4ème CONFERENCE DE CARÊME : de CARÊME : CROIRE EN L’EGLISE ?

4ème CONFERENCE DE CARÊME : de CARÊME : CROIRE EN L’EGLISE ?

4ème CONFERENCE DE CARÊME : de CARÊME : CROIRE EN L’EGLISE ? 1476 1107 Paroisses de Saint-Raphael


En participant massivement à cette 4ème soirée de Carême en famille paroissiale, chacun fait « un petit pas de plus vers le Père, dans le Fils, avec l’Esprit-Saint » (Homélie de D. Stéphane à la messe). Le thème de la conférence était : « Je crois … en l’Eglise, une sainte, catholique et apostolique ».

Au début de son enseignement, D. Stéphane citait tout d’abord le Cardinal Journet qui, à propos de l’Eglise s’exprimait ainsi : « L’Eglise n’est pas d’abord au Vatican, mais dans le cœur des saints », terme qui désignait les baptisés dans les premiers temps de l’Eglise
Puis, s’appuyant sur la comparaison des deux traductions du Credo, le Symbole des apôtres et celui de Nicée – Constantinople, D. Stéphane précisait qu’il était plus juste de dire : « Je crois l’Eglise quand elle nous donne Dieu, Je crois en Dieu dans l’Eglise » plutôt que : « Je crois en ou, selon la traduction, à l’Eglise » et il citait saint Irénée : « Là où est l’Eglise, là aussi est l’Esprit de Dieu ». 

Dans une 2ème partie, D. Stéphane commentait les termes « une, sainte, catholique et apostolique ».

L’Eglise est  « une» en ce sens où le culte divin ainsi que les sacrements sont célébrés de manière identique, en tout lieu.

L’Eglise est « sainte », par essence, car voulue par Dieu, bien que peuplée de pécheurs.

L’Eglise est « catholique » parce qu’envoyée en mission par le Christ vers tous les peuples. Dans la finale de son Evangile, citant les paroles de Jésus, saint Marc dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15). 

L’Eglise est « apostolique » c’est à dire fondée sur les douze apôtres.

D. Stéphane terminait sa conférence en évoquant la crise que subit l’Eglise aujourd’hui. Il citait une lettre de J. Ousset en 1964, qui répondait à un chrétien révolté devant (déjà…) la situation de l’Eglise : « Vous êtes en colère, vous dites avoir perdu la Foi. (…) Vous me faites penser à un soldat qui aurait abandonné sa mission. (…) Pensez-vous que le Maître n’ait pas souffert et que l’Eglise n’ait pas à souffrir ? » (…) Que faire ? Ce que firent Véronique et le Cyrénéen : ne pas avoir peur, avancer (…). Ajoutons avec Bernanos qu’ «on ne réforme l’Eglise qu’en souffrant pour elle et que l’Eglise n’a pas besoin de réformateurs mais de saints ». Merci à D. Stéphane pour cet enseignement qui affermit notre Foi !