens bénévoles qu’on ne peut oublier. 

Alors chers jeunes ces mots sont pour vous :

Nous sommes heureux de vous voir grandir. Vous êtes fiers de votre paroisse et nous sommes fiers de vous. Par les différentes confidences, nous savons qu’il n’est pas toujours facile d’être chrétien sans que vous entendiez des moqueries autour de vous, mais cela ne vous freine pas. Certaines situations familiales sont complexes et vous pouvez en souffrir. Mais pourtant, accrochés à Jésus Sauveur et vos amis, vous traversez avec courage ces épreuves. Vous, les adolescents, êtes sensibles aux chagrins et aux joies que les enfants ne voient pas encore et que les adultes ne voient plus. Cette sensibilité toute neuve s’apprivoisera avec du temps et de l’humour. Les réseaux sociaux vous posent des défis que beaucoup de paroissiens adultes ne connaissent pas. C’est une véritable attraction, mais beaucoup d’entre vous en percevez les limites. Et votre bon sens fait merveille. « Le bonheur ne se trouve pas là » affirmez vous…tout en demandant les codes Netflix à vos amis !… Enfin, vous avez soif de vous sentir aimés. Et ne l’oubliez pas…  nous aussi. 

Alors laissons Jésus rentrer dans cette petite Jérusalem bruyante et pleine de vie qu’est votre jeunesse. 

Par son âne, Jésus nous apprend que l’humilité dans les relations fait naître la joie et même les acclamations ! Nous voudrions cultiver avec vous cette vertu si importante pour la paix des cœurs qu’est l’humilité. 

Jésus vient à Jérusalem pour y mourir. Relisez les détails de la passion qui nous font mettre à genoux devant notre Sauveur. Cette passion de Jésus rejoindra votre soif d’absolu qui est si présente en vous. 

Comme les habitants de Jérusalem, nous (vous et vos familles) sommes pleins de paradoxes. Un jour nous crions « hosanna » et un autre jour « crucifie-le ! ». Il n’y a que la miséricorde du confessionnal et celle exprimée entre nous qui peuvent faire dépasser ces incohérences. 

Enfin, chers amis, toute la paroisse aimerait vous dire merci. Merci pour les services que vous rendez ! Vous servez à l’autel et aussi nos assemblées  ! Il vous arrive également de lire à l’ambon (et souvent très bien). Bien ternes seraient les messes sans votre prière et votre service. Alors merci car vous participez à la beauté de la Liturgie que nous voulons offrir à Dieu ! Vous êtes également source de joie ! Combien de paroissiens sont heureux de vous aider à connaître et aimer Jésus au catéchisme, aux patronages, à l’aumônerie et à l’Institut Stanislas. Cette joie vient du fait que vous portez un trésor : une foi à déraciner les montagnes. Alors, chers amis gardez le désir de la sainteté et communiquez le nous ! Toujours !

Bonne semaine sainte à tous ! 

 D. Christophe GRANVILLE

C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie (Lo 21, 12-19)

C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie (Lo 21, 12-19) 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Au cours de ce carême, nous vous avons invités à prendre 10 minutes d’oraison quotidienne. Beaucoup d’entre vous nous ont déjà exprimé les fruits qui ont découlé de ce temps de prière. Nous essayons d’ailleurs de vous faire part de leur témoignage dans la feuille paroissiale.
Néanmoins, vous êtes aussi nombreux à nous confier vos difficultés, votre sentiment d’être incapables de rester 10 minutes en silence. Le but de cet édito est simple : vous encourager à continuer !
Chers amis, patience… On ne juge pas son oraison sur la manière dont elle s’est écoulée mais plutôt aux fruits qu’elle porte dans notre vie sur le long terme. 
Il est normal qu’à la fin du temps de prière, aux vues du nombre de distractions qui l’ont ponctué, vous remettiez en cause son efficacité ! Mais, une nouvelle fois, n’écoutez pas cet : « A quoi bon continuer » puisque je n’arrive pas à être présent au Seigneur. 
L’Esprit Saint a besoin de temps pour établir l’âme dans le silence intérieur. Lorsqu’un sculpteur commence une œuvre, il ne s’attend pas dès le premier coup de burin à voir se dessiner la forme finale qu’il a imaginée donner au bloc de marbre. Ce n’est que petit à petit, à force de répétitions et de petits retraits de matière que l’image se dessine.
Ainsi en est-il pour le silence intérieur. Pour faire de l’âme une orante, l’Esprit Saint a besoin de notre persévérance dans l’oraison.
Faites confiance au Seigneur. Il sait tirer le meilleur de chaque seconde que nous lui consacrons. Lui seul connait le bon rythme. Aussi, ne Lui demandez pas, lorsqu’Il travaille votre âme, d’aller plus vite !
Rassurez-vous, même dans les distractions, l’oraison peut être féconde. « Se porter vers Dieu, c’est déjà faire oraison. Ce commerce d’amitié avec Dieu n’est pas autre chose que ce mouvement filial de la grâce vers Dieu qui est notre Père… mais ce mouvement filial doit être régularisé, éclairé et soutenu…assez puissant pour entraîner toutes nos énergies, assez continu pour vivifier nos actes, assez profond pour saisir toute notre âme » (Père Marie Eugène)
Un dernier conseil : Ne soyez pas trop rigides dans l’exercice de l’oraison mentale. Les différents types de prières (vocale, méditation et oraison mentale, CEC 2700-2719) ne s’opposent pas mais se complètent.
Aussi lorsque vous sentez que les distractions vous assaillent, il peut être bon de revenir ponctuellement à une prière de méditation (lecture de l’Evangile du jour) ou tout simplement à la prière vocale (récitation d’un notre Père ou de la prière de Jésus).
Sainte Thérèse d’Avila raconte « qu’une religieuse de son couvent vint la trouver un jour toute désolée que, ne sachant faire l’oraison mentale et ne pouvant pas se livrer à la contemplation, elle ne faisait que réciter des prières vocales. Je lui demandai, dit-elle, ce qu’elle récitait et je vis que, fidèle à réciter le Pater, elle était arrivée à l’oraison de pure contemplation. Notre Seigneur l’élevait même jusqu’à l’oraison d’union »
Les mots de la prière vocale peuvent nous introduire dans cet échange d’amour, ce cœur à cœur qu’est l’oraison !
Donc, soutenez votre effort. Maintenez vos 10 minutes. Dieu qui vous aime désire se donner tout entier. Le Seigneur qui est le centre de votre âme, aspire à se répandre en vous, à se diffuser dans tout votre être. Laissons Lui ces 10 minutes d’infusion quotidienne et nous nous transformerons. L’Esprit Saint, sculpteur infatigable de notre âme, la modèlera à la ressemblance de Jésus. Ainsi, par notre docilité et notre persévérance, le Christ trouvera en nous « une humanité de surcroît » (Élisabeth de la Trinité). 
Vos prêtres prient pour vous et se confient à votre prière.

D. Louis-Marie DUPORT

La Foi sauve

La Foi sauve 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus fait allusion à l’épisode du Serpent de bronze dans le désert, alors que le peuple, cheminant péniblement vers la terre promise, se révolte contre Dieu pour la Nième fois. Le Serpent est immédiatement attiré par cette attitude de révolte et mord d’une morsure “brûlante” … adieu la terre promise, “vos cadavres vont joncher le désert…” (cf 1Co 10,5)

« Alors le peuple vint dire à Moïse : “Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu’il éloigne de nous ces serpents.” Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit: “Façonne-toi un serpent que tu placeras sur un étendard [en forme de croix]. Quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.” Moïse façonna donc un serpent de bronze qu’il plaça sur l’étendard et, si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent de bronze et restait en vie ! » (Nb 21,7-9)

Quelle étonnante vertu thérapeutique ! Le seul regard suffisait pour être sauvé d’une morsure qui normalement portait à la mort en quelques minutes.

Jésus cite cet épisode pour expliquer que cela va être pareil avec lui : le péché nous a contaminés, le Serpent a mis son venin dans notre sang ; nous serions voués à la mort … adieu le Ciel promis… Mais non : regarde seulement le crucifié et tu resteras en vie !

C’est-à-dire que le seul regard de foi vers Jésus comme Sauveur par sa Croix suffit pour être sauvé du péché, de toute morsure du serpent, aussi mortelle soit-elle.

La foi sauve ! Celui qui croit en Jésus Sauveur est déjà sauvé (cf Rm 10,9-10). Il est déjà « passé de la mort à la vie » (Jn 5,24 ; cf 3,18 : « il échappe au jugement  »), car la foi en Jésus est vie : il est la Vie, la Vérité, le Chemin vers le Ciel, l’Echelle de Jacob, la Porte des brebis qui veulent arriver au Ciel.

Aucune perversion, aucun venin… aucune mort n’est à ce point consommée sur cette terre que le regard de foi en Jésus ne puisse sauver ! Il faut seulement reconnaître qu’on était pécheur et appeler le péché “péché” (et non libération, comme dirait le Serpent des origines).

Et ceci, même si on a été un larron, un bandit toute sa vie. Le bon larron, quelques minutes avant de mourir, disait à l’autre larron : “si nous sommes crucifiés, c’est justice, après ce que nous avons fait de mal” (cf Lc 23,41). Il a reconnu à la lumière de sa conscience que “ses œuvres étaient mauvaises” (Jn 3,19), et cette reconnaissance de son péché lui a valu la lumière de la foi ; il a dit: “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume!” Il a vu en Jésus crucifié le roi-messie promis par Dieu dans les Ecritures, celui qui devait établir son Royaume et juger les vivants et les morts. Lui qui a été un bandit toute sa vie, il lui a suffi d’avoir la reconnaissance de son injustice, c’est-à-dire un vrai repentir et ainsi la foi en Jésus, comme Sauveur et Juge, pour accéder au Ciel, à la Vie éternelle, sans avoir rien pu produire comme œuvre bonne, en toute une vie, que ces deux œuvres intérieures : le repentir et la foi.

C’est bien ce que dit Jésus dans l’Evangile : “celui qui portera un regard de foi vers le Fils de l’Homme élevé de terre sur la croix comme le serpent de bronze élevé par Moïse, celui-là sera sauvé, du seul fait d’avoir cru dans le salut ainsi donné” (Jn 3,14-15).

Le salut est offert. Gratuitement. “C’est par grâce que nous sommes sauvés” (Eph 2,8). La seule chose à faire pour que le salut du péché fonctionne, comme un “mot de passe” fait fonctionner un ordinateur, c’est de dire : “je me repends”, “je reconnais mon péché afin d’être sauvé du péché”. Car « ceci est mon Sang, le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, en rémission des péchés », pas en rémission d’une chose dont vous dites : “c’était l’exercice légitime de notre liberté !” Sinon vos cadavres vont joncher le désert… 

N’écoutons donc pas le langage du Serpent, mais celui du Sauveur ! Préférons la lumière aux ténèbres. Quand Jésus met en lumière nos ténèbres, c’est un «  Soleil de justice qui porte la guérison dans ses rayons. » (cf Ml 3,20) 

D. Laurent LARROQUE

L’amour de ta maison fera mon tourment » (Ps 69,10)

L’amour de ta maison fera mon tourment » (Ps 69,10) 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit « l’amour de ta maison fera mon tourment ». Cette maison que Jésus nettoie vigoureusement aujourd’hui dans l’évangile, ce n’est pas simplement la « Maison » de Dieu, son Temple à Jérusalem, le lieu de la Présence de Dieu depuis sa construction (Xème siècle avant J.C.), mais c’est aussi chacun de nous. A la Samaritaine, Jésus rappelle que bientôt ce n’est plus sur la montagne de Samarie ni au Temple de Jérusalem que l’on adorera le Père, mais en esprit et en vérité (Jn 4,21-24). Oui nous sommes appelés à devenir le Temple de l’Esprit-Saint, la demeure de Jésus dans l’Eucharistie, le lieu où notre Père veut habiter (Jn 14,23). Quelle grâce ! Quel honneur !

Ce grand ménage que Jésus réalise dans l’enceinte du Temple et qui tracasse le désordre établi, Jésus veut surtout le faire dans nos cœurs, dans nos vies quelquefois bien chaotiques. Si la confession sacramentelle vient laver à grande eau et balayer les mauvais commerces entretenus dans notre cœur, nous constatons rapidement que le désordre s’installe de nouveau. Il faut du temps pour que la vie vertueuse assainisse durablement notre belle maison que Dieu s’est construite amoureusement. Il faut une collaboration active et une longue répétition d’actes bons pour lustrer ce Temple que Dieu veut habiter. 

Le Psaume nous donne un bel éclairage pour cela, un moyen enthousiasmant  : la loi du Seigneur, la charte du Seigneur, les préceptes du Seigneur, le commandement du Seigneur… chacun de ces termes est assorti d’une bénédiction pour notre humanité : cela redonne vie, cela rend sage, cela réjouit le cœur, cela clarifie le regard… toute notre humanité est concernée par ces bienfaits : notre vie, notre intelligence, notre cœur, notre regard.

Si nous voulons que la grâce de Dieu nous tienne, il faut l’accompagner d’une vie selon la loi de Dieu… La première lecture d’aujourd’hui nous donne une version du décalogue, de ces dix paroles de vie que Dieu veut pour nous. Le meilleur moyen de les mettre en pratique c’est déjà de les connaitre par cœur  ! Alors en voici une version catéchétique que nous apprenions autrefois et qui a le mérite d’être facile à retenir :

1.   Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement. 
2.   Le Nom du Seigneur tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment. 
3.   Le jour du Seigneur tu garderas, en servant Dieu dévotement. 
4.   Tu honoreras ton Père et ta mère, tes supérieurs pareillement. 
5.   Tu ne commettras pas de meurtre.
6.   Tu ne commettras pas d’adultère. 
7.   Tu ne commettras pas de vol. 
8.   Tu ne mentiras pas.
9.   Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.
10. Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain.

 …………………………………………………      D. Marc-Antoine CROIZé-POURCELE

Amour et silence

Amour et silence 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

10, 20, …, 70 minutes C’est le temps que nous avons pris en cœur à cœur avec le Seigneur depuis dimanche dernier. Sur la paroisse, cela fait plusieurs dizaines de milliers de minutes de prière dans cette première semaine de Carême. Nous en voyons peut-être déjà quelques fruits dans notre vie personnelle, mais il est sûrement encore trop tôt pour prendre la mesure de cette grâce pour notre paroisse. Nous remarquons sans doute déjà que pour être fidèle, autant que possible, à ces 10 minutes quotidiennes d’oraison nous devons mener un véritable combat spirituel. Pour certains d’entres-nous le combat est de se lancer dans la prière, pour d’autres de ne pas éviter ce moment qui peut être ennuyeux, ou bien de résister à toutes les bonnes raisons de faire autre chose, ou encore de ne pas s’endormir.  

S’il y a un combat, c’est bon signe ! Un père du séminaire nous disait qu’il y a plus d’amour dans le combat que dans la réussite. Bénissons le Seigneur pour nos combats, nos efforts pour nous relever, notre désir d’être fidèle malgré les difficultés. Appliquons-nous à y mettre notre cœur, en résistant tranquillement à la tentation de faire autre chose, en revenant doucement au Seigneur quand nous sommes distraits, en posant simplement des actes de foi : « Seigneur, je crois que Tu es présent, Tu es en moi, Tu veux parler à mon âme, Tu veux remplir mon cœur de ta présence et de Ton amour ». Dieu nous rendra largement le temps que nous lui donnons. Benoît XVI rappelait que «La prière n’est pas du temps perdu, elle ne vole pas de place aux activités, même apostoliques, mais elle est exactement le contraire : ce n’est que si nous sommes capables d’avoir une vie de prière fidèle, constante, confiante que Dieu lui-même nous donnera la capacité et la force de vivre de façon heureuse et sereine, de surmonter les difficultés et de témoigner de Lui avec courage».  

Le premier fruit de ce temps sacrifié pour Dieu sera la joie. Petit à petit, ce temps d’oraison produira au fond de nos cœurs une vraie joie spirituelle, profonde, bien ancrée et durable. Elle n’empêchera pas les tempêtes en surface, mais le fond de notre cœur reposera dans cette joie chrétienne. Dieu s’occupera de la faire jaillir. Un prêtre de Notre-Dame de Vie faisait remarquer aux séminaristes qu’il constatait habituellement chez les propédeutiques un véritable apaisement après quelques mois de pratique de l’oraison. Pourtant, si nous interrogions ces mêmes propédeutiques, ils répondraient certainement qu’ils trouvent le temps long pendant l’oraison, qu’ils sont distraits, qu’ils ne savent pas quoi dire. Ste Thérèse d’Avila qui enseignait l’oraison à ses religieuses leur disait que «l’essentiel n’est pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup». Si après 9 minutes 59 de distraction, jaillit simplement de mon coeur un « je t’aime mon Dieu » alors rendons grâce !  

Pour nous aider dans cette deuxième semaine de Carême à rester fidèles à nos dix minutes, sans doute pouvons-nous soigner notre «climat intérieur» lorsque nous arrivons à l’oraison. Il est plus facile de prier lorsque notre esprit est apaisé que lorsque l’agitation l’excite et que les préoccupations l’empêchent d’être à autre chose. Certaines distractions, loin de nous reposer, prennent de la place en nous et nous fatiguent davantage. Quels sont ces bruits inutiles dont je devrais me passer pendant ce Carême ? Il ne s’agit pas de faire taire le monde, mais de préserver notre cœur de certains bruits pour recevoir la joie que Dieu souhaite y déposer.

 D. Louis Gustave TORCY

Bientôt de nouveaux chrétiens

Bientôt de nouveaux chrétiens 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

La nuit du 3 au 4 avril, Matthieu et Jordan, deux de nos neuf catéchumènes, vont recevoir le baptême au cours de la Vigile Pascale. Ce temps du carême était autrefois ce long chemin par lequel les futurs baptisés se préparaient à devenir chrétiens. C’est pour nous l’occasion de nous rappeler qu’on ne devient pas chrétien en un court instant, mais par une transformation ou une conversion que chacun d’entre nous doit suivre pas à pas. Ce carême et tous ceux qui ont précédé sont à l’image de notre vie où, sans cesse, nous approfondissons la foi de notre baptême et devenons un petit peu plus chrétien. 

Cela ne se passe jamais tout seul.
Le sacrement du baptême est un don gratuit. Il n’est pas le résultat d’un cursus comme un diplôme viendrait récompenser un apprentissage scolaire réussi ! On ne devient pas chrétien par nos performances mais en nous laissant guider par Dieu. En laissant Dieu agir en nous. Ce n’est donc pas tout seul que nous devenons chrétiens. C’est en abandonnant l’illusion de l’auto-réalisation que tout commence. 

Dieu est notre créateur et nous ne vivons jamais aussi bien que lorsque nous nous recevons de lui. Les 10 minutes d’oraison (prière silencieuse), que nous proposons à chacun de vivre pendant ce carême, veulent nous redonner ce lien vital qui nous relie à Dieu.

On le comprend également autrement.
Le chrétien est aussi en lien à une communauté, une famille, avec laquelle il reçoit beaucoup. Les autres chrétiens nous élèvent par leur foi et la prière commune. Ces 10 minutes par jour seront un lien puissant d’unité et d’amour entre nous, à la façon d’une réalité existante déjà sur la paroisse : le monastère invisible. 

Le carême est un temps de jeûne 
Comme Jésus au désert et avant lui tout le peuple libéré de l’esclavage des égyptiens, le désert a été un temps d’épreuve. Pour devenir chrétien « il faut aussi avoir la force de se dépasser, de résister à la pesanteur naturelle du laisser-aller ». Ces mots du cardinal Ratzinger nous réveillent ! Mais attention ce jeûne ne doit pas avoir le mauvais effet de nous recentrer sur nous mêmes  ! Comme par exemple jeûner pour retrouver la ligne avant les beaux jours. Le jeûne est un acte qui nous libère de nous mêmes pour mieux nous ouvrir à Dieu et aux autres. Ce manque est inconfortable mais est vital pour devenir chrétien. Le petit guide paroissial du carême nous aidera pour incarner au mieux ce jeûne. 

Un désert mal famé ? 
Dans l’évangile de ce dimanche, nous voyons Jésus au contact des bêtes sauvages et tenté par Satan. Le Chrétien appartient à cette famille qu’est l’Église. Cette Église aujourd’hui nous semble peut-être moins vaillante que dans le passé. Jésus nous invite à traverser, avec courage, notre vie dans ce contexte qui semble dangereux à bien des égards. En refusant de céder aux tentations, Jésus nous conduit au-delà du seul pain, du sensationnel et du triomphe qui sont des faux saluts. Dans ce désert nous avons cependant la certitude de trouver la présence de Dieu qui fera sortir du Rocher inerte l’eau qui donne la vie. Acceptons simplement une fois de plus, avec patience et foi, les circonstances de notre Carême ainsi que celles de notre vie. Avançons comme un pas de plus dans le désert. Mais un pas essentiel qui nous rapproche, nous le savons, plus de Dieu que si nous restions assis sur notre caillou à attendre que les choses changent d’elles mêmes. 

 ……………………………………………………………………..         D. Christophe GRANVILLE

Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir

Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

 

La «Loi» que Jésus mentionne, ou «Torah» en hébreu, correspond au Pentateuque de notre Ancien Testament. Elle contient les révélations que Dieu a faites à Moïse au mont Sinaï, à commencer par son nom, Yahvé. On y trouve également des préceptes concernant les règles de pureté et de culte. Dans cette Loi, la lèpre ne désigne pas tant la maladie qu’on connaît aujourd’hui que des problèmes de peau que l’on considérait comme des impuretés contagieuses. Celles-ci pouvaient être le signe d’un châtiment de Dieu à la suite d’un péché. En conséquence, la Loi juive exigeait que le malade soit exclu de la communauté. Pour revenir, non seulement il fallait que sa guérison soit constatée, mais il devait également offrir des sacrifices pour sa purification, lesquels étaient accomplis par un prêtre.

Dans l’Evangile, le lépreux demande à Jésus non pas la guérison proprement dite, mais la purification. Il voit donc en Jésus un prêtre assez puissant pour le purifier sans avoir à obéir aux prescriptions de la Loi juive. En outre, Jésus transgresse l’ordre de ne pas toucher un lépreux et se place ainsi au-dessus de la Loi. Il semble donc que Jésus abolit les préceptes que Dieu a donnés au peuple juif. Cependant, après avoir guéri et purifié le lépreux, Jésus lui ordonne d’aller accomplir auprès des prêtres juifs les sacrifices prescrits par Moïse. D’ailleurs, Jésus est formel sur la question de l’obéissance à la Loi qui doit être accomplie jusqu’au moindre iota. Pourquoi alors se permet-il de passer au-dessus de la Loi ? Ne nous donne-t-il pas un exemple de liberté vis-à-vis de l’autorité religieuse ?

Pour comprendre l’attitude de Jésus, il est utile de préciser que le concept juif de «Torah» était bien plus large que ce que l’on appelle «loi». En effet, notre mot «loi» trouve son sens dans le grec «nomos» qui est à proprement parler un ensemble de préceptes juridiques. «Torah» a une signification plus large et moins juridique que «nomos». Dans la Torah, on trouve tout ce que Dieu a dit à Moïse sur lui-même et sur son projet pour son peuple. La Torah n’est donc pas d’abord une loi juridique, mais une invitation à connaître Dieu et à lui ressembler par le comportement. Suivent alors des préceptes qui servent de guide à l’homme pour devenir, par son agir, le reflet de Dieu. Or, personne ne peut davantage ressembler à Dieu que Jésus, l’image visible du Dieu invisible. C’est en ce sens que Jésus accomplit parfaitement la Torah, ou Loi. C’est ce dont Il veut témoigner en demandant au lépreux d’aller voir les prêtres pour se soumettre aux préceptes de Moïse.

Les premiers chrétiens ont arrêté d’obéir à un bon nombre de préceptes juifs, comme la circoncision ou l’interdiction de manger du porc. Mais, il ne faudrait pas y voir une volonté d’abolir la loi antérieure. Il s’agit au contraire de la suspension de certains préceptes moralement neutres pour retrouver le cœur de la Loi. Pour nous, accomplir la Loi c’est donc faire comme Jésus : c’est lui ressembler, c’est devenir des fils de Dieu à l’image du Fils de Dieu. Toute la Loi se résume dans le double commandement de l’amour : «aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même». Ainsi, comme le dit Saint Augustin : «aime et fais ce que tu veux  !»

 D. Louis Gustave de Torcy

Evangile veut dire Bonne Nouvelle

Evangile veut dire Bonne Nouvelle 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

« Tout le monde te cherche », dit l’homme d’aujourd’hui à Dieu.
Dans l’Évangile de ce dimanche, nous avons la chance de voir Jésus du soir au matin et du matin jusqu’au soir. Une “journée-type” de l’Homme-Dieu. « Le matin bien avant l’aube », il commence sa journée par la prière pour mettre toute sa journée sous le regard de Dieu son Père. C’est l’exemple à suivre, bien sûr ! Et bien après le coucher du soleil, « le soir venu, la ville entière se pressait à la porte et il les guérit tous », il chasse les fièvres et les maladies et il délivre les hommes possédés du démon.
Cette “journée-type” de Jésus est le symbole de sa journée terrestre. « C’est pour cela que Je suis sorti. » “Que Je suis sorti du Sein du Père.” Jésus est venu passer cette journée terrestre, lui, Dieu fait homme, pour que l’homme puisse le chercher et le trouver sans fuir par peur de Dieu. 
Tout le monde cherche Dieu. Beaucoup, comme à tâtons dans un monde sans pères ni repères. Ô Jésus-Dieu, tout le monde te cherche et ne sait plus comment te trouver.
Comme Job ils regardent la vie et disent en se plaignant à Dieu que la vie est une corvée, que ce jour est pesant, que la vie est trop dure. Et c’est vrai : elle est d’autant plus dure si Dieu n’y est pas, si cela n’a pas de sens, si ensuite il n’y a que les ténèbres éternelles. 
Dieu s’est fait connaître. « Qui m’a vu, a vu Dieu le Père ». C’est la Bonne Nouvelle. Evangile. Bonheur. Malheur s’il n’y a pas le bonheur d’avoir Dieu, de le connaître, de l’aimer, de le servir ! Bonheur de la Bonne Nouvelle. Joie que personne ne peut nous enlever ! Bonne nouvelle qu’aucune mauvaise nouvelle ne peut submerger ! Le seul malheur serait qu’il n’y ait pas d’Evangile. Et donc, malheur s’il n’y a pas d’évangélisateurs. Qui sont-ils ? Seulement les autres, ou toi et moi aussi ? « Malheur à moi si je n’évangélise pas ! » C’est ce que dit Saint Paul. Ajouterais-je : Malheur à toi si tu n’évangélises pas ?
« Jésus-Christ est le même, hier et aujourd’hui, et il le sera à jamais. » Epître aux hébreux, 13,8.
Jésus est venu vivre une journée terrestre pour être la lumière des hommes. «  Je suis le chemin. » “Je suis sorti du sein du Père pour venir sur la terre afin de devenir le bon Berger qui vous ramène vers Dieu”.
Et à nous, ses disciples, qui lui disons : « tout le monde te cherche », Jésus répond encore : “allons (après le primat de la prière) dans toute la région, dans notre voisinage, essayons de rejoindre les autres, n’attendons pas que cela se fasse tout seul, allons prêcher la doctrine de vérité, soigner les malades et délivrer du démon”.
Ceux qui gisent dans toutes sortes de fièvres, comme la belle-mère de Simon, parce qu’on les prive de tout sens à la vie et à l’idéal de l’amour que Dieu avait pourtant inscrit dans le cœur, qui est fait pour trouver sa joie à donner et non à prendre… Comment se relèveront-ils si Jésus ne les prend pas par la main et ne les fait pas lever ? Où trouver la force aujourd’hui quand il n’y a plus de mères, de pères, ni de repères ?
Jésus a besoin de relais. C’est à nous d’aller au-devant de ceux qui gisent dans la fièvre et l’ombre de la mort.
S’il y a encore des chrétiens fervents, ce temps sans pères ni repères est une opportunité: tout le monde cherche Dieu, et Jésus est venu nous le montrer et nous le donner, alors il faut aller vers ceux qui le cherchent sans savoir comment le trouver. « Malheur à moi si je n’évangélise pas ! »
D. Laurent LARROQUE

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