Père, en tes mains

Père, en tes mains

Père, en tes mains 150 150 Paroisses de Saint-Raphael

En ce jour, la liturgie nous propose deux moments de proclamation de l’évangile.  Le premier est une proclamation de l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem ; le deuxième est cette année le récit de la passion selon saint Luc.

Nous sommes invités à contempler le contraste frappant qu’il y a entre, d’une part, la foule des juifs qui acclame Jésus lorsqu’il arrive à Béthanie, monté sur un âne tandis que l’on agite des Rameaux et des branchages ;  D’autre part, cette même foule qui va être manipulée et retournée par les grands prêtres et les chefs du peuple. Ils vont réclamer la libération de Barabbas et par là même la tête de Jésus, laissant seul sur la croix ce même Jésus qu’ils acclamaient quelques jours auparavant.

Jésus, dans les discours précédant sa passion, nous donnera l’image de la vigne et des sarments. Il y a là quelque chose que nous pouvons mettre en parallèle avec le contraste évoqué aujourd’hui.

Jésus nous invite à être comme les sarments bien greffés sur la vigne, puisant en elle la sève nécessaire à notre vie. Si nous sommes bien entés sur elle, nous aurons beau être secoués par les épreuves, nous serons toujours bien alimentés par cette sève, par cette grâce qui vient du coeur du Christ.

 En revanche, les branchages sont coupés. Ils sont isolés de la source de leur vie, de leur alimentation, de la sève. Si nous sommes à l’image des rameaux, nous avons beau manifester de l’énergie pour acclamer le Seigneur, dans de l’excitation ou dans la joie, ce dynamisme peut n’être qu’éphémère. Peu de temps après la coupe, ces branchages sont voués à sécher et à être brûlés comme les sarments morts.

La contemplation de ce contraste nous invite donc à entrer dans un dynamisme d’union et d’attachement au Christ, un dynamisme qui nous permet de résister avec le Christ à travers les épreuves et les persécutions. Il s’agit d’une force qui nous permet d’aborder avec sérénité les fêtes pascales qui approchent en nous sachant aimés, fortifiés et sauvés par le Christ.

D.Charles-Marie d’AMAT